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Firefox Download Day : record de stupidité 

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Dommage que totalement crétin(s) soit fermé car on atteint des sommets. Le buzz du moment c'est le grand concours pour savoir si les admins sys Mozilla sont compétents. Il faut absolument que l'on m'explique son intérêt car j'ai du mal à comprendre ce que ça peut apporter.

Qui a la plus grosse ?

Je n'ai toujours pas compris le but de l'opération à part créer un peu de buzz autour de la sortie qui s'annonçait déjà terrible pour les serveurs de la MoFo (et leurs miroirs). De mémoire il y a toujours eu saturation des serveurs à ce moment là, ce qui est compréhensible mais de là à l'encourager, je comprends pas vraiment que l'on puisse cautionner ça. D'autant plus lorsque l'on sait que les miroir sont généralement fournis gracieusement (de ce que j'en sais).

« Établir un nouveau record du monde », alors déjà puisqu'il est nouveau, autant dire qu'il sera établi, quel que soit le nombre de téléchargement final. Tiens et d'ailleurs parlons-en de ce nombre, il est tout simplement impossible de comptabiliser le nombre de téléchargements. C'est un peu comme de déterminer le trafic d'un site vu de l'extérieur, en pire puisque la charge va être distribuée sur chaque miroir et je doute que le comité d'attribution des records ait accès à tout ces logs. Du coup ce record sera invalide par définition.

Et puis après, une fois que Firefox est dans le Guinness ? Qu'est-ce que ça apporte ? Concourir lorsqu'il n'y a personne en face c'est un peu dommage, ne serait-ce pas tout simplement un aveu d'impuissance, se rabattre sur le nombre de téléchargement car on n'arrive pas à faire progresser le nombre d'utilisateurs ? C'est vraiment un atout marketing de pouvoir dire que c'est le logiciel le plus téléchargé au monde ?

Le pire dans ce petit concours c'est peut-être la carte (en flash !) qui permet de se tirer la bourre entre pays, que c'est bon un peu de chauvinisme, j'ai cru un instant qu'un logiciel conçu par des développeurs du monde entier allait rapprocher un peu les peuples, loupé :-).

A-t-on pensé à la sécurité ?

Puisque le but annoncé est de faire tomber les serveurs de Mozilla, il va falloir s'attendre à voir fleurir les miroirs un peu partout, pas forcément sous le contrôle de personnes bienveillantes. Ça pose bien évidemment un énorme problème de sécurité puisqu'il suffit de récupérer les sources actuelles, d'introduire quelques lignes de code, d'uploader sur un serveur (voire plus simple, sur emule) et de faire assez de promo le jour J pour qu'il y ait des personnes qui téléchargent cette version corrompue.

Imaginez l'impact en terme d'image sur le navigateur... sur les logiciels libres... imaginez que vous aillez conseillé à des amis de télécharger cette nouvelle version...

Fausse bonne idée ?

Que ce soit clair, je suis convaincu que Firefox 3 est le meilleur navigateur actuel (en tout cas pour mon utilisation) mais je ne risque pas d'encourager de nouveaux utilisateurs potentiels à tenter le téléchargement de cette version le jour J car c'est se tirer une balle dans le pied !

Du coup ça reste encore une fois une petite action entre geeks, qui arrivera à faire le plus bel oneliner pour faire du wget threadé sur 24h. C'est exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Et non la « blogosphère », aussi importante soit-elle dans votre vie, n'a aucune influence sur les millions de gens qui n'ont aucune idée de ce qu'est un blog.

La cible de Firefox ce n'est plus le geek, il l'utilise déjà. C'est celui qui ne sait pas ce qu'est un navigateur, qui éteint son ordinateur lorsqu'il a consulté ses mails de la journée, celui qui n'a jamais entendu parlé de Twitter ou Facebook. Celui qui n'a pas forcément besoin d'un meilleur navigateur.

La promotion du libre est un travail de fourmi quotidien, cette cible a besoin qu'on lui prenne la main, qu'on l'aide lors de cette phase de rééducation. Pas d'un record.

Penser globalement, agir localement.

-- René Dubos

Un conseil pour la com' Mozilla : arrêtez de lancer des opérations qui n'ont aucun sens et remballez vos packs de lessive au passage. Continuez à faire ce que vous savez bien faire, la croissance utile suivra, celle du plaisir des utilisateurs.

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★ Mieux que gratuit : le business model réinventé 

Voici une traduction d'un texte pointé par Karl intitulé Better than free et écrit par Kevin Kelly. Je trouve la réflexion très intéressante et arrivant à point nommé dans ma réflexion sur le financement des applications web libres. Je vous laisse lire et on en parle ensuite.

L'Internet est une machine à copier. À son niveau le plus bas, il copie chaque action, chaque caractère, chaque pensée que nous faisons lorsque nous surfons dessus. Lorsque vous envoyez un message d'un bout à l'autre de l'internet, les protocoles de communication exigent la copie complète du message en de nombreux points. Les entreprises dans les TIC font beaucoup d'argent en vendant des infrastructures facilitant cette copie incessante. Chaque bit de donnée jamais produit sur un ordinateur est copié quelque part. L'économie digitale surfe sur une vague de copies. Contrairement aux copies issues des productions de masse, ces copies ne sont pas juste bon marché, elles sont gratuites.

Notre réseau de communication numérique a été conçu de façon à ce que le flux de copies circule avec le moins de frictions possibles. En fait, les copies circulent si librement que l'on pourrait considérer internet comme un système super-distribué dans lequel dès qu'une copie est introduite, elle est copiée incessamment au sein du réseau, un peu comme l'électricité dans un composant supraconducteur. Nous en avons des preuves dans la vie réelle. Lorsque n'importe quoi qui puisse être copié est mis en contact avec internet, ça va être copié, et ces copies ne vont jamais disparaître. Même un simple d'esprit sait que vous ne pouvez pas l'effacer une fois que c'est sur internet.

Les autoroutes physiques de l'information ?

Ce système de super-distribution est devenu le fondement de notre économie et de la richesse. La réplication instantanée des données, des idées et des media est la clé de voûte de tous les secteurs majeurs de notre économie, en particulier ceux impliqués dans l'exportation : ces industries dans lesquelles les États-Unis ont un avantage concurrentiel. Notre richesse est fondée sur un très grand appareil qui copie aléatoirement et constamment.

Pourtant, l'âge précédent de cette économie était consacré à la vente de précieuses copies, la libre circulation de copies gratuites tend donc à renverser l'ordre précédemment établi. Si la reproduction de nos meilleurs efforts est gratuite, comment pouvons-nous continuer ? Pour dire les choses plus simplement : comment peut-on faire de l'argent en vendant des copies gratuites ?

J'ai une réponse. La façon la plus simple que j'ai de l'exprimer est la suivante :

Lorsque les copies sont très nombreuses, elles perdent leur valeur. Lorsque les copies sont surabondantes, les choses qui ne peuvent être copiées deviennent rares et précieuses.

Lorsque les copies sont gratuites, vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées.

Soit, qu'est-ce qui ne peut être copié ?

Il y a un certain nombre de qualité qui ne peuvent être copiées. Prenons « la confiance ». La confiance ne peut être copiée. Vous ne pouvez pas l'acheter. La confiance doit être gagnée, au fil du temps. Elle ne peut pas être téléchargée. Ou falsifiée. Ou contrefaite (du moins pour l'instant). Toutes choses égales par ailleurs, vous préférerez toujours traiter avec quelqu'un en qui vous avez confiance. La confiance est donc un élément immatériel qui a de plus en plus de valeur dans un monde saturé de copies.

Il y a de nombreuses autres qualités similaires à la confiance qui sont difficiles à copier, et prennent donc de la valeur dans ce monde en réseau. Je pense que la meilleure manière de les appréhender n'est pas de les voir avec l'œil du producteur, fabricant ou créateur mais via les yeux de l'utilisateur. On peut commencer avec une simple question à un utilisateur : pourquoi serions-nous prêts à payer pour quelque chose que nous pourrions obtenir gratuitement ? Lorsque quelqu'un achète une version de quelque chose qu'il aurait pu avoir gratuitement, qu'achète-t-il ?

D'après mon étude de l'économie de réseau, je vois à peu près 8 catégories de valeurs immatérielles que nous achetons lorsque nous payons quelque chose que nous aurions pu obtenir gratuitement.

En réalité, ce sont 8 choses qui sont mieux que gratuit. 8 valeurs incopiables. Appellons-les « génératrices ». Une valeur génératrice est une qualité ou un attribut qui doit être généré, cultivé, entretenu. Une génératrice ne peut être copiée, clonée, contrefaite ou reproduite. Elle est unique, à un endroit donné, à un instant t. Dans le domaine numérique, les qualités génératrices ajoutent de la valeur aux copies gratuites et sont donc quelque chose pouvant être vendu.

Huit génératrices meilleures que gratuit

Immédiateté

Tôt ou tard, vous pouvez trouver une copie gratuite de ce que vous voulez, mais avoir une copie envoyée dans votre boite de réception au moment de la sortie - ou même mieux, de la production - de la part des créateurs est un avantage indéniable. Beaucoup de gens vont au cinéma le jour de la sortie pour voir un film qu'ils vont payer au prix fort alors qu'ils pourraient l'obtenir ensuite gratuitement, ou presque, en le louant ou en le téléchargeant. Les livres reliés sont achetés pour leur immédiateté, déguisée en une reliure. Les premières versions requièrent bien souvent un prix plus important pour le même bien. Étant une qualité vendable, l'immédiateté a de nombreux niveaux, incluant l'accès à des versions beta. Les fans font partie intégrante du processus génératif lui-même. Les versions beta sont souvent dévaluées car elles sont incomplètes, mais elles possèdent aussi des qualités génératrices qui peuvent être vendues. L'immédiateté est relative, c'est pourquoi elle est génératrice. Elle doit correspondre au produit et au public. Un blog n'a pas la même perception du temps qu'un film ou une voiture. Mais l'immédiateté peut être retrouvée dans tous les médias.

Personnalisation

Une version générique de l'enregistrement d'un concert peut être gratuite, mais si vous souhaitez une copie qui a été modifiée pour rendre un son parfait pour votre salon - comme si vous y étiez - vous seriez certainement prêt à payer beaucoup. La copie gratuite d'un livre peut être personnalisée par l'éditeur pour coïncider avec votre connaissance de l'œuvre. Un film gratuit que vous avez acheté peut être paramétré pour ne diffuser que ce que vous souhaitez voir (pas de violence, pas d'injures). L'aspirine est gratuite, mais l'aspirine adaptée à votre ADN est très coûteuse. Bien sûr, la personnalisation requiert une communication constante entre le créateur et le consommateur, l'artiste et ses fans, le producteur et l'utilisateur. C'est très génératif car c'est itératif et ça prend du temps. Vous ne pouvez pas copier la personnalisation issue d'une relation. Les marketeux l'appellent « stickiness » car elle signifie que les deux côtés de la relations sont liés (investis) dans cet atout génératif, et seront réticents à repartir de zéro.

Interprétation

Comme le dit la bonne vieille blague : logiciel = gratuit, manuel = 10 000 €. Mais ce n'est pas une blague. Certaines entreprises, comme Red Hat, Apache et d'autres gagnent leurs vies en faisant exactement ça. Ils procurent du support payant pour des logiciels libres. La copie du code, réduite à des bits, est gratuite - et ne devient utile qu'à travers le support et l'aide. Je pense qu'une bonne partie de l'information génétique va prendre cette voie. Actuellement, obtenir la copie de votre ADN est très coûteuse, mais bientôt cela ne sera plus le cas. En fait, bientôt les entreprises pharmaceutiques vont vous payer pour avoir votre séquence de gènes. La copie de votre séquence va donc devenir gratuite, mais l'interprétation de ce qu'elle signifie, ce que vous pouvez faire avec, et comment l'utiliser - le manuel de vos gènes finalement - sera coûteux.

Authenticité

Vous allez pouvoir récupérer un logiciel gratuitement, mais même si vous n'avez pas besoin du manuel, vous voudrez être certain qu'il est exempt de bugs, fiable et certifié. Vous allez payer pour l'authenticité. Il y a presque un nombre infini de variantes autour de Fatals Arlésiens, mais l'achat d'une version authentique du groupe lui-même vous garantira l'obtention de celui que vous désiriez. Ou que c'était effectivement réalisé par les Fatals. Les artistes ont fait face à ce problème depuis longtemps. Les reproductions graphiques comme les photographies et les lithographies possèdent souvent avec le sceau d'authenticité de l'artiste une signature pour augmenter la valeur de la copie. Les filigranes numériques et autres technologies de signature ne marcheront pas en tant que protection anti-copies (je vous rappelle que les copies sont sur un composant supraconducteur) mais ils peuvent servir de qualité génératrice d'authenticité pour ceux qui accordent de l'importance à ça.

Accessibilité

L'appartenance pose problème. Vous voulez garder les choses clean, à jour, et dans le cas du numérique, sauvegardées. Et dans ce monde mobile, vous devez le transporter avec vous. Beaucoup de gens, moi inclus, seraient heureux de déléguer ces « possessions » à d'autres. Nous paieront Truc Digital Warehouse pour nous donner accès à n'importe quel morceau de musique dans le monde, quand et où nous le souhaitons, de même que n'importe quel film ou photo (de nous ou d'autres photographes). Idem pour les livres et les blogs. Truc sauvegarde le tout, paye les créateurs, et concrétise nos désirs. On peut en profiter sur nos téléphones, PDA, portables, grands écrans, d'où l'on veut. Une bonne partie de ce matériel devenant disponible gratuitement, notre souhait de vouloir le sauvegarder, le modifier, l'organiser, deviendra de plus en plus désuet.

Incarnation

Intrinsèquement, une copie digitale est immatérielle. Vous pouvez prendre une copie gratuite d'une œuvre et la projeter sur un écran. Mais peut-être souhaitez-vous l'observer en haute résolution sur un immense écran ? Peut-être en 3D ? Les pdf c'est bien mais il est parfois bon d'avoir les mêmes mots imprimés sur un papier blanc cotonneux, relié de cuir. Ça sent si bon. Pourquoi ne pas jouer à votre jeu (gratuit) préféré avec 35 acolytes dans la même pièce ? Une meilleure incarnation n'a pas de limites. Bien sûr, la haute résolution d'aujourd'hui peut se retrouver demain dans votre salon, mais il y aura toujours la dernière technologie non accessible au grand public. Projection laser, écran holographique, le holo-bureau lui même ! Et rien ne donne plus d'âme à la musique qu'une performance live, avec de vrais corps. La musique est gratuite, la performance humaine coûte cher. Cette formule est rapidement devenue le quotidien non seulement des musiciens, mais aussi des auteurs. Le livre est gratuit, la conférence à son sujet est onéreuse.

Mécénat

Je suis convaincu que l'audience souhaite payer les créateurs. Les fans veulent récompenser les artistes, musiciens, auteurs et autres à la hauteur de leur appréciation car ça leur permet de maintenir un lien. Mais ils ne vont payer que si c'est très facile à faire, d'un montant raisonnable et en étant sûr que l'argent ira directement aux créateurs. L'expérience récente très médiatisée de Radiohead laissant les fans payer ce qu'ils souhaitent pour une copie gratuite est une excellente illustration de la puissance du mécénat. Le lien immatériel et insaisissable entre ce que les fans apprécient et l'artiste vaut quelque chose. Dans le cas de Radiohead, il valait environ 5$ par téléchargement. Il existe de nombreux autres exemples pour lesquels l'audience est prête à payer pour ce qu'elle apprécie.

Trouvabilité

Alors que les autres génératrices résident dans les œuvres digitales, la trouvabilité est un atout qui se positionne à un niveau supérieur d'agrégation. Un prix descendu à zéro n'aide pas à attirer l'attention sur un travail et peu même parfois lui être préjudiciable. Mais quel que soit son prix, une œuvre n'a aucune valeur si elle n'est pas visible, les chefs-d'œuvres perdus n'ont plus aucun intérêt. Lorsqu'il y a des millions de livres, des millions de morceaux, des millions de films, des millions d'applications, des millions de choses qui requièrent votre attention - et la plupart gratuites - être trouvé a de la valeur.

Les agrégateurs géants comme Amazon et Netflix génèrent du profit en partie en aidant leur public à trouver les œuvres qu'ils aiment. Ils rendent accessible le bénéfique phénomène de la « longue traîne », que nous connaissons tous, connectant un public de niche à une production de niche. Malheureusement, la longue traîne n'est intéressante que pour ces agrégateurs géants et ceux de tailles plus modestes comme les éditeurs, les studios, et les labels (ÉSL). Elle ne profite guère aux créateurs eux-mêmes. Mais puisque la trouvabilité ne peut être appliquée qu'au niveau des systèmes, les créateurs ont besoin de ces agrégateurs. C'est la raison pour laquelle les éditeurs, studios et labels (ÉSL) ne disparaîtront jamais. Ils ne sont pas nécessaires pour la distribution des copies (la machine Internet s'occupe de ça). Au contraire, les ÉSL sont nécessaires pour la distribution de l'attention des utilisateurs vers les œuvres. À partir de l'océan des possibilités, les ÉSL trouvent, enrichissent et affinent le travail des créateurs pour lesquels ils pensent que les fans vont être prêts à établir un lien. Les autres intermédiaires comme les critiques et les commentateurs permettent aussi de canaliser l'attention. Les fans font confiance à ces paramètres croisés de recherche pour trouver les œuvres de valeurs à travers ces nuées produites. Il y a de l'argent à se faire (indirectement pour les créatifs) en trouvant les talents. Pendant de nombreuses années, la publication papier TV Guide a fait plus d'argent que les 3 plus grands réseaux TV réunis vers lesquels elle « guidait ». Le magazine orientait les téléspectateurs vers le meilleur de la semaine sur le petit écran. Meilleur, il est important de le rappeler, qui était gratuit pour les téléspectateurs. Il y a peu de doutes qu'en dehors des méga-agrégateurs, dans un monde de gratuité, les ÉSL vont faire de l'argent en vendant de la trouvabilité - en plus des autres qualités génératrices.

Ces 8 qualités requièrent de nouvelles compétences. La réussite dans le monde de la libre copie ne dérive pas des compétences acquises dans la distribution puisque la grande machine à copier s'en occupe. Ni les compétences juridiques entourant la propriété intellectuelle et le droit d'auteur qui ne sont plus vraiment utiles. Au contraire, ces 8 nouvelles génératrices demandent une compréhension de la façon dont l'abondance engendre un nouvel état d'esprit, comment la générosité peut devenir un business model, à quel point il est devenu indispensable de cultiver des qualités qui ne peuvent être reproduites en un clic de souris.

En bref, dans cette économie de réseau, l'argent est décorrélé du nombre de copies. Il suit la voie de l'attention, et l'attention a ses propres mécaniques.

Les lecteurs attentifs noteront une absence. Je n'ai pas parlé de la publicité. Les annonces sont largement considérées comme la solution, presque la seule solution, au paradoxe de la gratuité. La plupart des solutions suggérées que j'ai vu tendant à aller vers la gratuité incluent la publicité à un niveau ou un autre. Je pense que les publicités ne sont qu'une des voies de l'attention, et à long terme, ne seront à l'origine que d'une partie de la nouvelle rémunération associée à une copie gratuite.

Mais c'est une autre histoire.

Bien plus que la publicité bête et méchante, ces huit génératrices fournissent de la valeur aux copies gratuites omniprésentes, ce qui permet d'ajouter de la pertinence à la publicité. Ces génératrices s'appliquent à toutes les copies digitales, mais aussi à toute sorte de copies dont le coût s'approche de zéro (voir mon billet Technology Wants to Be Free). La constatation est la même dans les industries où les coûts de réplication sont proches de zéro, ils se comportent alors comme pour ces copies gratuites. La cartographie a atteint ce seuil. La génétique ne va pas tarder à y arriver. Les gadgets et les petits appareils (comme les téléphones portables) empruntent doucement cette voie. La pharmaceutique y sont déjà, mais ne veulent pas le faire savoir. Ça ne coûte rien de produire une pilule. On paye les médicaments pour l'authenticité et l'immédiateté. Un jour on paiera pour la personnalisation.

Maintenir ces génératrices demande bien davantage de travail que de reproduire des exemplaires dans une usine. Il reste encore beaucoup à apprendre. Beaucoup de choses à comprendre. Écrivez-moi si c'est votre cas.

RdT : exemple des applications web libres

Prenons totalement au hasard, ma killer app pour le web sémantique. Si l'on considère cette application comme étant gratuite, comment réussir à la monétiser ?

  • Immédiateté : pour une application web, cela consiste en une garantie de service (hébergeur sérieux, réactivité, etc), liée à l'accessibilité ;
  • Personnalisation : la gestion sémantique des individus et de leurs relations au sein d'un intranet requiert quelques adaptations coûteuses par exemple ;
  • Interprétation : une formation payante des futurs utilisateurs aux enjeux de son identité en ligne peut être envisagée, il en va de même pour le support ;
  • Authenticité : l'assurance de l'identité d'une personne via croisement avec un tiers de confiance (État, banque, etc) est ce qui manque au web actuel (comptes pro ?);
  • Accessibilité : l'objectif est de pouvoir l'installer sur son propre serveur mais rien n'empêche d'héberger le service et de créer des comptes payants pour les personnes ne souhaitant pas mettre les mains dans le cambouis ;
  • Incarnation : pour une application web, on peut aujourd'hui associer cette génératrice à la communauté qui l'anime (comptes pro ?) ;
  • Mécénat : je suis moi aussi persuadé qu'une rémunération basée sur le don est jouable si elle est bien présentée/sincère et si le service propose une réelle valeur ajoutée ;
  • Trouvabilité : certaines requêtes complexes/non standards sont envisageables et monétisables.

En suivant les 8 génératrices, on arrive assez facilement à dégager un business model intéressant à partir d'un produit gratuit. J'espère qu'il y a là de quoi rassurer Guillaume et Greg, gratuit ne signifie pas forcément publicité...

Je ne suis pas sûr que cela soit sexy du point de vue d'un investisseur mais c'est on ne peut plus motivant quand on est un geek :-).

[edit] : ce texte a initié une discussion sur le forum de Dogmazik.

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Mozilla Weave : la libération des données utilisateurs par Mozilla 

La nouvelle est tellement énorme qu'il est dommage de l'annoncer en ces périodes de fêtes mais ça fait un sacré cadeau de la part de Mozilla : Weave, le framework pour vos données, vient de sortir en version beta. Essayons de décrypter les applications possibles.

Ce billet fait partie des réponses apportées à la question : Quel avenir pour les applications web libres ?

Principes

J'avais évoqué la possibilité d'avoir recours à un organisme de confiance comme le W3C dans mon précédent billet sur GWeb mais il est vrai que Mozilla Corp. pourrait entrer dans ce cadre là.

Les principes sont les suivants :

  • proposer un ensemble de services en ligne optionnels hébergés par Mozilla
  • s'assurer de la simplicité de création de services par le biais d'outils libres basés sur des standards ouverts
  • proposer aux utilisateurs un contrôle total et un paramétrage de leur expérience en ligne, intégrant la façon dont leurs données doivent être partagées avec leur famille, leurs amis, et les services tiers.
  • respecter la vie privée des individus (par exemple le chiffrage au niveau du client par défaut avec la possibilité de déléguer ces droits d'accès)
  • utiliser les standards ouverts et en proposer de nouveaux si nécessaire
  • bâtir une architecture extensible comme Firefox

Plutôt ambitieux mais tellement encourageant.

Exemples d'application

Concrètement, il n'y a pas grand chose pour le moment et c'est bien sûr centré sur les produits Mozilla mais c'est très prometteur. Le meilleur exemple est celui de la synchronisation des favoris de Firefox. Vous pouvez utiliser Foxmarks ou Browser Sync bien sûr mais vous ne savez pas ce qui est fait de vos données personnelles. Mozilla va plus loin au niveau de l'utilisation de ces données. Vous pouvez par exemple facilement créer un outil qui récupère les favoris d'un des dossiers et les ajoute automatiquement à votre compte Blogmarks ou les publie sur votre blog ou fait une sauvegarde locale car la pérennité des favoris est un problème ou récupérer tous les liens qui sont dans un dossier particulier de mes amis pour faire une veille technologique (ou intelligence économique) plus pertinente et collaborative.

Pour résumer, seule votre imagination est limitante à ce niveau si c'est bien fait.

Schéma de Mozilla Weave

Mais pourquoi se limiter ? L'idée de pouvoir stocker des métadonnées utilisateur dans le « nuage » et de les rendre accessibles selon le choix de l'utilisateur de façon granulaire ouvre clairement la porte aux applications tierces qui vont pouvoir proposer des services innovants. Et c'est là tout l'intérêt de ce nouveau framework qui s'approche énormément de mon rêve de geek : vos données sont stockées de manière sûre et les applications tierces y accèdent via oAuth lorsque vous le décidez. En fait tous les standards ouverts pourraient être utilisés par ce framework, c'est vraiment motivant !

Vraiment libre ?

La question posée par Matt, un lecteur de Read/Write Web est pertinente :

Big brother is going to want that data. What is Mozilla going to do when he comes knocking? (Big Brother va vouloir ces données, que va faire Mozilla lorsqu'il viendra frapper à la porte ?)

Le risque est là. Peut-on faire confiance à Mozilla ? La question reste ouverte. Ce que j'en pense c'est que ça restera toujours mieux que Google et surtout j'espère que ceux qui sont en train de réfléchir à ça essayent d'imaginer une gestion décentralisée de ces données. Si le code de la plateforme est libéré, il deviendra facile de l'installer sur son propre serveur... ça ouvre des perspectives très intéressantes. Merci Mozilla :-).

PS : et joyeux noël à tous !

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GWeb, peut-on encore rêver d'un web libre ? 

Contrairement à No', je ne crois pas trop en l'avenir de SafeBook. Google est bien trop intelligent pour se laisser devancer dans ce domaine, la stratégie n'est pas de l'incorporer mais de le supplanter (et de mettre une petite tape affective à Microsoft au passage, pas trop difficile la maison de retraite ?). Pour cela, ils disposent des outils idéaux pour produire leur propre Google Giant Global Graph, ouvert dans la mesure ou vous pourrez interagir avec grâce à Google OpenSocial, hum.

Ce billet fait partie des réponses apportées à la question : Quel avenir pour les applications web libres ?

GLife

Je ne vais pas jouer aux prédictions, Karl l'avait déjà fait en 2005 et enGooglés vous permet d'aller encore plus loin. Prenons du concret et ça tombe bien car j'ai un exemple pertinent sous le coude. J'ai été contacté durant mes vacances au Canada par Google dans le cadre d'un emploi. Alors bien sûr ça flatte l'ego (en tout cas bien plus que ces classements qui ne me ramènent que du spam 2.0) mais passé le moment d'euphorie, il y a la dure réalité : ils savent déjà tout sur moi. Franchement être DRH de Google ça doit être le pied, imaginez le nombre de questions auxquelles vous pouvez immédiatement répondre :

  • Qu'est-ce qu'il cherche ? (Google)
  • Qu'est-ce qu'il lit ? (GReader + GAds + extension PageRank Status + extension GBrowser Sync)
  • Avec qui est-ce qu'il est en contact ? (GMail)
  • Où va-t-il ? (GMaps)
  • Que dit-il via messagerie instantanée ? (GTalk)
  • Comment organise-t-il ses journées ? (GCalendar)
  • Que code-t-il ? (GCode)
  • Sur quels projets est-il actif ? (Groups)
  • Quelle est son activité ? son parcours ? sa vie ? (G*)

Et oui ça fait sourire lorsqu'on l'évoque mais en passant à du concret, ici un emploi, je vous assure qu'on se met à y réfléchir sérieusement. On a déjà atteint un seuil où Google is watching you! quotidiennement. Tiens je vais chercher le salaire des employés de Google... mmh non mauvaise idée.

Bon finalement j'avais déjà pris ma décision donc ça ne m'intéressait pas mais le processus de recrutement est intéressant.</parenthèse personnelle>

Et le pire c'est que cela ne s'arrête pas en si bon chemin... il manque la géolocalisation mais ils travaillent activement dessus ainsi que ce que vous faites lorsque vous n'êtes pas dans la GSphere et là aussi ça va arriver, un peu à couvert cette fois-ci.

En plus, leurs produits sont bien conçus aussi bien du point de vue ergonomique (difficile par exemple de repasser à un client lourd, même avec l'IMAP, lorsqu'on s'est habitué à l'interface de GMail) que technique (GData, basé sur AtomPub, est franchement sexy pour un geek) ce qui peut paraître évident lorsqu'on sait qu'ils recrutent quand même de sacrés pointures... c'est là tout leur génie : passer pour des gentils aussi bien auprès du grand public que des geeks.

define:liberté

Aucune définition de liberté n'a été trouvée.

Dans ce contexte, est-ce qu'on se prépare à un GFuture ? (et/ou YFuture, j'ai pris l'exemple de Google mais Yahoo! n'est pas très loin). J'ai bien peur que oui si on ne trouve pas rapidement une solution alternative à de telles positions monopolistiques... essayons de voir ensemble les différentes libertés nécessaires :

Liberté des données

Le véritable objectif est là : disposer d'applications web permettant d'avoir le contrôle de ses données, aussi bien en termes de portabilité que de confidentialité. Pour ça je vous renvoie à un billet précédent comportant notamment la Déclaration des droits de l'utilisateur du Web Social, un titre bien pompeux pour en arriver à un débat où chacun essaye de tirer la couverture à soi ce qui est logique mais un peu dommage. Enfin bon ça progresse quand même, doucement.

Liberté du code

Les Logiciels Libres ont ouvert la voie, on peut faire énormément de choses en mutualisant la main-d'œuvre et on finit même par y gagner en qualité grâce aux nombreuses revues de code. C'est un système qui commence à être rodé et qui a montré sa force au fil des années. Que demande le peuple ? Bon ok du pain, on verra ça plus tard.

Liberté du dépôt

C'est bien beau d'avoir des données libres orchestrées par du code libre mais si un seul hébergeur contient toutes ces données il va vite trouver un moyen d'en tirer profit... comment faire de ce côté là ? Je n'ai pas vraiment de solution, il y a bien les hébergeurs associatifs mais est-ce suffisant ? Peut-être est-ce à l'état de prendre en compte cette partie ? Je suis assez dubitatif sur ce point, le décalage entre les dirigeants de l'état et le peuple étant renforcé en ce qui concerne les nouvelles technologies. On pourrait alors aussi se tourner vers le W3C mais ce n'est pas non plus fait pour. Problématique épineuse.

Liberté de l'utilisateur

Il y a deux notions critiques à ce niveau : la confidentialité des données et les relations entre personnes. Jusqu'à présent, toutes les applications que j'ai pu tester n'ont pas réussi à résoudre cette problématique élégamment en conciliant simplicité de définition et flexibilité suffisante. Ces notions sont très complexes et c'est un véritable défi à chaque nouvelle application, les relations humaines sont ainsi faites et il va falloir adapter l'outil informatique à cette spécificité.

Un rêve ?

Pour l'instant, oui. Nous verrons dans un prochain épisode les moyens actuels pour concrétiser celui-ci. Comme le disaient des philosophes modernes :

La route est longue mais la voie est libre...

[edit du 29/12] : lire aussi à ce sujet Google est le webOS. Le WebOS est Google.

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Bilan sur Paris Capitale du Libre 2007 

J'étais ces deux derniers jours à Paris Capitale du Libre, évènement sur lequel je m'étais pas mal impliqué puisque je faisais partie à la fois du comité de programme des conférences et des membres du jury pour décerner les Lutèces d'Or. Par ailleurs, j'organisais aussi la conférence « Les communautés du logiciel libre : fonctionnement et interactions avec le monde professionnel » donc ces journées furent plutôt riches !

Espace découverte

Relativement peu de visiteurs grand public, comme l'année passée, mais presque heureusement car les ubunteros étaient en nombre limité pour faire la promotion d'Ubuntu (normal en semaine). Du coup tout le monde y est passé, de l'hôtesse au journaliste/photographe, ils en savent maintenant un peu plus sur le libre et sur Ubuntu. Il faut dire que les démonstrations sur des écrans géant avec les effets du bureau activés ça attire tout de suite l'œil.

Vous pouvez déjà consulter quelques photos sur infos du net.

Conférence sur les Communautés

Beaucoup de stress, peu de préparation, mais au final ça s'est pas trop mal passé. La salle était presque pleine et plutôt attentive compte-tenu des questions pertinentes qui ont ensuite été posées. Peut-être un seul regret, celui de ne pas avoir assez orienté la discussion vers les interactions avec le monde professionnel mais il faut dire que le temps imparti était assez court.

Merci à Sophie (Open Office), Nicolas (Ubuntu-pro), Tristan (Mozilla Europe) et Vincent (Gnome-fr) d'avoir répondu présents et de m'avoir épaulé dans l'animation de la conférence car je suis loin d'être un animateur-né !

En bonus on s'est tous fait interviewer ensuite par RFI. Je ne sais pas si ça sera diffusé ou même si la vidéo de la conférence sera streamé mais comme pour la conférence sur Django je vous tiendrais au courant quand si ça l'est (pareil pour les photos).

Lutèces d'Or

La remise des Lutèces d'Or s'effectuait à l'Hôtel de Ville et j'ai été impressionné par un cadre pareil. La seule comparaison que je puisse faire est celle du Louvre, imaginez manger avec 300 personnes en plein milieu d'une galerie du Louvre... ambiance plutôt anachronique qui ne manquait pas de charme compte-tenu des prix remis (quelques photos chez Louis Naugès). À vue de nez, la salle comportait une moitié de politiques et l'autre de libristes convaincus, j'ai eu le plaisir de retrouver Thierry Stoehr de formats-ouverts au moment du dîner.

La remise des prix était un peu longuette mais les lauréats de qualité. Un grand bravo à Framasoft qui a besoin de vous et à VLC, deux projets qui méritent vraiment d'être soutenus.

Nos députés sous Ubuntu !

L'annonce avait été faite il y a quelques mois mais l'échéance approche maintenant à grands pas et les ordinateurs sont prêts à accueillir les 577 députés de l'Assemblée Nationale (et leur assistant(e)) dès leur premier jour de fonction donc l'objectif promis est atteint. C'est une grande nouvelle pour le Ubuntu et le libre en général car cela va par exemple leur permettre d'être sensibilisés à la problématique des brevets, des DRM, de l'interopérabilité, etc. À quand nos chers ministres ? :-)

Au final un bilan plutôt positif pour cette édition, je n'ai pas parlé des autres conférences car il était difficile d'être partout à la fois mais celle à laquelle j'ai eu l'occasion d'assister (L'économie du savoir à l'ère numérique) était d'une grande qualité, autant dans ses intervenants que dans le débat d'idées. Il est temps d'élargir la sphère du libre au domaine de l'édition et de l'art. Mais j'aurais l'occasion d'en reparler...

[edit du 18] : quelques photos de Tristan qui en parle aussi.

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Revue du portable Tecra A8 sous Ubuntu Feisty 

Alors que Dell annonçait récemment un partenariat avec Canonical pour proposer Ubuntu avec certaines de leurs machines, c'est Toshiba qui a récemment contacté Ubuntu-fr pour assurer la compatibilité d'une de leur machine avec Ubuntu. C'est une excellente initiative et je suis heureux de voir l'intérêt que peut aujourd'hui présenter une solution libre pour de tels constructeurs. C'est encourageant après le bond en arrière que viennent de subir les Logiciels Libres...

Test de Windows Vista : l'effet « Wow! »

C'était peut-être l'unique fois occasion de tester ce nouvel OS alors je n'ai hésité (d'autant qu'il fallait que je teste les fonctionnalités supportées avant de valider leur compatibilité avec Ubuntu ou non). Voila ce que j'ai pu retenir de cette « expérience » utilisateur :

  • Wow, c'est lent : 25 minutes lors du premier démarrage pour terminer l'installation de la version OEM c'est quand même pas ce qu'on fait de plus rapide... pour comparaison, c'est le temps qu'il m'a fallu pour installer ensuite Feisty ;
  • Wow, c'est compliqué : s'il y a un mot qu'ils ont définitivement enlevé de leur vocabulaire c'est simplicité, remarque ça doit bien illustrer les cours d'ergonomie. C'est simple, j'ai trouvé les caractéristiques de la bête au bout de 5 minutes ;
  • Wow, c'est bugué : les effets graphiques en sont encore au stade bêta, on dirait du beryl/compiz d'il y a 6 mois au moins ;
  • Wow, c'est puissant : après avoir téléchargé une image de la dernière version d'Ubuntu, je me suis mis en tête de la graver avec Vista. L'utilitaire par défaut ne sais pas effacer les CD réinscriptibles...

Bon je vais m'arrêter là car ce n'est pas l'objet de ce billet mais c'est assez affligeant pour ceux qui ont acheté un OS qui n'en vaut pas la peine... bref, j'ai quand même réussi à graver mon image et hop redémarrage !

Installation

Premier « soucis », le BIOS démarre sur le disque dur par défaut, il faut donc entrer via F1 dans la configuration et mettre le CD en premier. Une fois la manipulation effectuée, Ubuntu démarre sans problème avec le LiveCD. Les drivers propriétaires sont utilisés pour faire fonctionner le Wi-Fi (driver Intel) et ça marche du premier coup.

Pilote propriétaire pour le Wi-Fi du Toshiba Tecra A8

Bon après j'ai eu un peu de mal pour installer Feisty car l'utilitaire de partitionnement est à mon avis moins ergonomique que celui d'Edgy qui était beaucoup plus graphique. De toute façon, lorsqu'il s'agit de modifier une partition en ntfs, j'ai toujours eu un message d'erreur critique sans conséquence donc je pense qu'il faut encore bosser là-dessus. Ok, c'est maintenant installé en double boot avec Vista (j'ai utilisé la partition bien pratique de 40Go qui était déjà créée en parallèle de celle de Windows).

Matériel supporté

  • autonomie : 3h annoncées par l'utilitaire, je n'ai pas pris le temps de vérifier si c'était bien du réel ;
  • clavier : certaines touches comme la luminosité de l'écran ne sont pas reconnues par défaut. Par contre, d'autres comme la fonction pavé numérique ou la sourdine fonctionnent ;
  • connexion : le Wi-Fi fonctionne correctement, il faut pour cela utiliser les drivers propriétaires installés par défaut ;
  • ACPI : la veille et la veille prolongée sont opérationnelles ;
  • effets graphiques : fonctionnent parfaitement ;
  • multimédia : seule la vidéo fonctionne (lorsque les effets sont désactivés), par contre je n'ai pas réussi à sortir le moindre son, ce qui est un problème connu. Il se résout en ajoutant la ligne options snd-hda-intel model=basic au fichier /etc/modprobe.d/alsa-base (merci mat) ;
  • puissance : je n'avais aucune indication sur la machine, j'hésite entre le 181 et le 186. Il y a 1Go de ram et 80Go de disque dur, pour des caractéristiques plus complètes je vous renvoie sur le comparatif de Cnet.

Vous pourrez peut-être en apprendre plus en consultant le résultat d'un lshw.

Hardware du Toshiba Tecra A8

En bon élève, j'ai envoyé le rapport via Système > Préférences > Informations matérielles de façon à ce qu'il soit mieux supporté par la suite.

Avis personnel

La machine n'est pas excessivement puissante mais c'est bien assez pour travailler ou avoir une activité bureautique classique. Concernant le support, c'est vraiment pas mal (peut mieux faire au niveau du son). Niveau design, rien de bien extravagant, c'est du grand classique dans les tons gris/noirs. Au final, si vous avez un budget serré, ça peut être une excellente solution. Il faut maintenant militer pour que le portable puisse être vendu sans Windows (et pourquoi pas avec Ubuntu :-)).

Si vous avez d'autres questions, j'ai encore la machine pour quelques jours, n'hésitez pas.

Et n'oubliez pas : samedi, c'est Feisty Party ! (le portable y sera sûrement en démo d'ailleurs)

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Comment valoriser la communauté des Logiciels Libres auprès des professionnels ? 

« Communautaire » est un mot qui fait peur aux professionnels. Légendes urbaines ? Mauvaises expériences ? Manque de sérieux, de maturité ? Aucune pérennité ? Geeks peu recommandables ? Autant de raisons évoquées pour ne pas faire confiance aux communautés.

C'est justement pour essayer d'inverser cette tendance qui me semble infondée que j'ai décidé de participer à Paris Capitale du Libre cette année malgré les réticences passées. Bon ok, j'ai aussi été invité à le faire et je remercie l'ASS2L de m'avoir permis de donner mon avis sur l'organisation de ces deux journées.

J'ai la liberté d'organiser une conférence off (ie. moins importante mais plus sympa ;-)) et vu le public concerné à forte dominante professionnelle, il serait intéressant de sensibiliser tous ces décideurs aux avantages que peuvent apporter les communautés.

Au niveau du titre, après un brain storming d'une bonne quinzaine de minutes, je suis arrivé à ça :

Les communautés du Logiciel Libre : fonctionnement et interactions possibles avec le monde professionnel.

Si vous avez des remarques, n'hésitez pas mais faites les rapidement car la date limite de modification approche à grands pas.

La conférence se déroulera sous la forme de table ronde et il faut donc trouver plusieurs personnes susceptibles de parler de leur communauté. J'ai déjà plusieurs noms plus ou moins connus en tête mais toutes les suggestions sont les bienvenues (si vous avez une idée d'animateur de la table ronde je suis preneur aussi). Je me demande s'il ne faudrait pas aussi inviter nos confrères d'Ubuntu-pro pour évoquer les avantages et les inconvénients à représenter une entité distincte d'Ubuntu-fr.

Ensuite, au sujet des thèmes abordés, quelles sont les questions que vous vous posez au sujet des communautés ? (au niveau personnel et/ou professionnel) Quels sont les atouts à mettre en avant pour crédibiliser les communautés ? Quelles seraient les actions à mener pour se rapprocher du monde professionnel ?

PS : Il est assez frustrant de ne pas commencer à développer les thèmes auxquels je pense d'ores et déjà pour la conférence dès maintenant... pour ceux qui ne peuvent pas assister à la conférence, je ferais sûrement un résumé de ce qu'il s'y est dit ici.

PPS : Ubuntu-fr est aussi invité à animer les stands de l'espace découverte durant les deux journées, contactez-moi si vous êtes motivé.

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★ Bonne continuation Ubuntu-fr 

L'aventure Ubuntu-fr se termine pour moi, un peu plus de deux ans après qu'elle ait commencée sur ce blog. Inactif depuis quelques mois, il était grand temps que je prenne ma retraite. Petit bilan personnel.

Manque de temps

C'est la raison essentielle de ma décision, je n'arrive plus à mener à bien aucun projet et bien que j'ai pu penser le contraire à une époque : avoir une activité professionnelle laisse beaucoup moins de temps qu'être étudiant, il m'a fallu du temps pour l'accepter (profitez jeunes veinards ! ;-)). Par ailleurs, j'ai d'autres projets personnels qui vont me demander encore plus de temps et ma participation à Ubuntu-fr serait devenue illusoire.

Baisse de la motivation

La vie est faite de cycles d'intérêts et je pense être arrivé au bout de celui-là, ça se traduit d'ailleurs assez bien sur le nombre de billets consacrés à Ubuntu sur ce blog ces derniers mois. J'ai l'impression de ne plus m'intéresser autant à l'OS pour favoriser ce que l'on peut faire avec, les petites astuces de configuration ne m'intéressent plus autant qu'avant et gaspillent finalement un temps non négligeable, je dois devenir un vieux con. Toujours est-il que les réflexions de fond au sujet des logiciels libres et de l'informatique me semblent beaucoup plus importantes aujourd'hui et ne doivent pas souffrir d'œillères marrons.

Quelques déceptions

Les différents rapports avec la maison-mère n'ont jamais été au beau fixe, j'espère que la situation évoluera dans le bon sens mais il y a actuellement un manque d'intérêt ou une incompréhension ou je sais pas vraiment quoi mais ça se traduit par une inertie à faire pâlir les plus hautes cathédrales... c'est vraiment dommage car ça met assurément un coup à la motivation des personnes impliquées.

Certaines décisions internes qui ont été prises me semblent (a posteriori) être des erreurs et ça m'amène à réfléchir à la pertinence de laisser un tout petit noyau décisionnel dans une communauté. Il est difficile de juger ou de faire le procès de quoi que ce soit ici et ce serait clairement déplacé car je sais que j'en suis le principal fautif, je n'ai pas été réactif à certains moments qui étaient importants pour ubuntu-fr et je m'en excuse. Néanmoins, depuis la création de l'association, les choses vont dans le bon sens (élargissement de ce noyau) et je suis plutôt optimiste pour la suite.

Beaucoup de plaisir

Bah oui, s'il n'y avait que des contraintes j'aurais pas tenu deux ans :-).

Ce qui est intéressant dans cette aventure (pour moi), ce sont surtout les rapports humains qu'il y a en off(line) : les rencontres, les conférences, les salons. Des geeks, des débutants, des curieux autant de dialogues qui font avancer les choses, de démonstrations de la puissance des logiciels libres et de l'importance du support communautaire.

Les différents échanges par mail et par courrier sont inoubliables aussi et donnent une énergie insoupçonnée, merci ! À ce sujet, il reste des stickers que vous pouvez toujours vous en procurer contre enveloppe timbrée.

Un autre plaisir un peu différent est celui d'avoir le sentiment de contrôler totalement sa machine, ou au moins d'en comprendre certains mécanismes permettant d'être plus efficace. C'est quelque chose que je n'aurais jamais pu découvrir seul et c'est ce qui me plaît dans la philosophie d'Ubuntu, l'enrichissement mutuel.

Enfin, j'ai appris énormément. À tous les niveaux, que ce soit relationnel, technique, personnel, etc (la liste serait longue) et je tire finalement un bilan positif de cette expérience qui me permet d'appréhender certaines problématiques différemment aujourd'hui. Je parlais d'une retraite en introduction, je pense qu'il s'agit davantage d'une renaissance.

Remerciements

Il y a un billet que je garde précieusement, non pas par sa pertinence mais pour me rappeler à chaque fois que j'écris sur ce blog que je peux me tromper et qu'il est bon de prendre le temps de réfléchir avant de déclencher un cataclysme, merci Framasoft pour cette cyber-leçon d'humilité.

Merci à Yann pour avoir quelques fois mené la barque bien seul.

Merci à Ju., sans qui je n'aurais pas mon poste actuel (quand je vous disais que les logiciels libres peuvent créer des opportunités d'emploi ;-)). Même si je déprime un peu parfois, c'est une chance de pouvoir faire ce que l'on aime. Dommage que tu te soies exilé si loin...

Merci à olive pour avoir insufflé autant d'énergie à tous les évènements que nous avons co-organisé (pour être tout à fait honnête, que j'ai suppléé du mieux que j'ai pu...). À ce sujet, rendez-vous à la prochaine feystivité qui se tiendra à la Villette !

Merci enfin à tous ceux qui m'ont supporté pendant tout ce temps, je sais que c'est pas facile tous les jours.

Pour finir, un léger regret de partir au moment où ça commence à bouger un peu plus au niveau politique. Je souhaite bonne chance aux futurs intégrateurs pour expliquer les logiciels libres, les formats ouverts, les DRM et toutes ces choses palpitantes qui ne vont pas manquer d'alerter la sensibilité des députés sur les lois pour lesquelles ils ont récemment voté sans en connaître les conséquences.

Ça bouge aussi au niveau professionnel et c'est une bonne chose, le futur d'Ubuntu et son entrée dans la maison de M. Toutlemonde passe par l'entreprise, j'en reste convaincu.

Tiens, dernières questions subsidiaires (que voulez-vous, c'est difficile de décrocher enfin c'est plus pour mes successeurs) : Qu'est ce qui manque au site actuel d'ubuntu-fr ? Comment voyez vous son évolution à court, moyen et long terme ?

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Les stickers Ubuntu sont arrivés ! 

Merci à System76 qui a envoyé 1000 stickers à Ubuntu-fr. En ce qui concerne les modalités d'envoi, rien n'est encore défini, si vous habitez sur Paris ça devrait être possible facilement. Dans le cas contraire, les suggestions sont bienvenues en commentaire ou en me contactant directement. En attendant voici les photos :

Rouleaux de stickers

Rouleaux de stickers

Et puisque j'y suis, voici les quelques photos prises lors de Solutions Linux (cette année je n'ai pu faire que la nocturne car je bossais), d'après ce que j'ai pu en voir c'était un succès (pas forcément par la taille du stand, Novell était indétrônable là-dessus, mais plus par le nombre de PC sous Ubuntu sur le salon) :

Démonstration sur le stand

Discussion passionnée

Davromaniak

Atmaniak

PS : la documentation téléchargeable Ubuntu a été mise à jour en version 1.3, merci aux contributeurs !

[edit] : deux solutions sont envisageables :

  • IL N'Y A PLUS DE STICKERS, L'ENVOI DE LETTRES EST TERMINÉ.

[edit] : lettres reçues (mise à jour quotidienne) et donc envoi imminent (entre parenthèses le nombre de stickers envoyés, défaut = 5) :

  • Florian C. (20) : donné
  • Jérémie R. (8)
  • Pierre-Élie C. (5)
  • Christophe B. (5)
  • Jonathan M. (15)
  • Christophe M. (10)
  • Florent M. (10)
  • Stéphane M. (8)
  • Jérôme M. (10)
  • Charles R. (15)
  • Thomas B. (4)
  • Antoine M. (5)
  • Luc B. (5)
  • Frédéric V. (10)

Premier envoi effectué.

  • Thomas L. (25)
  • Vincent M. (25)
  • Florent B. (20)
  • Mathieu B. (5)
  • Sébastien A. (10)
  • Denis G. (20)
  • Raphaël B.-B. (20)

Deuxième envoi effectué.

  • Thomas B. (25)
  • Nolwenn R. (10)
  • Benoît S. (5)
  • Jean-François H (25)
  • Christian W. (5)

Troisième envoi effectué.

  • Anaël B. (5)
  • Jeremy G. (5)
  • Philippe S. (5)
  • Jérôme L. (5)

Quatrième envoi effectué.

  • Aurélie C. (15)
  • Fred C. (20)
  • Mathieu L. (25)

Cinquième envoi effectué.

  • Catherine M-V (15)
  • Yves D. (10)
  • Stéphane L. (15)
  • Oncon C. (10) Italia! Let me know if you receive 10 stickers, I had to put a french stamp.

Sixième envoi effectué.

  • Martin B. (40)
  • Bertrand H. (20)
  • Laurent B. (5)
  • Thomas B. (10)

Septième envoi effectué.

  • Nicolas de K. (5)
  • Frédéric T. (10)
  • Gwenhaël B. (25)
  • Jean-Philippe G. (35)
  • Yoan M. (15)
  • Frédéric V. (25)
  • Laurent J. (15)

Huitième envoi effectué.

  • Nicolas T. (5) Nouvelle-Calédonie !
  • Patricio L. (20)
  • Damien G. (10)
  • Aurélien K. (5) Poète :-)
  • Thibaut M. (15)
  • Alain V. (5)

Neuvième envoi effectué.

  • Cédric D. (5)
  • Grégory B. (10)
  • Frédéric L. (10)
  • Nicolas H. (20)
  • Juan Carlos G. (5)

Dixième envoi effectué.

  • Davide R. (5) (si vous pouviez éviter les timbres en forme de cœur pour la paix dans mon ménage ;-)
  • Gio (25) Sacré lettre !
  • Olivier M. (5)
  • Mina T. (25) Japan! Wow, let me know when you receive the letter!
  • Clément D. (25)
  • Étienne C. (5)
  • Raja B. (6)
  • Edouard C. (5)
  • Brice H. (5)
  • Julien D. (10)
  • Jérôme B. (25) Concernant les autocollants larges (troisième photo), il faut se déplacer aux install party, ils font partie du kit envoyé par Canonical et je n'en ai pas sous la main
  • Cyrille G. (20)

Onzième envoi effectué.

  • Olivier A. (5)
  • Valérie P. (10)
  • Sébastien L. (15)
  • Olivier B. (5)
  • Matthieu R.(10)
  • Gio (10)
  • Lijes B. (5)
  • Serge S. (5)

Dernier envoi effectué.

Bon pour les retardataires, ce que j'avais sous la main :

  • David Z.
  • Pierre M.
  • Marc P.
  • Frédéric L.
  • Mérire D.
  • Thomas O.
  • Nicolas C.
  • Gaël V.
  • Laurence V.
  • Michel V.

Merci pour vos lettres ! Certaines sont très touchantes ;-)

Si vous ne voulez pas passer par courrier, j'ai pour l'instant des « redistributeurs » en Belgique (merci Julius), dans le quart Sud-Ouest (merci Vincent) et dans le quart Nord-Est (merci Jean-François) de la France. Contactez-moi par mail pour que je vous mette en relation.

[edit du 27 avril] : Attention il n'y a presque plus de stickers (il doit en reste un peu moins d'une centaine) : premiers arrivés, premiers servis.

[edit du 2 mai] : IL N'Y PLUS DE STICKERS.

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★ Rêve de geek 

Et si l'avenir des Logiciels Libres passait par le développement d'applications web libres. Le train a été pris en marche concernant les systèmes d'exploitation et les applications mais les applications web en sont à leurs balbutiements. Ce serait peut-être l'occasion de commencer sur un pied d'égalité. J'étais sceptique/cynique vis-à-vis du mal nommé web 2.0 mais force est de constater que ça dure : le desktop va migrer en ligne (enfin c'est pas vraiment une idée nouvelle non plus...) et je n'ai pas envie de migrer mes données vers des solutions propriétaires en ligne. Quel intérêt d'avoir un système d'exploitation « libéré » si c'est pour utiliser Flickr ou Gmail ?

Mais alors quelle solution ?

Celle à laquelle je pense depuis quelques temps repose sur une suite d'applications web libres cohérentes mais indépendantes qui permettrait de n'utiliser que les briques dont on a réellement besoin. Imaginons un instant ce que ça pourrait donner :

  • Je me connecte via SSL sur mon interface d'administration à la netvibes qui me permet d'un seul coup d'œil d'avoir accès à l'état de la machine sur laquelle est hébergée ma suite, aux derniers commentaires à mettre en ligne, aux statistiques de mon blog, aux derniers mails reçus, aux dernières entrées dans mon agrégateur, etc.
  • Je passe en mode publication car j'ai pris des photos à Solutions Linux que je veux mettre en ligne puis faire un billet de blog s'y rapportant. Ok, au passage je mets les dernières photos de mon chat sur mon espace à accès restreint pour en faire profiter la famille.
  • Je passe en mode veille technologique et je lis mon agrégateur pour être au courant des dernières avancées et/ou trolls, je vérifie dans mon logger IRC si l'on ne m'a pas pingué.
  • Je passe en mode consultation de mes mails, on m'envoie un lien intéressant, hop il est mis dans mon service de gestion de favoris à la blogmarks.
  • Zut, en vérifiant mon gestionnaire de todo-list je me rappelle qu'il faut que je finisse ce billet de blog avant 16h.

La liste peut être interminable mais vous avez compris le principe.

Admettons qu'une telle plateforme soit développée sous licence libre, quelles sont les failles restantes ?

La sécurité bien entendu mais la communauté Open-Source a déjà prouvé à de nombreuses reprises l'avantage qu'elle avait face aux éditeurs propriétaires/closed-source. Reste la confiance que l'on peut avoir dans l'hébergeur de sa solution. Et c'est pour moi le principal frein à un tel développement. Enfin frein ou opportunité pour un hébergeur de qualité qui décide d'être innovant sur ce point là en développant cette solution quitte à ce qu'elle soit payante. Je suis prêt à payer pour accéder à une telle liberté mais aussi à la sérennité vis-à-vis de mes sauvegardes...

Car aucune garantie n'est donnée quand à la perénnité de vos données lorsque vous souscrivez à un service en ligne (seule la non-commercialisation de vos données est, parfois, assurée). Mais imaginez que blogmarks ou flickr ferme. Ce sont des années de données perdues, on se rend généralement compte de la dépendance à un service lorsqu'il disparaît. De la même façon, qu'est ce qui vous garantit que des sauvegardes régulières sont réalisées sur ces services ? Le bon sens ? Est-ce que vous en faites ? Depuis quand ? Rappelez-vous que ces services sont bien souvent gratuits... mais coûteux donc il faut parfois prendre des décisions cruciales en interne.

Du rêve à la réalité ?

Finalement, je me rend compte que ce « rêve » regroupe une grande partie des sujets abordés sur ce blog puisque ça pourrait être du développement web open-source en python à l'aide de frameworks web pour, entre autres, gagner du temps. Il ne manque plus qu'une couche de web sémantique pour rendre tous ces services décentralisés. Car l'échec des services actuels c'est aussi l'interopérabilité, les types d'API sont spécifiques et il est assez difficile de faire des bibliothèques génériques permettant d'y accéder ou de permettre la communication entre les services alors que tous les outils pour arriver à ça existent. OpenId est un bon exemple de brique permettant une identification unique, il en faut d'autres.

Reste à développer tout ça. C'est loin d'être facile et ça demande du temps, énormément de temps mais l'enjeu en vaut la chandelle pour pouvoir véritablement parler de web 2.0. Vous pensez quoi de tout ça ? Utopie ?

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