Bonjour à tous les lecteurs du Planet-Libre

Avant tout, merci à tous pour votre soutien. Pris au dépourvu par ce problème technique, voila le Planet-Libre de nouveau accessible !!
Je pense que vous allez avoir de la lecture à rattraper !!

Bien Cordialement,
L'équipe du Planet-Libre

Suite à beaucoup de demande, nous avons mis en place un système de Don via Paypal

Nous Suivre

    feed feed feed

En Direct du Forum

Les Membres

Participer

Filter les articles :     Articles du jour   -   Articles de la semaine   -   Articles du mois   -   Tous
Gravatar de Antonin Moulart
Les lycéens réunionnais passent sous GNU/Linux ! 
  • 12 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 19/08/2010 à 18:43.
Linuxlela

Linux Lela - scideralle - Creative Commons 2.0 BY-SA

C'est en tout cas ce qu'a annoncé Didier Robert le président du conseil général de la Réunion. Dès octobre, les 18 000 premiers ordinateurs portables sous GNU/linux devraient être distribués aux lycéens de seconde. La volonté politique est claire: faire découvrir les systèmes alternatifs au plus grand nombre.

On ne peut que saluer cette initiative qui développera à coup sur la curiosité des adolescents pour les nouvelles technologies ainsi que pour le libre. Cependant, l'objectif de cette action doit être avant tout d'accompagner les enseignants vers un enseignement qui mêle intelligemment technologie et cours en classe. Il ne suffit pas de distribuer des ordinateurs pour améliorer l'éducation. Il faut aussi éduquer à de nouveaux usages. A quoi bon distribuer un ordinateur si personne n'en fait rien ?

J'espère qu'un projet éducatif accompagnera cette distribution d'ordinateur, sans quoi le risque d'inefficacité est grand.

Sources: chezeric.biz

This page is wiki editable click here to edit this page.
Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
L’Amateur versus le Professionnel 
  • 12 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 17/08/2010 à 15:33.
Manu BD

Manu BD, creative commons 3.0 by-nc-nd

Je me suis souvent senti assez mal à l'aise dans des débats ou discussions où il est communément admis que le sens premier du mot "amateur" qualifie la piètre qualité d'une production. Ceci est d'autant plus vrai lorsque les partisans du "professionnalisme" se complaisent à dézinguer du logiciel libre.

Le professionnel est motivé par l'argent. Son objectif n'est pas de faire du travail de qualité, ce n'est pas non plus d'aimer ce qu'il fait. Le professionnel a pour but ultime de faire de l'argent.

Plutôt que de prendre le mot amateur dans son sens commun, je vous invite à retourner à ses sources latines pour en comprendre le sens original et mener une réflexion sur les valeurs profondes qui animent l'amateur.

Ama-teur signifie avant tout "celui qui aime"

Quand on construit ou produit quelque chose que l'on aime, alors on est un amateur. Souvent les contributeurs de projets libres sont des passionnés. Le moteur de la motivation qui pousse à s'activer est la passion, le jeu et la sociabilité.

Contribuer de manière amateur c'est aller à la rencontre de contributeurs qui partagent la même passion que vous. Il est stimulant de faire la rencontre de gens avec qui on a des affinités. Lorsque des amateurs ont une activité commune, les pairs poussent à faire des efforts. L'amateur ne cherche pas à reconduire son contrat comme le professionnel mais la reconnaissance de ses pairs.

Souvent on entend dire quand un travail est mal fait ou qu'un logiciel ne répond à des attentes "c'est un travail d'amateur". Cette expression est employée de manière péjorative pour exprimer la médiocrité de la prestation du producteur. Or le travail d'amateur est-il toujours de mauvaise qualité ? A l'évidence, c'est faux. Et de nombreux exemples peuvent le démontrer: le projet wikipedia est composé à 99% amateur. Pareil pour GNU/Linux, les contributions viennent très souvent d'amateurs. Si l'amateur n'a pas de service "contrôle qualité", il a des pairs pour mettre à l'épreuve sa production et la critiquer.

L'amateur aime profondément ce qu'il construit. Les développeurs de logiciels libre sont très souvent des passionnés qui jouent avec le code. C'est grisant. On retrouve cette passion dans bien d'autres domaines comme la musique, l'art et j'en passe...

Le professionnel fournit toujours des logiciels de qualité: un mythe ?

Combien de fois ai-je pu être déçu par des services fournit par des professionnels ? Un téléphone qui ne fait pas deux ans, un service client pourri, un logiciel ou un jeu de mauvaise qualité... C'est fréquent, on n'y prête même plus garde. Quand un logiciel propriétaire est mauvais entend-t-on souvent "c'est normal, c'est un logiciel propriétaire !". Je ne l'entends jamais, à part de la bouche d'amis libriste bien sur ;-) Par contre, combien de fois ai-je entendu qu'un logiciel était de mauvaise qualité parce qu'il était libre... Je ne compte plus !

Si les projets de logiciels libres sont parfois de moins bonne qualité que leur équivalents propriétaires, ce n'est pas en raison de l'amateurisme de leur acteur. Le temps d'activité du professionnel est supérieur à celui du temps de l'amateur. Combien de contributeurs peuvent passer 80% de leur temps à avoir une activité de loisir ? Très peu à l'évidence. Il est indispensable d'avoir une activité professionnelle importante pour vivre ou survivre. Pour qu'un travail soit de qualité, il n'y a pas de secret, il faut y passer du temps. C'est a principale raison pour laquelle il n'est pas rare que la sphère professionnelle ait des productions de meilleures qualités.

Quelles solutions pour passer plus de temps à développer du logiciel libre ?

C'est une vaste question qui mériterait une série d'article à elle seule. Je me contenterais d'inviter les utilisateurs de logiciels à être généreux quand ils le peuvent en faisant des dons réguliers aux communautés qui développent les logiciels libres ou rendent des services amateurs.Même si l'amateur n'est pas rémunéré pour le travail qu'il fournit, rien ne vous empêche de lui faire des dons pour qu'il puisse accorder plus de temps aux services qu'il vous rend.

Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
Crab Grass: un logiciel libre d’organisation et de transformation social 
  • 6 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 14/08/2010 à 16:20.

Depuis quelques semaines, je teste le logiciel libre Crab Grass une boite à outil militante de premier ordre sur les serveurs de Rise Up. Rise Up est une organisation qui a pour mission de proposer gratuitement des outils sécurisés aux collectifs et organisations solidaires. Rise Up propose le service we.riseup.net qui nous invite à utiliser Crab Grass. Ce logiciel libre est en plein développement, encore en beta mais déjà très intéressant et je vais vous le présenter en détail.

Crab Grass, une boite à outil de l'auto-organisation des acteurs

Bien que ne proposant pas d'outils de décentralisation comme MOVIM, Crab Grass est un logiciel extrêmement intéressant pour les citoyens engagés de tous bord. La dernière version a été rendu public le 14 juin dernier, il s'agit de la 0.5.2.1.

Crab Grass a selonrise up trois objets:
Un logiciel de réseaux sociaux, il a pour but de donner la capacité aux utilisateurs d'établir des liens entre eux au travers de leur contribution en ligne.
Un logiciel de travail collaboratif, il donne la capacité à de petits groupes de partager des fichiers, suivre des tâches et des projets, prendre des décisions et construire une base de connaissance.
Un logiciel d'organisation de réseau car il permet à de multiples groupes de travailler ensemble sur des projets dans un esprit démocratique.

Une organisation des discussions originale mais discutable

Les interactions sont organisées de manière assez originale et peu bordélique. On a l'impression que certaines fonctionnalités sont redondantes mais elles correspondent à des formats différents.
La première page quand on arrive sur le réseau est composé d'une barre de navigation, d'un tableau de bord et des pages récentes.
La barre de navigation

Navigation Crab Grass
« la boite de réception » est une zone de notification nous prévenant de l'activité sur les pages discussions auxquelles nous participons.
« My messages » semble faire l'historique des mini-messages privés et publics. Je n'en ai eu que peu l'utilité jusqu'à maintenant mais il semble que cela corresponde aux status de twitter ou identi.ca.
« Tâches » recense l'ensemble des tâches que je me suis assigné ou que l'on m'a assigné. Très pratique pour savoir comment être utile et efficace !
« Les requêtes » Nous permet de visualiser les demande de mises en contact qui nous sont faites.
« Rechercher » est un moteur de recherche qui nous permet de trouver par mot clé.
« La poubelle » est l'espace où sont jetées les pages supprimées.
Juste en dessous du menu ce trouve la rubrique « Univers » où sont iconifiés les différents groupes de travail que vous avez rejoins et vos ami-e-s.
Ce menu est aussi décliné à l'horizontal dans l'entête quand vous passez votre souris sur « moi ».

Le tableau de bord est votre tour de contrôle et vous permet de visualiser l'activité des membres de votre groupe sur le groupe.

Tableau de bord - Crab Grass

En dessous du tableau de bord, on visualise les pages récentes. Les petites étoiles marques celle qui sont importantes. Nous reviendrons sur leur nature un peu plus tard.

Pages récentes - Crab Grass

Des fonctionnalités intéressantes

On peut distinguer trois grandes fonctionnalités: les pages (la plus importante), les mini-messages et le t'chat.

Les pages peuvent correspondre à différents éléments.
Cela peut être une page...
« Wiki », page que tout le monde peut modifier. Utile pour travailler en collaboration sur des textes ou stocker des bases de connaissances communes pouvant être enrichies.
« discussions de groupes », cela prend la forme d'un topic de forum. Il s'agit de discussions asynchrones.
« Multimedia », vous aurez le choix entre fichiers, images et videos.
« votes et enquêtes », là il s'agit d'une panoplie d'outil dont l'objet est de sonder le groupe. Très utile pour prendre des décisions.

« Listes de tâches », la fameuse liste des tâches va permettre au groupe d'avoir une visibilité permanente sur les actions qui doivent être accomplie pour faire avancer le shmilblik.
Il y a de quoi faire.

Les mini-messages permettent d'envoyer rapidement et un publiquement une information à un autre membre ou au réseau en général. Cela peut faire office d'outil de veille même si je doute que l'on ai tout le temps les yeux rivés sur cette fonctionnalité.

Outil aussi très pratique: le t'chat. Il permettra au groupe de se réunir pour discuter en directe !

Les réseaux, les groupes et les comités

Maintenant que l'on a vu comment s'organisent les discussions et leur nature, on sait où cliquer pour accéder à quoi. Crab Grass permet une auto-organisation sur trois niveaux.

Généralement, on débute au niveau intermédiaire, c'est à dire le groupe. Quand on arrive sur Crab Grass, la première chose que l'on fait, c'est d'inviter les membres de son organisation ou de son collectif à rejoindre le groupe.

A l'intérieur du groupe il est possible de créer des commissions. Les commissions sont des sous-groupes à proprement parler avec toutes les fonctionnalités du groupe mais sur un espace séparé et hiérarchiquement dépendant du groupe. En cas de conflit, il est ainsi très facile de subdiviser un groupe pour partir sur des pistes différentes.

Les réseaux sont des mises en réseaux de groupes. Votre groupe aura l'occasion de côtoyer d'autre groupe et il arrivera peut être un moment donné où vous déciderez de travailler ensemble. Le réseau vous permettra de « connecter » vos groupes et de collaborer plus facilement.

Avis critique

Crab Grass est un logiciel libre épatant. L'idée est exceptionnelle, sa mise en place est loin d'être médiocre. Son organisation sur trois niveaux est d'un grand intérêt. Les fonctionnalités disponibles sont puissantes même s'il manque à mon avis un outil de veille et de partage de l'information efficace.

L'interface de navigation reste un poil complexe et demande une certaine capacité d'adaptation. Il est sans doute possible de la rendre plus ergonomique.

Je me dois de rappeler tout de même que le logiciel est encore en bêta malgré sa maturité importante. Il est d'ailleurs possible de contribuer par vos idées ou bien en aidant à son développement.

Je tire mon chapeau à l'équipe de Rise Up !

On se retrouve sur le réseau donc ? ;-)

Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
L’utilisation et le développement du logiciel libre menacé par l’ACTA 
  • 6 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 26/06/2010 à 22:01.

L'APRIL et  La Quadrature ont rencontré les 8 fonctionnaires français chargés des négociations de l'ACTA. Pour rappel, l'ACTA est une négociation mondiale organisé de manière totalement opaque qui vise à lutter contre la contre-façon à tout prix.

Voici un extrait concernant directement le développement et l'utilisation du logiciel libre:

Aucun droit à l'interopérabilité des « mesures techniques de protection » (DRM). Les DRM sont un frein au développement et à l'utilisation des logiciels libres. Pour les utilisateurs de logiciels libres, la seule solution pour accéder légitimement à des œuvres prisonnières de ces « menottes numériques » est le contournement. Cette solution n'a pas été garantie par les négociateurs français : les utilisateurs et les développeurs de logiciels libres pourraient donc être, lors de la transposition de l'ACTA, de nouveau soumis à une pression juridique inacceptable.

Ce débat avait déjà été mis sur la table à plusieurs reprises en France. Il semble que la connerie française s'exporte vraiment bien.

Rappelons tout d'abord ce qu'est un DRM ou en GDN (Gestion des Droits Numériques), selon wikipedia:

La gestion des droits numériques ou GDN[1] (en anglais : Digital Rights Management - DRM) a pour objectif de contrôler l'utilisation qui est faite des œuvres numériques, par des mesures techniques de protection. Ces dispositifs peuvent s'appliquer à tous types de supports numériques physiques (disques, DVD, Blu-ray, logiciels...) ou de transmission (télédiffusion, services Internet...) grâce à un système d'accès conditionnel.

Comment est-t-il possible de soutenir la volonté d'imposer à tous un standard de fichier de protection qui, primo, restreint les libertés d'utilisation du fichier malgré son achat par l'utilisateur, deuxio, dont la technologie soit fermée et propriétaire et donc appartenant à une industrie susceptible de faire payer des royalties pour son intégration dans les divers logiciels. Les utilisateurs et développeurs de logiciel libre qui mettraient en place des systèmes de contournement pour assurer l'interopérabilité se verraient mis en cause juridiquement. Cette mesure est totalement disproportionnée et porterait une atteinte grave à la liberté logicielle des utilisateurs.

Si ce paragraphe du communiqué de l'APRIL et de La Quadrature était le seul point noir, nous pourrions être heureux... Malheureusement, le reste n'est pas mieux...

(Communiqué intégral)

Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
Entrez sur le planet de MOVIM 
  • 4 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 16/06/2010 à 18:28.

Si vous cherchiez un fil d'information pour tout savoir sur MOVIM, les réseaux sociaux libres et la confidentialité des données personnelles sur internet, arrêtez vous !

J'ai exactement ce qu'il vous faut:

http://planet.movim.eu (RSS)

Si vous bloguez sur ces sujets, vous êtes les bienvenus !

Information flash: Ce soir, à 20h00, réunion technique sur le salon jabber MOVIM.

A tout à l'heure.

Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
Movim, l’alternative facebook, émission “symbiose” 
  • 5 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 10/06/2010 à 10:30.

Voici l'émission "Symbiose" diffusée sur radio Libertaire. Au nom du projet et de la communauté MOVIM, Jérémie et moi sommes intervenus sur différents sujets. Tout d'abord les problèmes de confidentialité des données personnelles, la censure exercée par facebook, puis le projet MOVIM réseau social libre et décentralisé, ses caractéristiques, son avancement...

Téléchargez l'émission (.ogg)
L'émission est disponible sous licence creative commons 3.0 sauf les chansons d'Andrea Rocolini sous creative commons 2.0.

Retrouvezles podcasts des anciennes émissions "Symbiose".

This page is wiki editable click here to edit this page.
Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
Les médias sociaux privateurs et centralisés sont en train de tuer les blogueurs indépendants 
  • 0 vote
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 27/05/2010 à 10:13.

Les médias sociaux se développent mais la blogosphère plonge. Paradoxe.

De plus en plus nombreux sont les blogueurs qui s'interrogent sur l'intérêt de continuer à tenir un blog. Alimenter un blog régulièrement, c'est un gros boulot. Trouver l'idée de réflexion qui va plaire ou l'information rare qui a encore été peu diffusé, c'est épuisant. Rédiger, choisir l'illustration, faire attention aux licences, citer des blogueurs qui ont abordé le sujet pour construire des liens. Puis, relire son article pour traquer les fautes d'orthographe, formater son billet, ajouter les bons tags... Et enfin, appuyer sur publier.

Non, ce n'est pas fini. Après cela, deuxième étape, il faut le faire connaitre. Publier sur facebook, twitter, identica, commenter les blogs des copains, interpeller sur les réseaux sociaux dans les bonnes conversations aux bons moments... Las, la fin de journée arrive, on fonce voir nos stats pour savoir si notre billet a trouvé ses lecteurs. Parfois il arrive qu'on ait été bon, on est fier de nous, parfois il arrive que l'on ait été très mauvais, ça peut être décourageant. Quelque soit le résultat, vaillant, on remonte sur notre cheval en ayant l'espoir que celui du lendemain va tout déchirer.

Même quand le trafic est mauvais, il arrive que des discussions se créent et fassent échos à nos productions, ça c'est génial. On a l'impression d'avoir déclenché quelque chose. L'apothéose c'est quand un lecteur à une réaction intéressante et constructive. Ne m'en veuillez pas chers lecteurs, j'aime quand vous montrez votre contentement ou mécontentement, mais c'est encore mieux quand cela débouche sur une vraie réflexion.

Bref, les commentaires c'est un peu la dope du blogueur. Qu'il soit skyblogueur ou politico-blogueur influent, la recherche de l'attention et l'envie de partage domine l'échange. Les blogueurs professionnels sont aussi rares que les médias sociaux qui atteignent l'équilibre financier. La vocation de ceux qui écrivent sur leur propre média ne semble donc pas être de gagner l'argent mais d'avantage le plaisir de partager leur passion.

Pourtant, les commentaires sont moins nombreux sur nos blogs. Et on a l'impression que même notre trafic en prend un coup. Réalité ou fiction ?

Qu'est-ce qui a changé ?

Notre médiocrité a-t-elle augmenté ? La course au scoop tue-t-elle le blogging ? Le copinage inter-blogueur fait-il tourner la sphère sur elle même ? Les sites de journalistes professionnels se mettraient-ils à écrire des papiers intéressants sur internet ? Pendant ce temps, quelques médias sociaux atteignent héroïquement l'équilibre financier. Mais quel est leur secret ?

Je veux ici prendre un exemple de réussite. Lepost.fr, aujourd'hui sans doute le média social francophone le plus visité et commenté au monde. Lepost.fr a semble-t-il atteins l'équilibre financier. Comment a-t-il fait ? C'est assez simple, lepost.fr a mis en place une espèce d'industrie de l'information où chacun est invité à écrire. Pour accélérer le mouvement, lepost.fr a dépouillé son média de toute notion de contrôle qualitatif, explicite comme implicite. La rédaction a poussé le vice jusqu'à dégrader volontairement la qualité des images et de la rédaction des articles pour encourager les lecteurs à contribuer. Lepost.fr se contente de faire de la réécriture. Les scoops y sont rares, ce n'est pas le but de ce média. Une fois qu'une masse critique de lecteurs est arrivée, lepost.fr a invité les blogueurs influents sur ses pages afin de les déloger de leur blog. Les blogueurs semblent très satisfaits du très large nouveau public qu'ils touchent et se demandent même parfois si c'est bien utile de continuer à alimenter leur propre blog (Christophe Ginisty posait la question "Y-a-t-il encore un espace pour les blogs ?").

Voilà donc comment lepost.fr a  fait pour atteindre la rentabilité, il a mis au boulot tout un tas de citoyens (blogueurs compris) comme si la visibilité offerte était une contre-partie suffisante. Tout comme facebook, lepost.fr se nourrit des contributions des internautes et tentent de s'imposer comme le média des médias individuels. Là où le bas blesse c'est que les contributeurs n'ont aucun moyen de récupérer la totalité des données produites pour les déménager. On ne peut pas non plus supprimer son compte dans les options de gestion. Le simple droit à l'information produite est bafoué. Tout comme facebook, la stratégie de lepost.fr est d'enfermer l'internaute contributeur dans son système et le dépossèder de ses contributions.

L'internaute contributeur participe au succès de lepost.fr mais n'a aucun droit sur la politique de l'entreprise. En effet, lepost.fr n'est pas une fondation comme agoravox et n'implique pas les contributeurs dans ses choix stratégiques, ceux ci répondant uniquement à une logique économique. Il ne peut donc pas défendre ses intérêts de contributeurs. Et si le contributeur de lepost.fr tentait de faire prendre conscience à sa communauté de la supercherie du média, lepost.fr ne le censurerait-il pas ? C'est une question que je pose sans présumer de la réponse mais il faut admettre que la liberté de ton des contributeurs se posent lorsqu'on écrit dans un média sur lequel on a aucun droit. Quitter son blog pour se consacrer à lepost.fr serait une grave erreur. Qu'est-ce qui vous garantit que vous ne serez jamais censuré sur lepost.fr ? Au moins, sur votre blog vous avez le contrôle de vos données, de votre ligne éditoriale et de son évolution technique. Le danger est que les blogueurs de talents se laissent séduire et arrête d'alimenter leur blog... Que ce passera-t-il le jour où leur publication entrera en un conflit d'intérêt avec lepost.fr ? Je crois qu'ils regretteront amèrement de ne plus posséder d'espace médiatique...

Le blogueur libre et indépendant a une mission d'alerte, de surveillance du pouvoir. Il est une plume citoyenne et son existence est vitale à la bonne santé démocratique. La liberté d'expression est fondatrice du régime démocratique et nous avons le devoir de l'utiliser. Ne la laissons pas prendre à nouveau la poussière comme ont pu le faire les journalistes des médias traditionnels qui ont perdu toute crédibilité aux yeux des citoyens. Ne préparons pas la prochaine crise des médias !

Bon, ceci étant, lepost.fr n'est qu'un exemple, je n'ai rien contre ce média mais son modèle de développement m' hérisse le poil. Cela me fait penser aux champs de grands propriétaires terriens dans lesquels travaillent des  tas d'ouvriers payés quelques cacahuètes par jour.

Non chers amis, rien ne vaut un bon logiciel libre de blogging comme dotclear ou wordpress installé sur un serveur que vous contrôlé avec une base de donnée qui vous appartient et une ligne éditoriale qui ne dépend que de vous.

Et tant pis si votre audience est plus faible. Au moins, vous aurez le sentiment de liberté et d'indépendance. Et ça, ça n'a pas de prix.

Retourner au sommaire
Gravatar de Antonin Moulart
Compte rendu subjectif et impressions de la réunion MOVIM du 19 mai 
  • 5 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 20/05/2010 à 07:15.

Contents

[ hide ]

    Hier soir a eu lieu sur le salon jabber de MOVIM une première réunion de définition des grandes lignes du projet. Cela a concerné les aspects fonctionnels du logiciel aussi bien que l'organisation de la communauté et du projet. Ce soir là, la room MOVIM a dépassé la room jabber, c'est pour dire le succès de la réunion, nous étions 30. 30 à discuter sur un t'chat, je vous laisse imaginer les débuts, inutile de préciser que c'était le style "bazar". Terriblement productif et fertile en terme d'idées, un peu plus compliqué pour faire ressortir les grandes idées communes. Mais nous avons tout de même réussi, je crois.

    Le fil de la réunion a été prédéfinis par nous même collaborativement sur une page wiki prévu à cet effet. Je vous cite les points que nous avons traité:

    Présentation

    • Qui veut contribuer au projet ?
      • Chacun est encouragé à créer un profil sur le wiki



    Fonctionnel

    • Définition des buts et limites de la plateforme (Comment voyez-vous movim ?)
      • Proposition de fonctionnalités (Qu'est ce que je veux voir dans mon movim ?)
      • Proposition d'usages (Qu'est ce que je veux pouvoir faire avec movim ?)
    • Comment voyez-vous le web social ?
      • Il est interessant de ne pas penser que movim, mais aussi comment on peut améliorer le web -> Comme les social plugins de FB, les retweet....
      • Réseaux/Sites que l'on peut socialiser/movimiser (Couchsurfing....)



    Organisationnel

    • Proposition d'un financement par dons du projet
    • Discussion autour des nouveaux éléments WikiMovim (MediaWiki), DevMovim (CodingTeam)
    • Positionnement et justification du développement du projet MOVIM
    • Promotion, "Stratégie de communication" ou plutôt "Stratégie de Mobilisation en ligne"
    • Distribution du travail

    Techniciens, passez votre route, la réunion qui vous concernera se déroulera très prochainement. Rendez-vous sur la mailing list de MOVIM.

    Tout d'abord, Edhelas, alias Timothée Jaussoin, nous a invité à nous présenter en créant notre profil sur le wiki, étape de base avant tout projet collaboratif. Le wiki est cet outil magique qui permet aux acteurs de s'auto-organiser. Avec un wiki on fait tout, le plus difficile est d'adopter les usages. Mais entre les mains d'une communauté bien rodée, cet outil est tout simplement le plus puissant du monde. Il suffit de voir le résultat de wikipedia. Nous avons déjà au sein de la communauté des membres bien rodés et d'autres qui se rodent. Le plus impressionnant est la diversité des profils. On peut imaginer qu'au sein d'un projet libre il n'y a que des développeurs, que neni, vous trouverez communiquant, linguistes (ce n'est pas un projet européen pour rien), des intellectuels issu des sciences humaines, des rédacteurs de documentation technique et je suis sur d'oublier pleins d'autres profils. Souvent on a l'image, à tord, que les logiciels libres ne nécessitent que des développeurs. A votre avis, est-ce seulement des développeurs qui on fait de facebook ce qu'il est aujourd'hui ? Non. Ce sont des personnes avec des compétences diverses qui sont persuadés d'inventer quelque chose de nouveau. Movim c'est cela, mais en ôtant les requins de la finance et en ajoutant un code ouvert ainsi que le soucis de la sécurité des données de l'utilisateur.

    Donc, comme je le disais précédemment, nous avons déblatéré des tas d'idées et nous nous sommes mis d'accord sur l'essentiel d'un point de vu fonctionnel.

    D'abord, il était communément admis par tous que MOVIM serait un réseau décentralisé. Ensuite, nous avons beaucoup parlé de la nécessaire modularité du logiciel. Nous étions nombreux à y voir des avantages aussi bien pour la liberté de choix de l'utilisateur que pour la répartition et le libre développement du logiciel. La modularité est donc une des priorités bien que cela relève d'un challenge technique.

    Ensuite, nous avons parlé de la manière dont Movim s'offrirait à l'utilisateur. C'est à dire, dans quel état, sous quelle forme et dans quelles conditions l'utilisateur pourrait accéder à Movim. D'abord, il nous est apparu essentiel que MOVIM soit une web apps. Dans un soucis d'accessibilité maximal, nous ne pouvons pas nous focaliser sur le développement d'une application de bureau. Par ailleurs, nous pensons que Movim doit proposer lors de l'installation si le système doit être mono-utilisateur ou bien multi-utilisateur. En effet, Movim pourrait aussi bien être installé pour une personne unique, comme un blogue, que pour un serveur collectif. Lorsque nous avons abordé la question du serveur collectif est immédiatement venu la question de la sécurisation des données utilisateurs. Qui dit serveur collectif, dit compte administrateur, qui dit administrateur dit hiérarchie et privilège d'utilisation. Nous savons très bien que Movim ne pourra être un logiciel grand public s'il n'est qu'un outil mono-utilisateur. En effet, la majeure partie des internautes ne savent pas ce qu'est un serveur ftp, alors installer une web apps... Ce n'est même pas la peine d'y penser ! Dans ce cas, il faudra des serveurs mutualisés qui proposeront MOVIM. La rédaction d'une charte ou la mise en place de labels a été vaguement abordé avant de nous recentrer sur l'objet de la réunion, ces sujets seront traités plus tard au cours du projet mais n'en demeure pas moins d'une grande importance.

    Nous avons également définis la notion de canaux. Les canaux seraient des flux multimedias alimenté par un groupe d'utilisateurs ou une personne seule. Les canaux seraient définis par le public auquel on s'adresse. Par exemple, je veux parler de cuisine, je vais m'adresser à mes amis qui aiment la cuisine et parlent de cuisines. L'ensemble de ces informations passeront par un canal "cuisine".

    A été abordé également la question de ce qu'on voyait lorsqu'on se connectait à  MOVIM: la timeline. Cela semble couler sous le sens. Par contre, plus à revers, nous nous sommes interrogés sur la gestion des données utilisateurs. Nous avons convenu que par défaut tout serait privé. Par rapport à facebook qui organise la publication à outrance de toutes les données personnelles, nous pensons que MOVIM doit d'abord tout rendre privé et permettre à l'utilisateur, s'il le veux, de rendre public les informations au cas par cas. Nous avons également évoqué l'éventualité d'intégrer un guide des bons usages de ses données personnelles afin de mieux prévenir l'utilisateur des conséquences sur sa vie privée.

    Il a été également discuté l'opportunité d'intégrer Movim au web social, comme plugins pour les médias sociaux. La différence fondamentale avec facebook est que vous garderiez la propriété pleine et entière de vos données personnelles même si elles sont dans les nuages. Par ailleurs, nous ne chercherons pas à espionner votre traffic avec notre bouton "like" ou autre. Promis, on a finis notre crise d'adolescence.

    Ahah, quelle bande de rêveurs, hein ? Pas tant que ça... Pour nous donner les moyens de parvenir à nos fins, nous avons ensuite abordé la question organisationnelle.

    Tout d'abord, la question des dons a été abordé et assez vite écartée par un compromis. Certains disaient qu'il fallait faire un appel aux dons, d'autres ont argué que ce n'était pas le moment. Mais tous nous avons convenu que cette éventualité s'imposerait à nous de toute façon si nous voulons avoir le moyen de nos ambitions. Par contre, par respect pour nos supporters et futurs utilisateurs, nous avons convenu qu'il n'était pas correcte d'appeler aux dons sur notre seule marque médiatique. Nous ne sommes pas du MIT, le groupe est beaucoup plus hétérogène (déjà y a pas que des mecs), nous avons aussi des belles bouilles de geeks, mais nous n'en ferons pas commerce ;-) Nous nous sommes dit que lorsque nous appellerons aux dons, il y aura du concret. Movim est un projet sérieux. Ceci étant, ça ne nous empêche pas de commencer à réfléchir en parallèle à l'adoption d'un statut juridique pour une future récolte.

    Question positionnement, nous continuons sur la même ligne. Nous nous sommes dit que MOVIM devait continuer à placer la sécurité des données personnelles comme question n°1, que Movim ne cherchait à tuer personne, même pas facebook. Movim est un logiciel avec une identité propre qui se propose d'être une alternative aux réseaux sociaux centralisés et privateurs.

    Tout d'abord, Timothée nous a dit qu'il avait commencé à mettre en place un planet ainsi qu'un blog pour la communauté Movim. Ce sont d'excellente initiative. La mobilisation de la communauté est un point central qui, selon moi, va permettre d'irriguer le projet de contributions de qualité tout du long. Movim ne serait pas toujours sur une vague médiatique, il y aura aussi des creux, mais si nous créons des liens suffisamment dense entre nous, il restera toujours un tissu suffisamment important pour mener à bien l'œuvre commune.

    Un point important, qui n'a pas suffisamment pris en compte lors de cette réunion à mon humble avis, est le travail d'influence qu'il y a à réaliser pour facilité le basculement. Movim n'aura pas dans un premier temps des fonctionnalités génialissimes par contre il sera largement supérieur en terme de sécurité des données personnelles. Si nous ne parvenons pas à conscientiser suffisamment d'internaute sur l'importance de la gestion de leur donnée personnel, il se peux que le projet tombe à l'eau. Bien sur, ce travail dépend pas que de nous. C'est aux acteurs conscients et aux acteurs publics de prendre en charge ce sujet d'une importance cruciale. Mais la communauté Movim doit rester aux contacts de ses acteurs pour leur fournir des argumentaires et surtout leur montrer qu'une alternative est possible.

    Voilà ce que j'ai retenu et les réflexions que j'en tire. Vous pardonnerez le méli-mélo entre pensées, impressions, points de vus et compte rendu. C'est tout ce que je peux en dire pour ce matin.

    Manudwarf prépare un compte rendu plus mieux et la publication des logs :-)

    Ps: ce billet peut être mis à jour si vous vous inscrivez sur mon blog, il est en mode wiki. (coquilles, informations à ajoutées...)

    EDIT: Compte rendu détaillé par Manu

    Compte rendu de IN MOVIM.

    This page is wiki editable click here to edit this page.
    Retourner au sommaire
    Gravatar de Antonin Moulart
    Un peu d’éthique sur MOVIM 
    • 5 votes
      vote oui
    Par Antonin Moulart, le 17/05/2010 à 18:32.

    Contents

    [ hide ]

    1. 1 Principes du bazar

    Je sais ce que vous allez dire: "Il est braque Anto' avec son Eric S. Raymond, il nous le ressort à toutes les sauces et ça commence à bien faire". Ok, ok, j'entends vous avez raison, je suis complétement centré sur ces principes d'organisations et j'en parle à chaque fois que j'en ai l'occasion, comme pour mieux vous bourrer le mou. Eh bien j'assume et persiste, car c'est selon moi les règles d'organisation les plus modernes pour tout type d'organisation humaine.

    Le projet MOVIM avance vraiment bien, et il m'a semblé utile que soit relus par les contributeurs ces quelques règles fondamentales.

    Au fait, pour ceux que cela intéresse, une réunion est prévue le 19 mai à 20h00 ;-)

    Tiré de l'article de Eric S. Raymond, la cathédrale et le bazar.

    Principes du bazar

    Le bazar, pleins d'approches et rituels différents, c'est une foule grouillante.

    Distribuer vite

    • Montrer que le projet progresse.
    • Faire sans cesse appel aux utilisateurs pour détecter et corriger les bugs.
    • Numérotation des versions afin que les utilisateurs les plus expérimentés se risquent à utiliser les dernières versions et que les utilisateurs moins expérimenté utilisent des versions stable.

    Motiver la communauté

    • Laisser le libre choix du travail à accomplir.
    • Gratifier les contributeurs et les pousser à améliorer leur travail.
    • Établir une documentation simple et claire.
    • Déléguer un maximum pour impliquer un maximum de personnes.

    Avoir beaucoup d'utilisateurs

    • Trouver les bugs : Les débogeurs peuvent travailler en parallèle, il n'est pas nécessaire qu'ils soient coordonnés. Pas d'augmentation du cout et de la complexité du projet.
    • Trouver des co-développeurs.
    • Trouver une solution à chaque problème en faisant appel aux compétences de chacun et la diversité des approches.
    • Trouver de nouveaux usages aux fonctionnalités (marque de reconnaissance d'un excellent logiciel).
    • Quand un programme n'intéresse plus son auteur, il est de son devoir de lui trouver quelqu'un d'autre pour le reprendre.

    Être ouvert

    • Réutiliser intelligemment les codes et idées préexistante.
    • Savoir reconnaître les bonnes idées des utilisateurs aussi important que d'avoir de bonnes idées soit même.
    • Laisser un libre accès au code source.
    • Les solutions les plus innovantes arrivent quand on remet en question notre approche.

    Structurer un logiciel intelligemment

    • Produire une structure robuste quitte à ce que le code manque d'originalité.
    • Créer une identité au logiciel à travers la manière dont il est codé.
    • Développer un code concis répondant aux besoins fonctionnels.

    PS: Ce document peut être librement modifié par les contributeurs inscris au blog, comme sur un wiki.

    This page is wiki editable click here to edit this page.
    Retourner au sommaire
    Gravatar de Antonin Moulart
    Reprenez le controle de votre contenu avec tiny OGG 
    • 1 vote
      vote oui
    Par Antonin Moulart, le 16/05/2010 à 12:24.
    Je cherchais un moyen pour prendre le contrôle du contenu video publié sur mon blog, tiny OGG semble un outil efficace ! Tiny OGG va chercher sur youtube une video et va vous proposer son téléchargement au format ogg itheora. Vous n'aurez ainsi plus qu'à héberger votre contenu et le diffuser grace à la balise <video><src=""></video> ! Bon, ça ne marchera pas sous internet explorer mais au moins c'est un format libre et ouvert que tout le monde peut utiliser et modifier sans payer de royalties. Il est tout de même possible de pallier à ce petit soucis d'interopérabilité avec un plugin wordpress itheora qui vous génère un petit lecteur flash.

    Billets connexes

    Retourner au sommaire