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★ Discussions sur les applications web libres 
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Par David Larlet, le 02/12/2009 à 03:18.

Je vais essayer de résumer ce que j'ai dit en introduction des discussions que j'ai eu lors des RMLL (en juillet) et de Paris Web (en octobre) autour de ce thème. Je vous accorde qu'il eut été beaucoup plus intéressant d'avoir les discussions en elles-même mais il faut bien qu'il reste un intérêt à venir ;-). Et puis je vous invite à continuer en commentaires.

Note : billet rédigé en partie dans le train donc ça va manquer de liens.

Notion de datacide

Point Commun

Le point commun entre Pownce, Ma.gno.lia ou Orange blogs est le suivant : une fermeture du service entraînant dans la majorité des cas la perte des données pour l'utilisateur (ou sa réutilisation impossible, je ne parle pas des geeks), ce que j'ai appelé un datacide par contraction de data et génocide, une extinction de données (mais alors la perte d'un nom de domaine est un crime contre le Web, argh :-)).

GMail outage

Or ce n'est malheureusement pas un cas isolé et on se rend même compte que la majorité des applications web 2.0 n'ont pas duré très longtemps...

Évolution du Web 2.0

Mais les disparitions brutales ne sont pas les seuls moments qui peuvent mettre en péril vos données, comment faites-vous lorsqu'un service est racheté par une entreprise à laquelle vous ne souhaitez pas livrer vos données personnelles ?

Rachat de Dopplr par Nokia

Toutes ces situations sont actuellement possibles du fait de l'enfermement des données dans des silos/prisons 2.0 qui ont la main sur vos données et qui en contrôlent l'accès, la réutilisation, la monétisation, etc.

Silos/prisons 2.0

Applications web libres

Si on analyse l'évolution du desktop, on a eu le développement à partir d'un système, l'OS, des logiciels qui ont fini par être libérés mais un peu sur le tard ce qui a donné une longueur d'avance difficilement rattrapable par le libre.

Évolution desktop/web

Si on passe maintenant au système web, on peut constater avec effroi que l'histoire se répète et c'était justement l'objet de mes interventions : motiver les développeurs pour une libération du web et de ses utilisateurs. Ou pour parler plus pragmatiquement, des données et de leur valorisation.

Est-ce déjà perdu vu l'avance de certains acteurs ? Je ne vous cache pas que c'est assez mal parti, mais rien n'est perdu car les habitudes ne sont pas encore assez ancrées pour être irréversibles, notre fidélité aux applications web est encore relativement faible (par exemple, il y a beaucoup moins de trolls sur les environnements web que sur les OS encore aujourd'hui, on a les indicateurs qu'on mérite :p).

J'aurais pu m'arrêter là et commencer la discussion mais je voulais poser quelques bases pour l'amorcer. C'est toujours difficile de savoir qui en est où dans l'assistance avant de lancer le débat. Avec le recul, je trouve ce format vraiment intéressant et je pense que j'essayerais de le reproduire.

Quelques pistes de discussion

Architecture et matériel

Architecture

Internet est intrinsèquement pair à pair et acentré (différent de décentralisé : qui possédait un centre). Or nos connexions asymétriques découragent une telle pratique qui consisterait à rendre chaque machine un serveur potentiel. C'est en partie la raison de l'échec d'Opera Unite par exemple qui a dû placer un proxy de cache pour limiter les faiblesses du réseau, ce qui lui a valu une mauvaise publicité injustifiée dans ce domaine (oui j'ai toujours ça en travers). Pourtant le concept est clairement innovant et permettrait de s'affranchir d'une nouvelle machine pour configurer un serveur local simplement (voir plus bas).

Opera Unite

On se retrouve ici à un goulot d'étranglement qui fait le bonheur de notre minitel 2.0 actuel : le téléchargement étant plus rapide, il a grandement contribué à la centralisation des services et aux producteurs de contenus professionnels qui ont les moyens de se payer un serveur avec une connexion décente.

Matériel

Partant de ce constant, il y a plusieurs alternatives matérielles possibles. On peut soit considérer qu'Internet est un nuage contrôlé par quelques sociétés et qu'il va falloir faire avec en développant des usages plus rapidement au détriment du contrôle de ses données. Je pense notamment à des projets comme JoliCloud qui sont tournés vers la mobilité mais qui renforcent cette architecture client/serveur qui n'est pas de l'Internet (vous pouvez mettre dans le même sac Chrome OS).

JoliCloud

Soit avoir son propre serveur maison qui permette d'héberger et de partager ses données. Les connexions asymétriques étant suffisantes pour un visiteur unique consultant les photos du dernier par exemple.

Benjamin Bayart était à l'Ubuntu Party ce weekend pour motiver des développeurs Ubuntu derrière un projet de no-box qui permettrait d'avoir la configuration d'un serveur web/mail/etc accessible aux humains. Même si c'est un premier pas important si on veut arriver à mettre un serveur libre dans chaque salon, je pense qu'il faut une forte culture web pour réussir à développer la couche applicative interopérable, ouverte, connectée, etc au dessus de la couche système. C'est la grande difficulté du projet et je suis bien placé pour le savoir car je me casse les dents sur l'aspect technique depuis 4 ans. Heureusement les choses commencent à bouger et de plus en plus de solutions sont envisageables.

Note : il est intéressant de constater la sortie récente d'un Mac mini avec Snow Leopard server qui couplé à MobileMe + un Web App Store (+ éventuellement une tablette) pourrait constituer une solution propriétaire/fermée mais au combien puissante...

Applications et indépendance

Applications

Cette couche applicative doit être aussi simple et ergonomique qu'un App Store des applications web (en plus ouvert, libre, mieux). Ça existe déjà avec LaDistribution par exemple qui est un projet au potentiel énorme.

LaDistribution

Mais cette solution va un peu trop loin à mon goût (même si elle a l'avantage d'être pragmatique). Idéalement, j'aimerais avoir un entrepôt de données auquel puissent accéder à la fois mes applications et des applications tierces qui valoriseraient ces données.

Par exemple Typepad Motion, développé par les ex-Pownce (en Django toujours), a libéré le code et vous permet pour le moment d'héberger les données sur Typepad, c'est une première tentative de séparation des données et des services dans le (ex-)monde du 2.0.

Typepad Motion

Il ne doit pas être très compliqué d'avoir une version qui pointe vers un autre stockage de données, ce qui m'intéresserait finalement beaucoup plus que la possibilité de contrôler le code mais non les données.

Indépendance

En effet, le point central d'une telle évolution est d'avoir une indépendance vis-à-vis du prestataire, je veux pouvoir changer d'hébergeur de mon entrepôt de données ou d'applications valorisant mes données sans que ce soit contraignant. Cette indépendance est rendu possible grâce à la possession d'un nom de domaine que l'on contrôle.

Cela éviterait également d'avoir une box dans son salon qui n'est pas super écolo et qui posera tôt ou tard la question de la neutralité du net lorsque les FAI auront compris qu'il y a un marché dans leurs box...

Identité et confiance

Identité

Il reste encore 2 gros problèmes irrésolus jusqu'à présent, mais relativement liés : la certification de l'identité et la confiance. L'impossibilité de pouvoir s'assurer de l'identité d'une personne sur ce nouveau continent qu'est le net est une réelle difficulté (je n'entre pas dans le débat c'est aussi une chance, etc). J'ai déjà évoqué ici la place clé des états ou banques dans ce processus mais ce ne sont pas vraiment des acteurs innovants et technophiles...

Évolution de l'identité

Une quantification de la confiance pourrait être établie par les réseaux sociaux mais les verified accounts de Twitter me font penser qu'il est difficile de déterminer ça algorithmiquement. Dommage que le W3C n'ait pas vraiment l'air de pousser la réflexion dans ce sens car ça va devenir un point clé et il serait dommage qu'il soit contrôlé par une/quelques société(s).

Discussions

De Google à FOAF+SSL, des points de vue juridiques aux points de vue ergonomiques, des concepts aux idées, de nombreux échanges ont suivi qui étaient sacrément intéressants. J'ai eu des retours assez positifs mais je crois que le plus ravi dans l'histoire, c'était moi, merci aux participants ! :-)

Logo biologeek Discussions sur les applications web libres a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 02 décembre 2009. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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Firefox Download Day : record de stupidité 
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Par David Larlet, le 31/05/2008 à 01:51.

Dommage que totalement crétin(s) soit fermé car on atteint des sommets. Le buzz du moment c'est le grand concours pour savoir si les admins sys Mozilla sont compétents. Il faut absolument que l'on m'explique son intérêt car j'ai du mal à comprendre ce que ça peut apporter.

Qui a la plus grosse ?

Je n'ai toujours pas compris le but de l'opération à part créer un peu de buzz autour de la sortie qui s'annonçait déjà terrible pour les serveurs de la MoFo (et leurs miroirs). De mémoire il y a toujours eu saturation des serveurs à ce moment là, ce qui est compréhensible mais de là à l'encourager, je comprends pas vraiment que l'on puisse cautionner ça. D'autant plus lorsque l'on sait que les miroir sont généralement fournis gracieusement (de ce que j'en sais).

« Établir un nouveau record du monde », alors déjà puisqu'il est nouveau, autant dire qu'il sera établi, quel que soit le nombre de téléchargement final. Tiens et d'ailleurs parlons-en de ce nombre, il est tout simplement impossible de comptabiliser le nombre de téléchargements. C'est un peu comme de déterminer le trafic d'un site vu de l'extérieur, en pire puisque la charge va être distribuée sur chaque miroir et je doute que le comité d'attribution des records ait accès à tout ces logs. Du coup ce record sera invalide par définition.

Et puis après, une fois que Firefox est dans le Guinness ? Qu'est-ce que ça apporte ? Concourir lorsqu'il n'y a personne en face c'est un peu dommage, ne serait-ce pas tout simplement un aveu d'impuissance, se rabattre sur le nombre de téléchargement car on n'arrive pas à faire progresser le nombre d'utilisateurs ? C'est vraiment un atout marketing de pouvoir dire que c'est le logiciel le plus téléchargé au monde ?

Le pire dans ce petit concours c'est peut-être la carte (en flash !) qui permet de se tirer la bourre entre pays, que c'est bon un peu de chauvinisme, j'ai cru un instant qu'un logiciel conçu par des développeurs du monde entier allait rapprocher un peu les peuples, loupé :-).

A-t-on pensé à la sécurité ?

Puisque le but annoncé est de faire tomber les serveurs de Mozilla, il va falloir s'attendre à voir fleurir les miroirs un peu partout, pas forcément sous le contrôle de personnes bienveillantes. Ça pose bien évidemment un énorme problème de sécurité puisqu'il suffit de récupérer les sources actuelles, d'introduire quelques lignes de code, d'uploader sur un serveur (voire plus simple, sur emule) et de faire assez de promo le jour J pour qu'il y ait des personnes qui téléchargent cette version corrompue.

Imaginez l'impact en terme d'image sur le navigateur... sur les logiciels libres... imaginez que vous aillez conseillé à des amis de télécharger cette nouvelle version...

Fausse bonne idée ?

Que ce soit clair, je suis convaincu que Firefox 3 est le meilleur navigateur actuel (en tout cas pour mon utilisation) mais je ne risque pas d'encourager de nouveaux utilisateurs potentiels à tenter le téléchargement de cette version le jour J car c'est se tirer une balle dans le pied !

Du coup ça reste encore une fois une petite action entre geeks, qui arrivera à faire le plus bel oneliner pour faire du wget threadé sur 24h. C'est exactement ce qu'il ne fallait pas faire. Et non la « blogosphère », aussi importante soit-elle dans votre vie, n'a aucune influence sur les millions de gens qui n'ont aucune idée de ce qu'est un blog.

La cible de Firefox ce n'est plus le geek, il l'utilise déjà. C'est celui qui ne sait pas ce qu'est un navigateur, qui éteint son ordinateur lorsqu'il a consulté ses mails de la journée, celui qui n'a jamais entendu parlé de Twitter ou Facebook. Celui qui n'a pas forcément besoin d'un meilleur navigateur.

La promotion du libre est un travail de fourmi quotidien, cette cible a besoin qu'on lui prenne la main, qu'on l'aide lors de cette phase de rééducation. Pas d'un record.

Penser globalement, agir localement.

-- René Dubos

Un conseil pour la com' Mozilla : arrêtez de lancer des opérations qui n'ont aucun sens et remballez vos packs de lessive au passage. Continuez à faire ce que vous savez bien faire, la croissance utile suivra, celle du plaisir des utilisateurs.

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★ Mieux que gratuit : le business model réinventé 
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Par David Larlet, le 27/02/2008 à 01:38.

Voici une traduction d'un texte pointé par Karl intitulé Better than free et écrit par Kevin Kelly. Je trouve la réflexion très intéressante et arrivant à point nommé dans ma réflexion sur le financement des applications web libres. Je vous laisse lire et on en parle ensuite.

L'Internet est une machine à copier. À son niveau le plus bas, il copie chaque action, chaque caractère, chaque pensée que nous faisons lorsque nous surfons dessus. Lorsque vous envoyez un message d'un bout à l'autre de l'internet, les protocoles de communication exigent la copie complète du message en de nombreux points. Les entreprises dans les TIC font beaucoup d'argent en vendant des infrastructures facilitant cette copie incessante. Chaque bit de donnée jamais produit sur un ordinateur est copié quelque part. L'économie digitale surfe sur une vague de copies. Contrairement aux copies issues des productions de masse, ces copies ne sont pas juste bon marché, elles sont gratuites.

Notre réseau de communication numérique a été conçu de façon à ce que le flux de copies circule avec le moins de frictions possibles. En fait, les copies circulent si librement que l'on pourrait considérer internet comme un système super-distribué dans lequel dès qu'une copie est introduite, elle est copiée incessamment au sein du réseau, un peu comme l'électricité dans un composant supraconducteur. Nous en avons des preuves dans la vie réelle. Lorsque n'importe quoi qui puisse être copié est mis en contact avec internet, ça va être copié, et ces copies ne vont jamais disparaître. Même un simple d'esprit sait que vous ne pouvez pas l'effacer une fois que c'est sur internet.

Les autoroutes physiques de l'information ?

Ce système de super-distribution est devenu le fondement de notre économie et de la richesse. La réplication instantanée des données, des idées et des media est la clé de voûte de tous les secteurs majeurs de notre économie, en particulier ceux impliqués dans l'exportation : ces industries dans lesquelles les États-Unis ont un avantage concurrentiel. Notre richesse est fondée sur un très grand appareil qui copie aléatoirement et constamment.

Pourtant, l'âge précédent de cette économie était consacré à la vente de précieuses copies, la libre circulation de copies gratuites tend donc à renverser l'ordre précédemment établi. Si la reproduction de nos meilleurs efforts est gratuite, comment pouvons-nous continuer ? Pour dire les choses plus simplement : comment peut-on faire de l'argent en vendant des copies gratuites ?

J'ai une réponse. La façon la plus simple que j'ai de l'exprimer est la suivante :

Lorsque les copies sont très nombreuses, elles perdent leur valeur. Lorsque les copies sont surabondantes, les choses qui ne peuvent être copiées deviennent rares et précieuses.

Lorsque les copies sont gratuites, vous devez vendre des choses qui ne peuvent être copiées.

Soit, qu'est-ce qui ne peut être copié ?

Il y a un certain nombre de qualité qui ne peuvent être copiées. Prenons « la confiance ». La confiance ne peut être copiée. Vous ne pouvez pas l'acheter. La confiance doit être gagnée, au fil du temps. Elle ne peut pas être téléchargée. Ou falsifiée. Ou contrefaite (du moins pour l'instant). Toutes choses égales par ailleurs, vous préférerez toujours traiter avec quelqu'un en qui vous avez confiance. La confiance est donc un élément immatériel qui a de plus en plus de valeur dans un monde saturé de copies.

Il y a de nombreuses autres qualités similaires à la confiance qui sont difficiles à copier, et prennent donc de la valeur dans ce monde en réseau. Je pense que la meilleure manière de les appréhender n'est pas de les voir avec l'œil du producteur, fabricant ou créateur mais via les yeux de l'utilisateur. On peut commencer avec une simple question à un utilisateur : pourquoi serions-nous prêts à payer pour quelque chose que nous pourrions obtenir gratuitement ? Lorsque quelqu'un achète une version de quelque chose qu'il aurait pu avoir gratuitement, qu'achète-t-il ?

D'après mon étude de l'économie de réseau, je vois à peu près 8 catégories de valeurs immatérielles que nous achetons lorsque nous payons quelque chose que nous aurions pu obtenir gratuitement.

En réalité, ce sont 8 choses qui sont mieux que gratuit. 8 valeurs incopiables. Appellons-les « génératrices ». Une valeur génératrice est une qualité ou un attribut qui doit être généré, cultivé, entretenu. Une génératrice ne peut être copiée, clonée, contrefaite ou reproduite. Elle est unique, à un endroit donné, à un instant t. Dans le domaine numérique, les qualités génératrices ajoutent de la valeur aux copies gratuites et sont donc quelque chose pouvant être vendu.

Huit génératrices meilleures que gratuit

Immédiateté

Tôt ou tard, vous pouvez trouver une copie gratuite de ce que vous voulez, mais avoir une copie envoyée dans votre boite de réception au moment de la sortie - ou même mieux, de la production - de la part des créateurs est un avantage indéniable. Beaucoup de gens vont au cinéma le jour de la sortie pour voir un film qu'ils vont payer au prix fort alors qu'ils pourraient l'obtenir ensuite gratuitement, ou presque, en le louant ou en le téléchargeant. Les livres reliés sont achetés pour leur immédiateté, déguisée en une reliure. Les premières versions requièrent bien souvent un prix plus important pour le même bien. Étant une qualité vendable, l'immédiateté a de nombreux niveaux, incluant l'accès à des versions beta. Les fans font partie intégrante du processus génératif lui-même. Les versions beta sont souvent dévaluées car elles sont incomplètes, mais elles possèdent aussi des qualités génératrices qui peuvent être vendues. L'immédiateté est relative, c'est pourquoi elle est génératrice. Elle doit correspondre au produit et au public. Un blog n'a pas la même perception du temps qu'un film ou une voiture. Mais l'immédiateté peut être retrouvée dans tous les médias.

Personnalisation

Une version générique de l'enregistrement d'un concert peut être gratuite, mais si vous souhaitez une copie qui a été modifiée pour rendre un son parfait pour votre salon - comme si vous y étiez - vous seriez certainement prêt à payer beaucoup. La copie gratuite d'un livre peut être personnalisée par l'éditeur pour coïncider avec votre connaissance de l'œuvre. Un film gratuit que vous avez acheté peut être paramétré pour ne diffuser que ce que vous souhaitez voir (pas de violence, pas d'injures). L'aspirine est gratuite, mais l'aspirine adaptée à votre ADN est très coûteuse. Bien sûr, la personnalisation requiert une communication constante entre le créateur et le consommateur, l'artiste et ses fans, le producteur et l'utilisateur. C'est très génératif car c'est itératif et ça prend du temps. Vous ne pouvez pas copier la personnalisation issue d'une relation. Les marketeux l'appellent « stickiness » car elle signifie que les deux côtés de la relations sont liés (investis) dans cet atout génératif, et seront réticents à repartir de zéro.

Interprétation

Comme le dit la bonne vieille blague : logiciel = gratuit, manuel = 10 000 €. Mais ce n'est pas une blague. Certaines entreprises, comme Red Hat, Apache et d'autres gagnent leurs vies en faisant exactement ça. Ils procurent du support payant pour des logiciels libres. La copie du code, réduite à des bits, est gratuite - et ne devient utile qu'à travers le support et l'aide. Je pense qu'une bonne partie de l'information génétique va prendre cette voie. Actuellement, obtenir la copie de votre ADN est très coûteuse, mais bientôt cela ne sera plus le cas. En fait, bientôt les entreprises pharmaceutiques vont vous payer pour avoir votre séquence de gènes. La copie de votre séquence va donc devenir gratuite, mais l'interprétation de ce qu'elle signifie, ce que vous pouvez faire avec, et comment l'utiliser - le manuel de vos gènes finalement - sera coûteux.

Authenticité

Vous allez pouvoir récupérer un logiciel gratuitement, mais même si vous n'avez pas besoin du manuel, vous voudrez être certain qu'il est exempt de bugs, fiable et certifié. Vous allez payer pour l'authenticité. Il y a presque un nombre infini de variantes autour de Fatals Arlésiens, mais l'achat d'une version authentique du groupe lui-même vous garantira l'obtention de celui que vous désiriez. Ou que c'était effectivement réalisé par les Fatals. Les artistes ont fait face à ce problème depuis longtemps. Les reproductions graphiques comme les photographies et les lithographies possèdent souvent avec le sceau d'authenticité de l'artiste une signature pour augmenter la valeur de la copie. Les filigranes numériques et autres technologies de signature ne marcheront pas en tant que protection anti-copies (je vous rappelle que les copies sont sur un composant supraconducteur) mais ils peuvent servir de qualité génératrice d'authenticité pour ceux qui accordent de l'importance à ça.

Accessibilité

L'appartenance pose problème. Vous voulez garder les choses clean, à jour, et dans le cas du numérique, sauvegardées. Et dans ce monde mobile, vous devez le transporter avec vous. Beaucoup de gens, moi inclus, seraient heureux de déléguer ces « possessions » à d'autres. Nous paieront Truc Digital Warehouse pour nous donner accès à n'importe quel morceau de musique dans le monde, quand et où nous le souhaitons, de même que n'importe quel film ou photo (de nous ou d'autres photographes). Idem pour les livres et les blogs. Truc sauvegarde le tout, paye les créateurs, et concrétise nos désirs. On peut en profiter sur nos téléphones, PDA, portables, grands écrans, d'où l'on veut. Une bonne partie de ce matériel devenant disponible gratuitement, notre souhait de vouloir le sauvegarder, le modifier, l'organiser, deviendra de plus en plus désuet.

Incarnation

Intrinsèquement, une copie digitale est immatérielle. Vous pouvez prendre une copie gratuite d'une œuvre et la projeter sur un écran. Mais peut-être souhaitez-vous l'observer en haute résolution sur un immense écran ? Peut-être en 3D ? Les pdf c'est bien mais il est parfois bon d'avoir les mêmes mots imprimés sur un papier blanc cotonneux, relié de cuir. Ça sent si bon. Pourquoi ne pas jouer à votre jeu (gratuit) préféré avec 35 acolytes dans la même pièce ? Une meilleure incarnation n'a pas de limites. Bien sûr, la haute résolution d'aujourd'hui peut se retrouver demain dans votre salon, mais il y aura toujours la dernière technologie non accessible au grand public. Projection laser, écran holographique, le holo-bureau lui même ! Et rien ne donne plus d'âme à la musique qu'une performance live, avec de vrais corps. La musique est gratuite, la performance humaine coûte cher. Cette formule est rapidement devenue le quotidien non seulement des musiciens, mais aussi des auteurs. Le livre est gratuit, la conférence à son sujet est onéreuse.

Mécénat

Je suis convaincu que l'audience souhaite payer les créateurs. Les fans veulent récompenser les artistes, musiciens, auteurs et autres à la hauteur de leur appréciation car ça leur permet de maintenir un lien. Mais ils ne vont payer que si c'est très facile à faire, d'un montant raisonnable et en étant sûr que l'argent ira directement aux créateurs. L'expérience récente très médiatisée de Radiohead laissant les fans payer ce qu'ils souhaitent pour une copie gratuite est une excellente illustration de la puissance du mécénat. Le lien immatériel et insaisissable entre ce que les fans apprécient et l'artiste vaut quelque chose. Dans le cas de Radiohead, il valait environ 5$ par téléchargement. Il existe de nombreux autres exemples pour lesquels l'audience est prête à payer pour ce qu'elle apprécie.

Trouvabilité

Alors que les autres génératrices résident dans les œuvres digitales, la trouvabilité est un atout qui se positionne à un niveau supérieur d'agrégation. Un prix descendu à zéro n'aide pas à attirer l'attention sur un travail et peu même parfois lui être préjudiciable. Mais quel que soit son prix, une œuvre n'a aucune valeur si elle n'est pas visible, les chefs-d'œuvres perdus n'ont plus aucun intérêt. Lorsqu'il y a des millions de livres, des millions de morceaux, des millions de films, des millions d'applications, des millions de choses qui requièrent votre attention - et la plupart gratuites - être trouvé a de la valeur.

Les agrégateurs géants comme Amazon et Netflix génèrent du profit en partie en aidant leur public à trouver les œuvres qu'ils aiment. Ils rendent accessible le bénéfique phénomène de la « longue traîne », que nous connaissons tous, connectant un public de niche à une production de niche. Malheureusement, la longue traîne n'est intéressante que pour ces agrégateurs géants et ceux de tailles plus modestes comme les éditeurs, les studios, et les labels (ÉSL). Elle ne profite guère aux créateurs eux-mêmes. Mais puisque la trouvabilité ne peut être appliquée qu'au niveau des systèmes, les créateurs ont besoin de ces agrégateurs. C'est la raison pour laquelle les éditeurs, studios et labels (ÉSL) ne disparaîtront jamais. Ils ne sont pas nécessaires pour la distribution des copies (la machine Internet s'occupe de ça). Au contraire, les ÉSL sont nécessaires pour la distribution de l'attention des utilisateurs vers les œuvres. À partir de l'océan des possibilités, les ÉSL trouvent, enrichissent et affinent le travail des créateurs pour lesquels ils pensent que les fans vont être prêts à établir un lien. Les autres intermédiaires comme les critiques et les commentateurs permettent aussi de canaliser l'attention. Les fans font confiance à ces paramètres croisés de recherche pour trouver les œuvres de valeurs à travers ces nuées produites. Il y a de l'argent à se faire (indirectement pour les créatifs) en trouvant les talents. Pendant de nombreuses années, la publication papier TV Guide a fait plus d'argent que les 3 plus grands réseaux TV réunis vers lesquels elle « guidait ». Le magazine orientait les téléspectateurs vers le meilleur de la semaine sur le petit écran. Meilleur, il est important de le rappeler, qui était gratuit pour les téléspectateurs. Il y a peu de doutes qu'en dehors des méga-agrégateurs, dans un monde de gratuité, les ÉSL vont faire de l'argent en vendant de la trouvabilité - en plus des autres qualités génératrices.

Ces 8 qualités requièrent de nouvelles compétences. La réussite dans le monde de la libre copie ne dérive pas des compétences acquises dans la distribution puisque la grande machine à copier s'en occupe. Ni les compétences juridiques entourant la propriété intellectuelle et le droit d'auteur qui ne sont plus vraiment utiles. Au contraire, ces 8 nouvelles génératrices demandent une compréhension de la façon dont l'abondance engendre un nouvel état d'esprit, comment la générosité peut devenir un business model, à quel point il est devenu indispensable de cultiver des qualités qui ne peuvent être reproduites en un clic de souris.

En bref, dans cette économie de réseau, l'argent est décorrélé du nombre de copies. Il suit la voie de l'attention, et l'attention a ses propres mécaniques.

Les lecteurs attentifs noteront une absence. Je n'ai pas parlé de la publicité. Les annonces sont largement considérées comme la solution, presque la seule solution, au paradoxe de la gratuité. La plupart des solutions suggérées que j'ai vu tendant à aller vers la gratuité incluent la publicité à un niveau ou un autre. Je pense que les publicités ne sont qu'une des voies de l'attention, et à long terme, ne seront à l'origine que d'une partie de la nouvelle rémunération associée à une copie gratuite.

Mais c'est une autre histoire.

Bien plus que la publicité bête et méchante, ces huit génératrices fournissent de la valeur aux copies gratuites omniprésentes, ce qui permet d'ajouter de la pertinence à la publicité. Ces génératrices s'appliquent à toutes les copies digitales, mais aussi à toute sorte de copies dont le coût s'approche de zéro (voir mon billet Technology Wants to Be Free). La constatation est la même dans les industries où les coûts de réplication sont proches de zéro, ils se comportent alors comme pour ces copies gratuites. La cartographie a atteint ce seuil. La génétique ne va pas tarder à y arriver. Les gadgets et les petits appareils (comme les téléphones portables) empruntent doucement cette voie. La pharmaceutique y sont déjà, mais ne veulent pas le faire savoir. Ça ne coûte rien de produire une pilule. On paye les médicaments pour l'authenticité et l'immédiateté. Un jour on paiera pour la personnalisation.

Maintenir ces génératrices demande bien davantage de travail que de reproduire des exemplaires dans une usine. Il reste encore beaucoup à apprendre. Beaucoup de choses à comprendre. Écrivez-moi si c'est votre cas.

RdT : exemple des applications web libres

Prenons totalement au hasard, ma killer app pour le web sémantique. Si l'on considère cette application comme étant gratuite, comment réussir à la monétiser ?

  • Immédiateté : pour une application web, cela consiste en une garantie de service (hébergeur sérieux, réactivité, etc), liée à l'accessibilité ;
  • Personnalisation : la gestion sémantique des individus et de leurs relations au sein d'un intranet requiert quelques adaptations coûteuses par exemple ;
  • Interprétation : une formation payante des futurs utilisateurs aux enjeux de son identité en ligne peut être envisagée, il en va de même pour le support ;
  • Authenticité : l'assurance de l'identité d'une personne via croisement avec un tiers de confiance (État, banque, etc) est ce qui manque au web actuel (comptes pro ?);
  • Accessibilité : l'objectif est de pouvoir l'installer sur son propre serveur mais rien n'empêche d'héberger le service et de créer des comptes payants pour les personnes ne souhaitant pas mettre les mains dans le cambouis ;
  • Incarnation : pour une application web, on peut aujourd'hui associer cette génératrice à la communauté qui l'anime (comptes pro ?) ;
  • Mécénat : je suis moi aussi persuadé qu'une rémunération basée sur le don est jouable si elle est bien présentée/sincère et si le service propose une réelle valeur ajoutée ;
  • Trouvabilité : certaines requêtes complexes/non standards sont envisageables et monétisables.

En suivant les 8 génératrices, on arrive assez facilement à dégager un business model intéressant à partir d'un produit gratuit. J'espère qu'il y a là de quoi rassurer Guillaume et Greg, gratuit ne signifie pas forcément publicité...

Je ne suis pas sûr que cela soit sexy du point de vue d'un investisseur mais c'est on ne peut plus motivant quand on est un geek :-).

[edit] : ce texte a initié une discussion sur le forum de Dogmazik.

Logo biologeek Mieux que gratuit : le business model réinventé a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 27 février 2008. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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Mozilla Weave : la libération des données utilisateurs par Mozilla 
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Par David Larlet, le 24/12/2007 à 16:03.

La nouvelle est tellement énorme qu'il est dommage de l'annoncer en ces périodes de fêtes mais ça fait un sacré cadeau de la part de Mozilla : Weave, le framework pour vos données, vient de sortir en version beta. Essayons de décrypter les applications possibles.

Ce billet fait partie des réponses apportées à la question : Quel avenir pour les applications web libres ?

Principes

J'avais évoqué la possibilité d'avoir recours à un organisme de confiance comme le W3C dans mon précédent billet sur GWeb mais il est vrai que Mozilla Corp. pourrait entrer dans ce cadre là.

Les principes sont les suivants :

  • proposer un ensemble de services en ligne optionnels hébergés par Mozilla
  • s'assurer de la simplicité de création de services par le biais d'outils libres basés sur des standards ouverts
  • proposer aux utilisateurs un contrôle total et un paramétrage de leur expérience en ligne, intégrant la façon dont leurs données doivent être partagées avec leur famille, leurs amis, et les services tiers.
  • respecter la vie privée des individus (par exemple le chiffrage au niveau du client par défaut avec la possibilité de déléguer ces droits d'accès)
  • utiliser les standards ouverts et en proposer de nouveaux si nécessaire
  • bâtir une architecture extensible comme Firefox

Plutôt ambitieux mais tellement encourageant.

Exemples d'application

Concrètement, il n'y a pas grand chose pour le moment et c'est bien sûr centré sur les produits Mozilla mais c'est très prometteur. Le meilleur exemple est celui de la synchronisation des favoris de Firefox. Vous pouvez utiliser Foxmarks ou Browser Sync bien sûr mais vous ne savez pas ce qui est fait de vos données personnelles. Mozilla va plus loin au niveau de l'utilisation de ces données. Vous pouvez par exemple facilement créer un outil qui récupère les favoris d'un des dossiers et les ajoute automatiquement à votre compte Blogmarks ou les publie sur votre blog ou fait une sauvegarde locale car la pérennité des favoris est un problème ou récupérer tous les liens qui sont dans un dossier particulier de mes amis pour faire une veille technologique (ou intelligence économique) plus pertinente et collaborative.

Pour résumer, seule votre imagination est limitante à ce niveau si c'est bien fait.

Schéma de Mozilla Weave

Mais pourquoi se limiter ? L'idée de pouvoir stocker des métadonnées utilisateur dans le « nuage » et de les rendre accessibles selon le choix de l'utilisateur de façon granulaire ouvre clairement la porte aux applications tierces qui vont pouvoir proposer des services innovants. Et c'est là tout l'intérêt de ce nouveau framework qui s'approche énormément de mon rêve de geek : vos données sont stockées de manière sûre et les applications tierces y accèdent via oAuth lorsque vous le décidez. En fait tous les standards ouverts pourraient être utilisés par ce framework, c'est vraiment motivant !

Vraiment libre ?

La question posée par Matt, un lecteur de Read/Write Web est pertinente :

Big brother is going to want that data. What is Mozilla going to do when he comes knocking? (Big Brother va vouloir ces données, que va faire Mozilla lorsqu'il viendra frapper à la porte ?)

Le risque est là. Peut-on faire confiance à Mozilla ? La question reste ouverte. Ce que j'en pense c'est que ça restera toujours mieux que Google et surtout j'espère que ceux qui sont en train de réfléchir à ça essayent d'imaginer une gestion décentralisée de ces données. Si le code de la plateforme est libéré, il deviendra facile de l'installer sur son propre serveur... ça ouvre des perspectives très intéressantes. Merci Mozilla :-).

PS : et joyeux noël à tous !

Logo biologeek Mozilla Weave : la libération des données utilisateurs par Mozilla a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 24 décembre 2007. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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GWeb, peut-on encore rêver d'un web libre ? 
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Par David Larlet, le 02/12/2007 à 15:44.

Contrairement à No', je ne crois pas trop en l'avenir de SafeBook. Google est bien trop intelligent pour se laisser devancer dans ce domaine, la stratégie n'est pas de l'incorporer mais de le supplanter (et de mettre une petite tape affective à Microsoft au passage, pas trop difficile la maison de retraite ?). Pour cela, ils disposent des outils idéaux pour produire leur propre Google Giant Global Graph, ouvert dans la mesure ou vous pourrez interagir avec grâce à Google OpenSocial, hum.

Ce billet fait partie des réponses apportées à la question : Quel avenir pour les applications web libres ?

GLife

Je ne vais pas jouer aux prédictions, Karl l'avait déjà fait en 2005 et enGooglés vous permet d'aller encore plus loin. Prenons du concret et ça tombe bien car j'ai un exemple pertinent sous le coude. J'ai été contacté durant mes vacances au Canada par Google dans le cadre d'un emploi. Alors bien sûr ça flatte l'ego (en tout cas bien plus que ces classements qui ne me ramènent que du spam 2.0) mais passé le moment d'euphorie, il y a la dure réalité : ils savent déjà tout sur moi. Franchement être DRH de Google ça doit être le pied, imaginez le nombre de questions auxquelles vous pouvez immédiatement répondre :

  • Qu'est-ce qu'il cherche ? (Google)
  • Qu'est-ce qu'il lit ? (GReader + GAds + extension PageRank Status + extension GBrowser Sync)
  • Avec qui est-ce qu'il est en contact ? (GMail)
  • Où va-t-il ? (GMaps)
  • Que dit-il via messagerie instantanée ? (GTalk)
  • Comment organise-t-il ses journées ? (GCalendar)
  • Que code-t-il ? (GCode)
  • Sur quels projets est-il actif ? (Groups)
  • Quelle est son activité ? son parcours ? sa vie ? (G*)

Et oui ça fait sourire lorsqu'on l'évoque mais en passant à du concret, ici un emploi, je vous assure qu'on se met à y réfléchir sérieusement. On a déjà atteint un seuil où Google is watching you! quotidiennement. Tiens je vais chercher le salaire des employés de Google... mmh non mauvaise idée.

Bon finalement j'avais déjà pris ma décision donc ça ne m'intéressait pas mais le processus de recrutement est intéressant.</parenthèse personnelle>

Et le pire c'est que cela ne s'arrête pas en si bon chemin... il manque la géolocalisation mais ils travaillent activement dessus ainsi que ce que vous faites lorsque vous n'êtes pas dans la GSphere et là aussi ça va arriver, un peu à couvert cette fois-ci.

En plus, leurs produits sont bien conçus aussi bien du point de vue ergonomique (difficile par exemple de repasser à un client lourd, même avec l'IMAP, lorsqu'on s'est habitué à l'interface de GMail) que technique (GData, basé sur AtomPub, est franchement sexy pour un geek) ce qui peut paraître évident lorsqu'on sait qu'ils recrutent quand même de sacrés pointures... c'est là tout leur génie : passer pour des gentils aussi bien auprès du grand public que des geeks.

define:liberté

Aucune définition de liberté n'a été trouvée.

Dans ce contexte, est-ce qu'on se prépare à un GFuture ? (et/ou YFuture, j'ai pris l'exemple de Google mais Yahoo! n'est pas très loin). J'ai bien peur que oui si on ne trouve pas rapidement une solution alternative à de telles positions monopolistiques... essayons de voir ensemble les différentes libertés nécessaires :

Liberté des données

Le véritable objectif est là : disposer d'applications web permettant d'avoir le contrôle de ses données, aussi bien en termes de portabilité que de confidentialité. Pour ça je vous renvoie à un billet précédent comportant notamment la Déclaration des droits de l'utilisateur du Web Social, un titre bien pompeux pour en arriver à un débat où chacun essaye de tirer la couverture à soi ce qui est logique mais un peu dommage. Enfin bon ça progresse quand même, doucement.

Liberté du code

Les Logiciels Libres ont ouvert la voie, on peut faire énormément de choses en mutualisant la main-d'œuvre et on finit même par y gagner en qualité grâce aux nombreuses revues de code. C'est un système qui commence à être rodé et qui a montré sa force au fil des années. Que demande le peuple ? Bon ok du pain, on verra ça plus tard.

Liberté du dépôt

C'est bien beau d'avoir des données libres orchestrées par du code libre mais si un seul hébergeur contient toutes ces données il va vite trouver un moyen d'en tirer profit... comment faire de ce côté là ? Je n'ai pas vraiment de solution, il y a bien les hébergeurs associatifs mais est-ce suffisant ? Peut-être est-ce à l'état de prendre en compte cette partie ? Je suis assez dubitatif sur ce point, le décalage entre les dirigeants de l'état et le peuple étant renforcé en ce qui concerne les nouvelles technologies. On pourrait alors aussi se tourner vers le W3C mais ce n'est pas non plus fait pour. Problématique épineuse.

Liberté de l'utilisateur

Il y a deux notions critiques à ce niveau : la confidentialité des données et les relations entre personnes. Jusqu'à présent, toutes les applications que j'ai pu tester n'ont pas réussi à résoudre cette problématique élégamment en conciliant simplicité de définition et flexibilité suffisante. Ces notions sont très complexes et c'est un véritable défi à chaque nouvelle application, les relations humaines sont ainsi faites et il va falloir adapter l'outil informatique à cette spécificité.

Un rêve ?

Pour l'instant, oui. Nous verrons dans un prochain épisode les moyens actuels pour concrétiser celui-ci. Comme le disaient des philosophes modernes :

La route est longue mais la voie est libre...

[edit du 29/12] : lire aussi à ce sujet Google est le webOS. Le WebOS est Google.

Logo biologeek GWeb, peut-on encore rêver d'un web libre ? a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 02 décembre 2007. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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Comment valoriser la communauté des Logiciels Libres auprès des professionnels ? 
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Par David Larlet, le 26/04/2007 à 01:45.

« Communautaire » est un mot qui fait peur aux professionnels. Légendes urbaines ? Mauvaises expériences ? Manque de sérieux, de maturité ? Aucune pérennité ? Geeks peu recommandables ? Autant de raisons évoquées pour ne pas faire confiance aux communautés.

C'est justement pour essayer d'inverser cette tendance qui me semble infondée que j'ai décidé de participer à Paris Capitale du Libre cette année malgré les réticences passées. Bon ok, j'ai aussi été invité à le faire et je remercie l'ASS2L de m'avoir permis de donner mon avis sur l'organisation de ces deux journées.

J'ai la liberté d'organiser une conférence off (ie. moins importante mais plus sympa ;-)) et vu le public concerné à forte dominante professionnelle, il serait intéressant de sensibiliser tous ces décideurs aux avantages que peuvent apporter les communautés.

Au niveau du titre, après un brain storming d'une bonne quinzaine de minutes, je suis arrivé à ça :

Les communautés du Logiciel Libre : fonctionnement et interactions possibles avec le monde professionnel.

Si vous avez des remarques, n'hésitez pas mais faites les rapidement car la date limite de modification approche à grands pas.

La conférence se déroulera sous la forme de table ronde et il faut donc trouver plusieurs personnes susceptibles de parler de leur communauté. J'ai déjà plusieurs noms plus ou moins connus en tête mais toutes les suggestions sont les bienvenues (si vous avez une idée d'animateur de la table ronde je suis preneur aussi). Je me demande s'il ne faudrait pas aussi inviter nos confrères d'Ubuntu-pro pour évoquer les avantages et les inconvénients à représenter une entité distincte d'Ubuntu-fr.

Ensuite, au sujet des thèmes abordés, quelles sont les questions que vous vous posez au sujet des communautés ? (au niveau personnel et/ou professionnel) Quels sont les atouts à mettre en avant pour crédibiliser les communautés ? Quelles seraient les actions à mener pour se rapprocher du monde professionnel ?

PS : Il est assez frustrant de ne pas commencer à développer les thèmes auxquels je pense d'ores et déjà pour la conférence dès maintenant... pour ceux qui ne peuvent pas assister à la conférence, je ferais sûrement un résumé de ce qu'il s'y est dit ici.

PPS : Ubuntu-fr est aussi invité à animer les stands de l'espace découverte durant les deux journées, contactez-moi si vous êtes motivé.

Logo biologeek Comment valoriser la communauté des Logiciels Libres auprès des professionnels ? a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 26 avril 2007. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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Soirée Firefox 2 Paris 
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Par David Larlet, le 28/10/2006 à 02:36.

Bon il y a des fois où ça ne va pas et où je le dis mais quand ça se passe bien il faut en parler aussi. Et justement, cette soirée Firefox était pour moi une réussite. Pas forcément pour Ubuntu-fr car je n'ai pas plus que ça fait sa promotion (Tristan s'en est chargé durant sa présentation ;-)) mais plus par le nombre de personnes rencontrées. Ça a déjà été blogué un peu partout donc je vais pas vous faire un compte rendu de la soirée, c'est plus un retour personnel.

J'ai eu l'occasion de croiser :

Concernant le texte d'introduction à Ubuntu, je n'ai pas pu le placer mais ce travail n'est en rien perdu. Je comptais de toute façon faire un dépliant d'introduction à Ubuntu qui tienne sur une feuille A4 donc ça sera l'occasion de mettre en forme toutes vos remarques. Il y a vraiment des idées pertinentes en commentaires qui méritent d'être diffusées. Probablement à la Edgy Party d'ailleurs, n'hésitez pas à vous inscrire !

[edit du 10 novembre] : merci Muriel, heureusement que tu étais là pour faire la promo d'Ubuntu !

Logo biologeek Soirée Firefox 2 Paris a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 28 octobre 2006. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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★ Pourquoi contribuer aux Logiciels Libres ? 
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Par David Larlet, le 25/08/2006 à 09:54.

Toute contribution est un investissement en temps. Les Logiciels Libres ne dérogent pas à la règle. Dans ce cas précis, je trouve que ce temps est un investissement profitable sur de nombreux points. Voici 4 des raisons qui me font apprécier aujourd'hui le fait d'être un Libriste.

Être libre

C'est la principale raison. Mais pas dans le sens des 4 libertés fondamentales du Logiciel Libre. C'est plus un sentiment de liberté personnelle, j'ai un engagement moral vis-à-vis de ma contribution mais je me sens libre d'arrêter à tout moment et c'est ce qui me permet d'avancer, sans être contraint. Le jour où cela deviendra une contrainte, je me remettrai en question et je laisserai ma place, une des force du Logiciel Libre c'est de penser à l'avenir et d'anticiper ce type de réactions via la documentation et le partage des responsabilités par exemple.

Le Logiciel Libre est une liberté. C'est un concept fondamental même si on ne s'en rend pas compte tout de suite. Je me souviens avoir utilisé Firefox avant de savoir ce qu'était un Logiciel Libre. Et puis on se renseigne, ça doit être Tristan chez qui j'ai la première fois entendu parler de Logiciel Libre en des termes d'évangélisation. Et une fois que l'on a compris à quel point cette « idéologie » va dans le sens de l'ouverture et de la liberté, on ne peut plus s'en passer. Bon alors dit comme ça ça fait un peu secte/religion, c'est sûr. Mais je ne pense pas être embrigadé ou fanatique, j'ai juste l'impression de participer à quelque chose de grand, un état d'entraide généralisée que l'on ne retrouve (malheureusement) pas ailleurs ou très peu.

Être curieux

Il faut déjà être curieux pour découvrir les Logiciels Libres mais je parle ici de la curiosité qui amène à la connaissance. Je ne saurais décrire tout ce que j'ai appris ces dernières années par le simple fait de vouloir m'impliquer, c'est un flux de connaissance direct que vous ne pourrez jamais égaler via des études traditionnelles. Alors bien sûr ça demande du temps, des nuits blanches parfois, mais cette curiosité est un éveil permanent. Lorsque je rentre dans un sujet ou un projet, j'ai plaisir à découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles personnes, de nouvelles manières de contribuer.

Ce qui est intéressant c'est que cette curiosité peut être sans fin (peut-être est-ce ça l'éternelle jeunesse ?). Elle demande donc aussi de se fixer ses propres limites, sans que celles-ci soient imposées par un enseignant ou un patron. Participer, c'est aussi en apprendre un peu plus sur ses capacités et sur la connaissance de soi-même. Il y a peu de domaines où participer c'est s'enrichir à plusieurs niveaux, le Logiciel Libre en est un.

Être reconnu

La reconnaissance n'est pas un but mais elle vient, progressivement mais sûrement. C'est un réel bonheur d'être abordé lors d'install party ou de salons et d'être félicité. C'est pas grand chose, mais c'est ce pas grand chose qui me fait continuer aussi, avoir l'impression d'apporter autant que ce que j'ai pu gagné à utiliser des Logiciels Libres. Car il y a un moment où on a envie d'apporter notre pierre à l'édifice, même si c'est un bazar. C'est parfois pas grand chose, une page de wiki rédigée par ici, un petit script réalisé par là, mais au final cette masse de travail collaboratif forme un tout, pas toujours cohérent, mais rarement stérile.

Cette reconnaisssance passe aussi par la reconnaissance des autres. Un projet qui n'est pas basé sur le respect est voué à l'échec. Alors bien sûr des fois ça frictionne un peu, un petit troll à droite, une blogowar à gauche mais au final c'est ce qui pousse à aller de l'avant, à se surpasser. Il faut savoir faire des concessions, et dans le monde virtuel c'est très compliqué. Un simple mail rédigé dans un état un peu énervé peut avoir des conséquences terribles... La contribution nécessite donc aussi de la patience et de l'humilité. En informatique, comme dans les Sciences d'ailleurs, personne ne détient LA vérité. Certains ont plus d'expérience, d'autres ont pris le temps de davantage se documenter sur un sujet précis, mais c'est la somme de toutes ces contributions qui permet de s'approcher de la-bonne-façon-de-faire, de la qualité des Logiciels Libres.

Être impliqué

Le Logiciel Libre n'a pas les moyens de se payer de la publicité, il ne progresse pratiquement que par le bouche-à-oreilles et les blogs sont un amplificateur de ce « mode de communication ». Si vous êtes déjà impliqué, communiquez ! Il y aura peut-être 10% de vos lecteurs qui ne savent pas ce qu'est le Logiciel Libre et 1% seulement va avoir la curiosité de s'y intéresser mais c'est déjà ça de gagné. D'autant qu'il y a peu de personnes déçues qui retournent vers le monde propriétaire d'après ma propre expérience donc c'est 1% définitivement gagné. L'effet boule de neige est garanti.

Si vous n'êtes pas impliqué, il n'est jamais trop tard, c'est toujours difficile la première fois et on fait des erreurs comme tout débutant mais on en ressort au final grandi. Commencez petit, à votre rythme, et surtout, surtout : choisissez un projet qui vous plaît !

Il manque bien sûr à cette description la richesse des rencontres effectuées ou les opportunités d'emploi que cet engagement peut procurer. Je voulais simplement me concentrer sur les points qui, au final, me permettent au quotidien de me rapprocher de l'état... d'être humain.

Logo biologeek Pourquoi contribuer aux Logiciels Libres ? a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 25 août 2006. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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★ Pourquoi contribuer aux Logiciels Libres ? 
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Par David Larlet, le 25/08/2006 à 08:54.

Toute contribution est un investissement en temps. Les Logiciels Libres ne dérogent pas à la règle. Dans ce cas précis, je trouve que ce temps est un investissement profitable sur de nombreux points. Voici 4 des raisons qui me font apprécier aujourd'hui le fait d'être un Libriste.

Être libre

C'est la principale raison. Mais pas dans le sens des 4 libertés fondamentales du Logiciel Libre. C'est plus un sentiment de liberté personnelle, j'ai un engagement moral vis-à-vis de ma contribution mais je me sens libre d'arrêter à tout moment et c'est ce qui me permet d'avancer, sans être contraint. Le jour où cela deviendra une contrainte, je me remettrai en question et je laisserai ma place, une des force du Logiciel Libre c'est de penser à l'avenir et d'anticiper ce type de réactions via la documentation et le partage des responsabilités par exemple.

Le Logiciel Libre est une liberté. C'est un concept fondamental même si on ne s'en rend pas compte tout de suite. Je me souviens avoir utilisé Firefox avant de savoir ce qu'était un Logiciel Libre. Et puis on se renseigne, ça doit être Tristan chez qui j'ai la première fois entendu parler de Logiciel Libre en des termes d'évangélisation. Et une fois que l'on a compris à quel point cette « idéologie » va dans le sens de l'ouverture et de la liberté, on ne peut plus s'en passer. Bon alors dit comme ça ça fait un peu secte/religion, c'est sûr. Mais je ne pense pas être embrigadé ou fanatique, j'ai juste l'impression de participer à quelque chose de grand, un état d'entraide généralisée que l'on ne retrouve (malheureusement) pas ailleurs ou très peu.

Être curieux

Il faut déjà être curieux pour découvrir les Logiciels Libres mais je parle ici de la curiosité qui amène à la connaissance. Je ne saurais décrire tout ce que j'ai appris ces dernières années par le simple fait de vouloir m'impliquer, c'est un flux de connaissance direct que vous ne pourrez jamais égaler via des études traditionnelles. Alors bien sûr ça demande du temps, des nuits blanches parfois, mais cette curiosité est un éveil permanent. Lorsque je rentre dans un sujet ou un projet, j'ai plaisir à découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles personnes, de nouvelles manières de contribuer.

Ce qui est intéressant c'est que cette curiosité peut être sans fin (peut-être est-ce ça l'éternelle jeunesse ?). Elle demande donc aussi de se fixer ses propres limites, sans que celles-ci soient imposées par un enseignant ou un patron. Participer, c'est aussi en apprendre un peu plus sur ses capacités et sur la connaissance de soi-même. Il y a peu de domaines où participer c'est s'enrichir à plusieurs niveaux, le Logiciel Libre en est un.

Être reconnu

La reconnaissance n'est pas un but mais elle vient, progressivement mais sûrement. C'est un réel bonheur d'être abordé lors d'install party ou de salons et d'être félicité. C'est pas grand chose, mais c'est ce pas grand chose qui me fait continuer aussi, avoir l'impression d'apporter autant que ce que j'ai pu gagné à utiliser des Logiciels Libres. Car il y a un moment où on a envie d'apporter notre pierre à l'édifice, même si c'est un bazar. C'est parfois pas grand chose, une page de wiki rédigée par ici, un petit script réalisé par là, mais au final cette masse de travail collaboratif forme un tout, pas toujours cohérent, mais rarement stérile.

Cette reconnaisssance passe aussi par la reconnaissance des autres. Un projet qui n'est pas basé sur le respect est voué à l'échec. Alors bien sûr des fois ça frictionne un peu, un petit troll à droite, une blogowar à gauche mais au final c'est ce qui pousse à aller de l'avant, à se surpasser. Il faut savoir faire des concessions, et dans le monde virtuel c'est très compliqué. Un simple mail rédigé dans un état un peu énervé peut avoir des conséquences terribles... La contribution nécessite donc aussi de la patience et de l'humilité. En informatique, comme dans les Sciences d'ailleurs, personne ne détient LA vérité. Certains ont plus d'expérience, d'autres ont pris le temps de davantage se documenter sur un sujet précis, mais c'est la somme de toutes ces contributions qui permet de s'approcher de la-bonne-façon-de-faire, de la qualité des Logiciels Libres.

Être impliqué

Le Logiciel Libre n'a pas les moyens de se payer de la publicité, il ne progresse pratiquement que par le bouche-à-oreilles et les blogs sont un amplificateur de ce « mode de communication ». Si vous êtes déjà impliqué, communiquez ! Il y aura peut-être 10% de vos lecteurs qui ne savent pas ce qu'est le Logiciel Libre et 1% seulement va avoir la curiosité de s'y intéresser mais c'est déjà ça de gagné. D'autant qu'il y a peu de personnes déçues qui retournent vers le monde propriétaire d'après ma propre expérience donc c'est 1% définitivement gagné. L'effet boule de neige est garanti.

Si vous n'êtes pas impliqué, il n'est jamais trop tard, c'est toujours difficile la première fois et on fait des erreurs comme tout débutant mais on en ressort au final grandi. Commencez petit, à votre rythme, et surtout, surtout : choisissez un projet qui vous plaît !

Il manque bien sûr à cette description la richesse des rencontres effectuées ou les opportunités d'emploi que cet engagement peut procurer. Je voulais simplement me concentrer sur les points qui, au final, me permettent au quotidien de me rapprocher de l'état... d'être humain.

Logo biologeek Pourquoi contribuer aux Logiciels Libres ? a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 25 août 2006. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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Lancement des forums francophones GNOME 
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Par David Larlet, le 02/03/2006 à 23:17.

L'association GNOME-FR lance ses forums de support, vous y retrouverez de quoi installer et utiliser GNOME bien sûr mais aussi des catégories d'aide au développement pour pouvoir contribuer au projet de manière active.

Le message de lancement officiel :

Devant le nombre sans cesse grandissant de questions indépendantes du système sous-jacent posées sur les différents fora de distributions GNU/Linux et *BSD's ayant pour thème Gtk+ / GNOME, l'idée est venue de rassembler celles-ci au sein d'un seul et unique forum. C'est dans ce but qu'est né le « Forum Francophone GNOME ». Celui-ci reprend les principaux thèmes abordés dans les différents fora, à savoir l'utilisation, l'installation, le développement, ... de GNOME ainsi que des programmes faisant utilisation de la libraire Gtk+ et associés. Il ne s'agit nullement de faire de l'ombre aux fora destinés aux utilisateurs des différentes distributions, mais plutôt de centraliser les questions n'ayant aucun rapport avec les distributions-mêmes.

N'hésitez pas à aller donner un coup de main pied à l'occasion ;-).

Logo biologeek Lancement des forums francophones GNOME a été rédigé par David Larlet pour biologeek.com et a été originellement posté le 02 mars 2006. À part exceptions, c'est ©2004-2009 David Larlet et sous licence (presque) libre autorisant la reproduction, la distribution et la modification sous certaines conditions. Veuillez les respecter.

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