Un homme sans rêve

Écrire un bouquin de 50 000 mots en un mois, c’était le défi que je m’étais fixé en novembre 2014. Ces mots, je ne les ai jamais publiés nulle part. Ils étaient pourtant là, couchés sur de multiples octets, ces 50 000 mots et le défi du NaNoWriMo relevé. Mais l’excitation redescendue, les deux pieds à nouveau sur Terre, il fallait se rendre à l’évidence : ce n’était vraiment pas terrible. Des fautes, des incohérences, des dialogues pourris, des éléments de l’intrigue avec lesquels je n’étais pas à l’aise… et même une intrigue pas intrigante pour un sou !

Pourtant, au milieu de tout ça il y avait forcément moyen de sauver quelques meubles. En 50 000 mots, il y a forcément des fulgurances, des choses qui fonctionnent mieux que d’autres, un ensemble de mots et de phrases qui « sonnent » bien. C’est en mars 2016 que je relus l’histoire d’Asmara, avec beaucoup de recul et que je reprenais un certain plaisir à me plonger dans un univers que j’avais créé (hey ! C’est pas rien non plus). Un chapitre en particulier (le dernier écrit) retint mon attention : il y avait matière à en tirer une mini-nouvelle.

Quelques relectures et corrections plus tard, elle était prête. Cela m’avait pris seulement 9 jours à retravailler ce court texte, mais il me fallut deux ans de plus pour trouver le courage de le publier. Alors voilà, je pose tout ça là, ignorant si ma nouvelle sera lue ou non. Pour moi il s’agit surtout de mener un peu plus loin ce que j’ai entamé il y a 3 ans et demi avec le NaNoWriMo, bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’en dévoiler plus sur Asmara.

La nouvelle se nomme Un homme sans rêve et est placée sous licence CC BY.

Ce chapitre/nouvelle est en fait une réinterprétation d’un chapitre de 1984 de Georges Orwell, toute ressemblance n’est absolument pas fortuite. Le défi lors de cette réécriture était surtout de travailler les dialogues et l’évolution psychologique du personnage. Comme la nouvelle s’inscrit dans un contexte plus global, il subsiste des références au reste de l’histoire que vous ne saisirez probablement pas. J’ai décidé de les conserver pour me laisser des pistes à explorer de nouveau lorsque je souhaiterai me replonger dans Asmara.

Je vous souhaite une bonne lecture !

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Publié par Marien Fressinaud : 92