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Si vous avez le malheur de développer un projet « open source » au sein de votre entreprise alors vous courrez le risque de voir arriver une « communauté » qui peut à tout moment s’agréger autour du code source de votre logiciel et en menacer sa bonne gouvernance.
Heureusement le développeur Josh Berkus est là pour vous expliquer point par point comment faire pour être certain de ruiner et dissoudre toute velléité communautaire (au cours d’une intervention donnée il y a un mois à la Linux.Conf.au et relatée ici par Jonathan Corbet)[1].
Un article évidemment ironique (qui détourne les howto), mais qui donne à réfléchir sur les relations subtiles et complexes qui peuvent exister entre les communautés et les entreprises qui œuvrent sur un même projet.
Pas toujours facile de se comprendre en effet quand les uns disent plutôt « logiciel libre » et les autres plutôt « open source » (voire même parfois carrément « fauxopen source »).
Et puis, c’est pratique, puisqu’en on dispose ainsi de tout ce qu’il ne faut pas faire pour réussir un projet communautaire.
On notera que Josh Berkus avait la société Sun Microsystems en tête lorsqu’il a énoncé son propos (Sun soutient notamment MySQL et OpenOffice.org). Mais comme il le précise lui-même a posteriori sur son blog, cela peut s’appliquer à n’importe quelle « corporate open source » et de citer alors entre autres Red Hat, Microsoft, IBM, Cisco, SugarCRM, Novell, Compiere, Borland, Google, ou encore Apple. « Si vous avez à faire à une compagnie qui possède un projet open source, vous pouvez être sûr à 95% qu’elle suit au moins un des dix points mentionnés ci-dessous »
Et de conclure positivement sur la nécessité de cultiver l’un des mots clés les plus importants de la communauté : la confiance.
Jonathan Corbet - 18 janvier 2010 - LWN.net
(Traduction Framalang : Olivier, Daria et Don Rico)
Le réputation de Josh Berkus en tant que hacker de PostgreSQL n’est plus à faire, mais ce n’est pas sa seule compétence, puisqu’il a aussi acquis une précieuse expérience durant sa pige au « Laboratoire de Destruction des Communautés », plus connu sous le nom de Sun Microsystems. Il y a suivi « l’enseignement breveté en 10 étapes » pour apprendre à débarrasser un projet de toute ingérence de la communauté.
La présentation très dynamique qu’a donnée Josh à la Linux.Conf.au sur le sujet était la première discussion de la miniconf L’économie de l’open source ; l’audience lui a réservé un accueil chaleureux.
Si vous êtes développeur dans une grosse entreprise, vous vous rendrez rapidement compte que les communautés de développement des logiciels libres sont une plaie. Dites adieu à vos plans marketing, par exemple, car elle se chargera d’introduire le logiciel dans des pays où vous êtes absents et pour lesquels vous n’avez pas de plan. Ils flanqueront par terre vos prévisions produits en sortant des innovations non-prévues, en implémentant des fonctionnalités des années avant ce que vous aviez planifié, ou pire encore, des fonctionnalités qui devaient être réservées à la version propriétaire de votre logiciel. Les communautés de logiciels libres sont d’éternelles insatisfaites, elles n’ont de cesse de vouloir améliorer les choses. Elles ont tendance à redéfinir les relations avec vos partenaires et vos clients, et vos commerciaux ne savent plus à quel saint se vouer. Et sans arrêt elles vous dérangent : un e-mail par ci, une conférence à laquelle vous devriez assister par là, etc.
Mais heureusement, des solutions existent pour vous débarrasser de la menace que représente cette communauté. Il suffit d’appliquer une ou plusieurs des étapes suivantes.
Il a remarqué qu’en général, les entreprises n’ont pas de problème avec cette technique puisqu’elles aiment s’appuyer sur leurs propres outils. Pour les projets où la communauté n’est pas la bienvenue, il faut par exemple employer des systèmes singuliers qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Un système de contrôle de version propriétaire (NdT : version control system) est absolument obligatoire. Mieux encore, un outil de suivi des problèmes (NdT : issue tracking system) avec un nombre limité de licences, afin que tout le monde doive s’y connecter avec le même compte.
N’oubliez pas de mettre en place un site Web qui respecte la parité : 50% du temps planté, 50% du temps opérationnel. Ne pas mettre de site à disposition ne suffira pas : dans de telles situations, la communauté a la fâcheuse habitude de créer le sien. Avec un site bancal, en revanche, vous vous en prémunirez et vous assurerez que l’information restera bien cachée.
Ce cas particulier nécessite quelques étapes :
D’après Josh, un casse-pieds bien pris en main peut annihiler une communauté de plusieurs centaines de membres.
Aucune information utile ne devrait être disponible, ni pour le code, ni sur les méthodes de compilation, rien sur le processus de soumission de correctif, ni sur le processus de sortie, rien de rien. Puis, quand on demandera de l’aide, répondez « Lis la notice, bordel ! » (NdT : RTFM pour Read the fucking manual)
Pour bien commencer, vous pouvez organiser vos réunions en ligne en ne prévenant les participants que très peu de temps à l’avance. Pour que cette technique soit vraiment efficace, prévoyez ces réunions à des heures incompatibles avec le fuseau horaire commun à la plupart des membres de la communauté.
Le mieux est encore de tout faire en visioconférence : vous exclurez de fait environ un tiers de la planète pour qui elle se déroule de nuit, de plus, les gens ont un boulot, tant pis pour eux aussi. Mais le must reste encore d’organiser les réunions en personne au siège de la société.
S’impliquer dans le projet devrait rimer avec accords de participation alambiqués, contrats de licence protégeant le contenu du site Web, accords de confidentialité, marques déposées, etc. Pour ne pas faire les choses à moitié, tous ces documents devraient être modifiés en catimini à peu près tous les deux mois.
Votre meilleur candidat : quelqu’un de solitaire, quelqu’un qui n’a pas d’amis et qui n’apprécie pas vraiment les autres. Si vous n’en avez pas sous la main, prenez le membre de votre équipe qui a le plus de travail, quelqu’un avec des responsabilités en développement et en gestion, et qui travaille déjà au minimum 70 heures par semaine. Dans ce cas, il est primordial de ne pas le décharger de la moindre de ses responsabilités.
Quelqu’un qui ne maîtrise pas la technologie fera aussi l’affaire. Prenez un spécialiste de Java pour assurer la liaison dans un projet en Perl. Ou, si vraiment ces solutions ne sont pas possibles, laissez simplement la place vacante pendant des mois.
Les entreprises réfractaires aux communautés devraient, d’après Josh, s’inspirer des Nations Unies et créer des processus longs et complexes. Personne ne doit savoir qui prend réellement les décisions, c’est très bon pour transformer les contributeurs en éléments nocifs. Il va de soi que les règles devraient être immuables ou presque.
Les membres de la communauté étant souvent à cheval sur la question des licences, modifiez la licence et vous avez de bonnes chances de les faire fuir. Évoquer des changements de licence sans jamais vraiment rien modifier peut se révéler encore plus efficace : vous faites fuir les contributeurs actuels qui apprécient la licence choisie sans pour autant en attirer d’autres, adeptes eux de la future licence supposée.
Ce devrait être une règle (tacite évidemment) : seuls les employés peuvent avoir les droits de commit (NdT : avoir ces droits revient à avoir accès et contrôle sur le code source du dépôt officiel du logiciel). Vos réponses doivent être évasives, « problèmes légaux, on y travaille » est une bonne carte à jouer. Afin que cette mesure prenne tout son effet, choisissez un employé qui n’écrit pas de code et confiez lui l’accès au commit sur le projet.
Laissez les questions sans réponse, ne dites rien. Maîtriser cette technique peut rendre, à elle seule, toutes les autres inutiles. C’est le meilleur moyen de détruire une communauté qui existe.
En conclusion, Josh ajoute que grâce à Sun, il peut témoigner de l’efficacité de toutes ces techniques. Mais Sun est loin d’être la seule entreprise dans cette situation. Un ancien du X Consortium a avoué à Josh qu’eux aussi avaient un jour recouru à chacune de ces méthodes. Ces compétences de destruction de communauté sont monnaie courante dans l’industrie du logiciel.
Mais que faire si votre entreprise veut au contraire se bâtir une communauté ?
Il paraît évident qu’elle devrait alors s’employer à appliquer à l’inverse les méthodes énumérées ci-dessus. Mais d’après Josh, la clé de voûte du système reste la confiance. À l’instar du mariage, développer une communauté peut prendre des années, mais une seule infidélité détruira la confiance qui en constitue le socle. Ainsi, une entreprise peut perdre la moitié de sa communauté en un week-end. Pour ne pas connaître ce triste sort, il faut avoir confiance en la communauté et agir de sorte que cette confiance soit réciproque.
[1] Crédit photo : Giuseppe Bognanni (Creative Commons By)
Voilà une information qui n’a pas manqué d’attirer mon attention : Matt Asay quitte Alfresco pour prendre la fonction de COO chez Canonical. Mais qui est donc ce Matt Asay vous demandez-vous peut-être ?
Il s’agit d’un chroniqueur anglo-saxon assez connu grâce à son site The Open Road. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que ce dernier parle essentiellement de l’open source dans ces articles.
Matt Asay a un passé professionnel bien encré dans l’open source. Il a débuté sa carrière en 1990 en tant que directeur général de Lineo une société éditrice d’un OS embarqué basé sur Linux. Il quittera ensuite cette société pour intégrer Novell qu’il aidera à réaliser sa conversion vers l’open source. Plus récemment, il rentre chez l’éditeur open source d’un logiciel de gestion de contenu destiné aux entreprises : Alfresco.
Il intègre donc Ubuntu en tant que COO (chief operating officer), un poste laissé vacant lors de la décision de Mark Shuttleworth de quitter le poste de CEO (Chief executive officer) de Canonical. Poste qu’il céda à Jane Silber alors COO. Suite à ce jeu de chaise musicale, il restait donc une place vacante chez Canonical. La voici donc comblée.
Matt Asay sera en charge de la gestion opérationnelle de Canonical. Il devra donc faire coïncider les objectifs stratégiques de la société avec les activités sur le terrain, améliorer le fonctionnement de Canonical au quotidien et gérer le marketing de Canonical ainsi que les fonctions de support.
Ces prises de position, opinions sur son site montre qu’il s’agit clairement d’un passionné de l’open source et un analyste pointu du business de l’open source. J’utilise ici le terme open source car Matt Asay n’est pas et c’est le moins que l’on puisse dire, un grand fan de Richard Stallman et de l’action de la Free Software Foundation.
Une opposition marquée par des articles aux titres évocateurs comme : « Free software is dead. Long live open source » (le logiciel libre est mort. Longue vie à l’open source) ou encore « FSF promotes freedom with a closed Web site » (la FSF fait la promotion de la liberté avec un site web fermé). Article que j’avais trouvé passablement mauvais car purement polémique et relevant aussi d’une certaine ignorance (volontaire ?) des positions de Stallman notamment par rapport aux écrits d’opinions pour lesquels une licence n’autorisant pas la modification, mais la copie et la diffusion est acceptable.
Tout cela pour dire que l’arrivée de Matt Asay chez Canonical sera interprété par les adeptes du logiciel libre pur et dur comme une preuve de plus de l’orientation de moins en moins libre prise par la distribution.
Pour les pragmatiques, on rapprochera la stratégie de Canonical en direction du cloud computing avec les positions de Matt Asay sur le sujet : « Cloud computing: A natural conclusion of open source? » (Informatique dans les nuages : une conclusion naturelle pour l’open source ? ».
Pour conclure, je dirais que son arrivée cadre avec les récentes annonces de Canonical et ne marquera pas une rupture dans l’évolution actuelle de la distribution GNU/Linux phare Ubuntu.
La liste des entrées complémentaires est établie par le module d’extension YARPP.

Puisque mes quelques recherches ont généralement été infructueuses (la technique «utiliser l’outil de teinte/saturation» ne fonctionne pas dans mon cas), je me suis inspiré du commentaire de rafter dans cette discussion MetaFilter. Voici mes notes/observations personnelles, au cas où ça peut aider quelqu’un.
À la fin, pour réduire davantage la taille du fichier, on peut redimensionner l’image puis la convertir en couleurs indexées (Image > Mode > Couleurs indexées). J’aime bien utiliser 10-20 couleurs sans tramage, puis enregistrer en PNG. C’est ainsi que j’obtiens un manuscrit bien numérisé, facile à lire, et pesant moins de 200 Kio, sans l’horrible compression du JPEG.
GnoBSD, c’est un live-CD qui utilise Gnome avec OpenBSD comme système d’exploitation à la base. Plus connue pour sa version serveur et le coté limite paranoïaque de la sécurité du fondateur du projet Theo – linux c’est de la *bip* – de Raadt, c’est un projet intéressant.
Mais si on en croit distrowatch, cette idée n’a pas trop plus à certains utilisateurs d’OpenBSD.
Bref, ayant récupéré via bittorrent l’ISO 32 bits en question, j’ai lancé une machine virtuelle virtualbox.
![]() |
| GnoBSD 4.6 |
Et je dois avouer que j’ai été bluffé par le résultat. Même si les logiciels fournis ne sont pas de la dernière fraicheur – comme un Mozilla Firefox 3.0.11 – l’ensemble se lance sans trop de problèmes.
L’installateur est très simple d’accès, bien qu’en anglais. Les captures d’écran qui suivent sont suffisamment parlantes pour ne rien rajouter de plus.
L’ajout d’un utilisateur :
Et le réseau ?
Le partitionnement du disque dur :
Et l’installation proprement dite.
Une fois l’installation finie, on peut redémarrer l’OpenBSD fraichement installé, et s’atteler au morceau de choix… Avoir un Gnome en français.
Et j’avoue ne pas y être arrivé, après avoir cherché un peu partout, en vain.
J’ai bien tenté de créer un fichier /etc/profile contenant la contante LANG=fr_FR-ISO8859-1, mais rien à faire. Le Gnome en question reste désespérement en anglais.
GnoBSD est un projet intéressant, mais sans possibilité de localiser le système de manière simple, le projet restera surement embryonnaire. En tout cas, c’est un projet intéressant à suivre.
Pour mon stage de M2R que j’effectue actuellement, je dois traiter des images issues de caméras rapide, linéaire ou classique. Je regarde des gouttes qui descendent le long d’une fibre verticale ; c’est magnifique, c’est de la physique !
J’avais déjà entendu des louanges à propos de ce logiciel que l’on m’a conseillé d’utiliser : ImageJ. ImageJ est codé en Java, est multiplateforme, et appartient au domaine public. Dans la deuxième page de la documentation, les auteurs font même référence à la culture du logiciel libre en reprenant les quatre libertés de R.M.S. c’est suffisamment touchant pour que ce soir remarqué. ImageJ était développé initialement pour les gens travaillant dans le biomédical, mais son succès l’a propulsé dans d’autres sphères scientifiques comme la physique ou l’astronomie.
D’un point de vue fonctionnalités, ce logiciel permet de traiter plusieurs formats : TIFF, PNG, GIF, JPEG, BMP… et comporte de nombreuses fonctionnalités nativement (Opérations mathématiques de base, lissage, FFT, détection de contours…) Si on souhaite pousser le logiciel dans ses retranchements, on peut toujours utiliser des greffons disponibles par dizaines et écrire de petites macros afin d’automatiser des traitements récurrents. C’est ce dernier point que je vais illustrer dans cet article. Je ne vais pas vous expliquer en détail les lignes de code, mais je veux simplement vous montrer la puissance et la simplicité d’utilisation.
Je commence par le profil d’une goutte, une macro très simple, de quelques lignes, qui va vous montrer à quel point c’est facile. Avant toute chose, je vous conseille de vous procurer ce PDF de 20 pages vous donnant toutes les clefs du langage (très simple, trivial même pour les codeurs C, C++, Java…).
Comme l’indique la figure ci-dessous, à gauche, on a l’image initiale prise à l’aide d’une caméra couleur. De gauche à droite, les étapes du traitement pour obtenir le profil des gouttes sur la fibre.
L’image est d’abord convertie en 8-bits [image 2] puis on améliore le contraste (environ 1% de pixels saturées) et on supprime le fond (du moins on l’atténue) [image 3]. On ajuste (automatiquement) le seuil [image 4] ce qui nous donne une image bicolore qui peut subir une détection des frontières [image 5]. On squeletise pour ne garder que des lignes d’un pixel de largeur. La tour est joué ! Il ne reste plus qu’à mettre cela dans un script pour faciliter le traitement de masse.
Sans entrer dans les détails encore une fois, la caméra linéaire me fournit un diagramme spatio-temporel que voici :
L’objectif est de détecter la distance entre deux lignes du diagramme (distance entre deux gouttes) ainsi que de mesurer la pente de ces lignes (vitesse des gouttes). En outre, je vais ajouter la possibilité de prendre un « blanc » afin que le traitement soit meilleur (même si cela ne s’est pas avéré nécessaire dans mes tests préliminaires, ça peut se révéler utile). Ce blanc sera soustrait à l’image initiale après avoir demandé à l’utilisateur s’il possède ce blanc. Celui utilisé pour ces tests n’ayant pas été pris dans les meilleures conditions, je n’ai pas réussit à soustraire toute la partie gauche qui correspond au dispositif d’injection du liquide. Par contre, la ligne verticale du bas (récipient) a bien été supprimée comme on va le voir sur le résultat final.
On effectue quelques traitements « classiques » comme le renforcement du contraste (la nombre de pixel saturé est ici corrélé aux nombres de lignes que l’on veut distinguer…), le seuillage, la détection de contours et la squelettisation afin d’obtenir à nouveau des lignes de pixels. (La ligne verticale à droite est bien absente)
En bouclant sur une ligne horizontale, j’obtiens alors la position de ces lignes et donc la distance entre mes gouttes. La pente demande un peu plus de ruse. Il existe un outil de type « baguette magique » qui va permettre de sélectionner une ligne. Par encadrement d’un rectangle, je récupère la hauteur et la largeur de celui-ci pour en extraire la pente de la diagonale qu’est ma droite. J’effectue alors quelques manipulations d’IO (input/output : entrée/sortie) pour ranger toutes les informations dans un fichier. Le travail est fini ! A nouveau, le script est disponible ici. Des choses sont inutiles dedans, mais je les laisse à caractère informatif. Typiquement, le fichier de résultat est de la forme :
#7/1/2010-14:52
#title=00000537.bmp
#width=2000
#height=2000
#HorPosition // slopex // slopey // slope
67 14 1982 141.5714
[...]
1581 134 1639 12.2313
1970 96 1237 12.8854
Par ces deux exemples, j’espère avoir montré en quoi ImageJ permet de traiter facilement vos images pour en extraire des informations, que ce traitement est facile et automatisable sans peine. En quelques coups de clavier, je suis désormais capable de traiter rapidement un grand nombre d’images.
J’ai obtenu ces résultats après une dizaine d’heures d’utilisation, ce n’est sans doute pas parfait ni idéal, mais les résultats sont tout à fait satisfaisant avec un processus de traitement efficace et sans y passer des heures en amont. Ce logiciel libre rempli tous les critères que je pouvais me donner.

Voici une petite astuce bien pratique à connaître si vous souhaitez programmer l’arrêt de votre PC à une heure précise ou au bout d’un temps donné.
Ouvrez un terminal et recopiez la ligne de commande ci dessous en changeant hh:mm par l’heure à laquelle vous souhaitez l’extinction (14:59 dans mon exemple). Pour info vous devez utiliser le format 24 heures.
sudo shutdown -h hh:mm
Ouvrez un terminal et recopiez la ligne de commande ci dessous en changeant m par le nombre de minutes correspondant au temps durant lequel votre PC restera allumé (15 dans mon exemple).
sudo shutdown -h +m
Cette commande ne fonctionne qu’en mode super utilisateur, votre mot de passe vous sera demandé.
Cette commande fonctionne sur Ubuntu, je ne sais ce qu’il en est avec d’autres distributions.
Amusez-vous bien
Un ami m’a donné un athlon 64. Sympa non
Du coup, je dispose de toutes les architectures disponible sous Frugalware :
i686 : Un netbook et un portable
ppc : Mon power g4
x86_64 : ce nouveau laptop
Avec cette machine j’ai aussi une carte nvidia ce qui me permettra de tester « nouveau » ce que je ne pouvais pas faire n’ayant que des cartes intel.
J’ai eu que des problèmes avec ATI/Nvidia avec ces pilotes proprios. Du coup je les avais bannis.
Pour le moment j’utilise le pilote nv : Pas de 3d perso m’en fou un peu. J’ai X c’est stable, c’est tous ce que je lui demande. Avec Vmiklos le big boss de Frugalware on a décidé de voir pour ajouter « nouveau » quand le kernel 2.6.33 sera disponible sur current, car cette version du kernel ajoute pas mal de chose pour ce driver.
Avec cette nouvelle machine, je vais aussi pouvoir jouer avec lvm2. Pour le moment j’avais un peu laisser tomber faute de moyen/temps. J’en profite pour faire passer le lien du todo pour l’initramfs frugalware :
http://wiki.frugalware.org/index.php/INITRAMFS_TODO
J’avais commencé ce projet car j’avais besoin que Frugalware boot sur l’usb, mais si vous avez d’autres besoins c’est le moment.

Un serveur Apache avec Php et Mysql en 5 minutes chrono.
Commençons par une mise à jour de l'OS :
yum update
Essayez d'avoir la dernière version :
cat /etc/redhat-release Red Hat Enterprise Linux Server release 5.2 (Tikanga)
La c'est pas bon par exemple :p, la dernière version est la 5.4 que ce soit pour Redhat ou Centos.
Installation en une ligne de commande très simple :
yum install php httpd mysql-server mysql
Ce qui devrait vous installez ceci :
================================================ Package Arch Version Repository Size ================================================ Installing: mysql-server i386 5.0.77-4.el5_4.1 photo-rhel-i386-server-5.x 9.8 M php i386 5.1.6-24.el5_4.5 photo-rhel-i386-server-5.x 1.1 M Updating: mysql i386 5.0.77-4.el5_4.1 photo-rhel-i386-server-5.x 4.8 M Installing for dependencies: apr i386 1.2.7-11.el5_3.1 photo-rhel-i386-server-5.x 123 k apr-util i386 1.2.7-7.el5_3.2 photo-rhel-i386-server-5.x 76 k gmp i386 4.1.4-10.el5 photo-rhel-i386-server-5.x 665 k httpd i386 2.2.3-31.el5_4.2 photo-rhel-i386-server-5.x 1.2 M php-cli i386 5.1.6-24.el5_4.5 photo-rhel-i386-server-5.x 2.1 M php-common i386 5.1.6-24.el5_4.5 photo-rhel-i386-server-5.x 152 k Transaction Summary ================================================
Configuration et lancement des services :
Il faut savoir qu'arrivé la aucun des services installés n'est démarrés, il vous faudra donc faire ceci :
Pour Mysql :
chkconfig --level 35 mysqld on service mysqld start
pour mettre un mot de passe au compte root mysql et effectuer quelques réglages de sécurité :
/usr/bin/mysql_secure_installation
Pour aller plus loin avec mysql regardez cet article.
Pour Apache :
chkconfig --level 35 httpd on vi /etc/httpd/conf/httpd.conf Dé-commenter et Modifier ServerName pour éviter l'erreur au démarrage de apache service httpd start
Pour aller plus loin avec apache c'est cet article.
Quand on parle de messagerie instantanée, il y a un arrière goût de "MSN" dans la bouche. C'est en effet l'outil qui est le plus utilisé. À tort bien entendu, pourquoi ?
Lorsque j'ai recherché une solution pour proposer un espace de dialogue entre les écoles et l'association, je suis passé par de nombreuses applications. Toutes utilisaient du flash ou Java pour fonctionner. Aucune n'était vraiment stable. Je me suis tourné alors sur Jabber.
Le terme est relativement connu, mais qu'est ce donc exactement que Jabber ? Les utilisateurs de Gmail et Google Talk utilisent Jabber sans le savoir, Google ayant adopté et adapté le protocole XMPP pour ses besoins.
Voici donc une présentation générale de Jabber, en espérant que vous aurez le goût de vous y plonger, en tout liberté !
Cette définition de Jabber sur le wiki francophone nous éclaire un peu plus sur ce qu'est Jabber et ce qu'il peut apporter. Les avantages cités dans l'article cité et qui sont importants pour moi :
Ce dernier point est fondamental dans mon cas : je dois trouver un outil qui permette à plusieurs personnes de se connecter en même temps pour discuter. L'accès doit etre possible également sans créer de compte, ce qui est possible comme on le verra plus loin.
Visuellement, il n'y a pas grand changement par rapport au connu msn. Un "roster" qui permet de changer son statut et de voir l'état de ses contacts. Les discussions s'ouvrent dans des nouvelles fenêtres et après, il suffit de discuter.
Il est possible de s'échanger des fichiers, d'utiliser l'audio et la video (il y a encore du travail à faire dans ce sens, voir jingle) ou d'envoyer des messages à des contacts non connectés.
La base de Jabber est dans son protocole. XMPP, à comparer avec MNSP (le protocole de live mesenger), est ce qui permet toutes les fonctionnalités décrites plus bas.
Son format ouvert est fondamental car il est possible de connaître parfaitement son fonctionnement, voire de l'améliorer pour les plus doués d'entre vous.
Un Jabber ID ou « identifiant Jabber » est l'adresse unique d'une entité XMPP (utilisateur, serveur, passerelle, salle de discussion, etc.).
Pour un utilisateur, le JID ressemble à une adresse e-mail. Il se compose du nom de l'utilisateur et du nom de son serveur séparés par un « @ » : par exemple mickael@im.peupleloup.org. Pour connaître et choisir un serveur XMPP, je vous conseille de lire cette page. Personnellement, j'utilise celui de l'APINC, qui héberge JabberFR, les principaux salons francophones et qui permet d'avoir son domaine personnalisé.
Il est possible de créer un compte sur les domaines enregistrés ou même de créer son propre domaine, comme je l'ai fait. Il suffit pour cela de faire une demande à un gestionnaire de l'APINC. Les instructions sont données en bas de la page des domaines.
A noter que vous pourrez communiquer sans problème avec n'importe qui, quelque soit le domaine (ou serveur) choisi. Ce n'est qu'une question de goût. Vos contacts et MUCS favoris sont enregistrés sur le serveur, ce qui permet de changer de client aisément : vous retrouverez vos marques instantanément.
Pour un salon (MUC), le JID ressemble également à une adresse e-mail. Il se compose du nom du salon et du nom de son serveur séparés par un « @ » : par exemple peupleloup@chat.jabberfr.org.
Il est possible de créer des liens HTML pour rejoindre un salon (si le visiteur a installé un client Jabber). le lien est de type xmpp:peupleloup@chat.jabberfr.org?join.
Le roster de XMPP est la liste de contacts de l'utilisateur. Il peut contenir plusieurs comptes XMPP. Selon le client choisi, vous pourrez facilement rejoindre vos salons de discussions et gérer passerelles et services.
Vous êtes intéressés par Jabber et ses avantages, mais le problème est que vos contacts sont sur msn ou autre (ICQ, AOL). Vous pouvez utiliser alors un client qui supporte plusieurs protocoles (pidgin par exemple), mais vous ne tirerez pas parti de jabber. XMPP permet de communiquer avec des protocoles différents, en utilisant des passerelles.
Alors,je n'utilise pas ces passerelles car je n'en ai pas l'usage. Je ne peux donc vous en parler. Il est sympa cependant de savoir que cela existe. (le mieux étant de persécuter vos amis pour les faire passer à Jabber ;-)).
Sous ce terme barbare, qui est l'acronyme de "Multi-User Chat", se cache une fonctionnalité très intéressante. Pour ceux qui fréquentent les salons IRCs, cela ne sera pas compliqué à comprendre, le principe est le même : se retrouver sur un salon thématique et tailler la bavette. Très utile pour avoir de l'aide ou pour débattre de sujets divers.
Le gros avantage est que vous avez accès facilement à ces salons, via votre roster. En paramétrant une connexion automatique, vous serez présent dès votre connexion à Jabber si vous le souhaitez.
Vous pouvez bien sur créer votre propre salon et le gérer finement (selon le client utilisé). Vous n'aurez pas à vous soucier de la destruction de ce salon s'il n'est pas fréquenté car vous avez le choix de le rendre "persistant". Vous aurez également le choix d'activer les logs ou non. Ceux ci seront disponibles au monde entier à cette adresse. A noter que ces logs ne sont ni modifiables ni supprimables.
Ainsi, l'utilité de Jabber prend tout son sens : vous pouvez très bien n'avoir aucun contact dans votre roster et n'utiliser que la fonction MUC. Cela vous fera un IRC nouvelle formule, que je trouve bien fonctionnel et agréable à gérer.
Commandes principales
Elles sont similaires à IRC. Les commandes sont précédées d'un / suivi de la commande. Pour connaître celles ci : /help
/join frugalware@chat.jabberfr.org # rejoindre le MUC de frugalware /nick pseudo # changer de pseudo (les espaces sont autorisés) /me action # affiche une ligne de type "pseudo ce que vous avez taper comme action" /msg pseudo # envoie un message privé à pseudo
Plus évidemment les commandes de gestion de MUC, comme les bannissements, le changement de topic ou les privilèges accordés aux membres.
Note : pour ceux qui utilisent Mcabber, les commandes sont un peu différentes : il faut commencer par un /room. Par exemple :
/room nick pseudo /room privmsg pseudo message /room topic sujet du salon
(plus d'aide en tapant /help room)
Il est temps de s'y mettre. Après la théorie, voici quelques trucs pour rentrer dans le grand bain.
Meme si vous ne pourrez profiter de tous les avantages de Jabber, il est possible de rejoindre les MUCs sans créer de compte. Pour cela, il est nécessaire d'utiliser un compte (générique) fait pour cela, et passer par le navigateur, via un applet en java. Ce procédé est connu sous le nom de Muckl et tire parti d'une fonctionnalité intéressante de Jabber : pouvoir se connecter plusieurs fois avec un meme compte, simultanément.
Une toute nouvelle application, Poezio, permet de se connecter également aux MUCs sans s'enregistrer. C'est un client en ligne de commande et plaira aux fanas d'IRC qui ne souhaitent pas s'identifier ou avoir les autres possibilités de Jabber.
Passons à l'étape 1 de votre addiction à Jabber !
Comme dit plus haut, il y a la possibilité de choisir plusieurs serveurs. Comme je ne connais que celui d'APINC, je vais me baser sur celui-ci.
Premièrement, quel JID souhaitez vous ? Vous avez la liste des domaines disponibles ainsi que leur disponibilité. L'avantage de prendre un domaine "connu" tel que im.apinc.org est d'être assuré de conserver votre JID. En effet, les domaines personnalisés sont dépendants du bon vouloir du propriétaire de ce domaine : s'il ne renouvelle pas son domaine, vous perdez votre JID, ainsi que vos paramètres.
L'inconvénient des domaines connu : le JID sera peut etre déjà pris, alors que vous pourrez avoir un JID plus sympa ailleurs. A vous de choisir.
Pour créer un compte, il est possible de passer par le web et le site de l'apinc. en allant à cette adresse : http://im.apinc.org/inscription/?apinc=1&server=im.apinc.org, vous vous inscrirez pour le domaine im.apinc.org. Il suffit de modifier cette URL pour vous inscrire sur un autre. Exemple pour une adresse en im.peupleloup.org :
http://im.apinc.org/inscription/?apinc=1&server=im.peupleloup.org
Vous pouvez également vous inscrire via votre client Jabber dans la majorité des cas. Voici un petit tutoriel que j'avais fait pour Pidgin :
Il y en a pour tous les goûts. Windows, Mac ou GNU/Linux. Dédié à Jabber ou multi-protocole. Avec une jolie interface ou en ligne de commande. La liste des clients disponibles est sur le wiki de JabberFR.
personnellement, j'utilise avec une très grande satisfaction Mcabber,disponible dans la majorité des dépôts.
pacman-g2 -S mcabber
Il existe un annuaire Jabber qui pourra vous donner quelques adresses. Le plus naturel est de commencer par rejoindre les salons de discussions avec lesquels vous avez des affinités : vous allez trouver des gens que vous aurez peut etre envie de rajouter à votre liste. Dans ce cas, vous ajoutez le JID voulu, et une demande sera envoyée au destinataire. S'il accepte, vous pourrez le voir dans votre roster.
Avec mcabber :
/add mickael@im.peupleloup.org
Placer dans un groupe de contacts :
/move groupe
Selon le client que vous avez choisi, la démarche est différente. Voici la méthode avec pidgin. Avec Mcabber :
/room join frugalware@chat.jabberfr.org
Il est utile de rajouter le MUC dans vos favoris pour le retrouver plus facilement. L'"autojoin" est aussi un bon choix si vous souhaitez être régulier dans le salon.
Avec mcabber :
/room bookmark add +autojoin
Il est possible de notifier votre état ou statut sur votre blog ou en signature de forum. Présence est fait pour ca. Il conviendra de rajouter le JID de ce Bot dans vos contacts pour qu'il puisse connaître votre état.
Pour suivre votre time-line sur identi.ca, il existe plusieurs moyens.
Pour twitter, ce n'est possible à ma connaissance qu'avec une adresse en gmail. Pareil pour friendfeed.
Les salons que je fréquente
Voila, cet article ne sera certainement pas utile à tout le monde, mais il vise ceux qui ne connaissent pas encore Jabber. En espérant qu'il vous donne quelques voies de recherches, et surtout l'envie de vous y mettre !
Un petit billet rapide, histoire de ne pas oublier la synthaxe wiki :)
Phenix est un agenda partagé multi-utilisateurs fonctionnant sur le duo PHP/MySQL
Il est, évidement sous licence GNU/GPL. Testé hier au taf, prise en main rapide et très intuitive. Simple d'emploi.
Il y a aussi une version i-mode (vois pas trop l'intérêt de nos jours, mais bon) et on peut le tester en ligne.
Site officiel.