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L'allemagne et la France déconseillent l'utilisation d'internet explorer 
  • 5 votes
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Par Antonin Moulart, le 17/01/2010 à 21:22.

L'office allemand pour la sécurité informatique ainsi que le "centre de réponses et de traitement des attaques informatique" (CERTA) ont recommandé aux internautes de ne plus utiliser internet explorer. Selon ces organismes, les failles d'internet explorer auraient servis aux attaques menés contre google par la Chine.

Évidemment, Internet Explorer est bien connu pour ses failles de sécurité par les utilisateurs averties, mais pour que des organismes d'états aillent jusqu'à déconseiller l'utilisation d'un logiciel microsoft, c'est que le péril est bien réel.

J'invite les internautes encore sous internet explorer a s'intéresser à la dernière version de firefox, une solution alternative d'excellente qualité et extrêmement sécurisé. Une bonne occasion de découvrir les qualités de l'industrie du logiciel libre qui, par de nombreux exemples, à démontrer sa capacité à développer des systèmes de qualités et sécurisés grâce aux quatre libertés fondamentales:

  • la liberté d'utiliser le logiciel ;
  • la liberté de copier le logiciel ;
  • la liberté d'étudier le logiciel ;
  • la liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiées.

Sources Lemonde.fr

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Y a-t-il un logiciel libre pour nous sauver de l'insécurité numérique ? 
  • 4 votes
    vote oui
Par Antonin Moulart, le 16/01/2010 à 19:29.

Les internautes averties sont de plus en plus inquiets, Facebook par la voix de son fondateur Marc Zuckerberg annonce un tournant dans la politique de confidentialité des données.

Les gens sont à l’aise, non seule­ment avec le fait de par­ta­ger de plus en plus d’informations de tout ordre, mais ils sont égale­ment plus ouverts, et à plus de per­sonnes. La norme sociale a évoluée ces der­nières années.

Nous consi­dé­rons que notre rôle au sein de ce sys­tème est d’innover constam­ment, et de nous mettre à jour pour reflé­ter cette évolu­tion des normes sociales actuelles.

(via l'excellent article de readwriteweb)

Ainsi, par défaut aujourd'hui, les informations personnelles des utilisateurs sont publics. Pour mieux faire passer la pilule de cette évolution, reflétant soit disant de nouvelles mœurs, facebook a mis à disposition un ensemble de possibilités pour mieux maitriser ses informations personnelles. Ces nouvelles dispositions sont en effet les bienvenue car indispensable pour tout utilisateur de facebook mais combien savent l'utiliser ?

Après une petite enquête sur le terrain auprès de certains amis qu'on pourrait qualifier d'utilisateur lambda, il apparait que non seulement ils ne sont pas au courant de ce changement de politique mais qu'en plus ils n'ont pas connaissance de ce système de gestion des permissions. Ce constat est extrêmement troublant et il est très probable que plus de moitié des utilisateurs de facebook soient dans cette même situation.

Alors, à qui la faute ? Aux utilisateurs ? A facebook ? Aux pouvoirs public ?

Les responsabilités sont partagées. Facebook aurait dus mieux informer ses utilisateurs des changements de politiques afin que ceux-ci prennent véritablement en mains le contrôle de leurs données. Bien entendu, ce n'est pas dans l'intérêt de l'entreprise car plus nombreuses les informations personnelles seront publics, plus les utilisateurs resteront scotchés à facebook et plus la rente publicitaire sera importante. C'est un calcule simple mais d'une logique implacable.

Les utilisateurs ne se prennent-ils pas suffisamment en mains ? C'est fort possible. Nombre d'internautes ne sont pas conscient de l'impacte que peut avoir leur identité numérique sur leur vie réelle, que ce soit de manière positive ou négative. Que ce soit personnellement ou professionnellement internet prend un espace de plus en plus important dans la vie des citoyens et il me paraît indispensable que chacun individuellement fasse l'effort de comprendre ce phénomène ou ne serait-ce simplement le système de gestions des permissions de facebook.

Le pouvoir public est absent sur cette question. Ou plutôt, il prend le problème à l'envers. A l'exemple des prédateurs économiques des données personnelles, le gouvernement veux s'infiltrer sur les pc de ses citoyens en installant des mouchards par le biais du système Hadopi. Second manquement, le gouvernement actuel laisse crever la CNIL la gueule ouverte qui est un obstacle à leur politique de controle. Informer les internautes de l'importance de leurs données personnelles reviendrait à mettre des batons dans les roues des projets de lois liberticides que sont Hadopi et Loppsi. Enfin, cette problématique devrait être pleinement intégrée dans une nouvelle matière de l'enseignement public destinée aux jeunes français durant le long apprentissage du "lire et écrire".

Puisque la logique de Facebook ne l'incite pas à protéger les données de ses utilisateurs et que les décisions stratégiques de l'entreprises sont prise par les dirigeants et les actionnaires, il est important de garder à l'esprit que nous sommes dans un état d'insécurité numérique.

Face à cette situation chaque jour de plus en plus inquiétante, il est du devoir des puissances publics et des communautés citoyennes de construire une alternative sécurisée de réseau social grand public libre et inter-opérable. 

La question que je me pose et que nous devrions, je crois, être nombreux à nous poser est: ce logiciel libre alternatif existe-t-il ? Et si oui, comment le promouvoir ?

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Le logiciel libre et la vente ne font pas bon ménage 
  • 6 votes
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Par Antonin Moulart, le 19/11/2009 à 18:04.

La logique du don, essence constitutive de la philosophie du logiciel libre tel que partagé par une grande partie de la communauté libre mondiale, semble de plus en plus remise en cause par des acteurs majeurs. Sous couvert de "démocratisation" des produits et de rentabilisation des entreprises, certains vont jusqu'à envisager compromettre l'idée qui les a présidé et fondé. Je veux évidemment parler de canonical...

Canonical est une entreprise fondée et financée par Mark Shuttleworth qui sponsorise le développement d'Ubuntu, actuellement la plus célèbre des distributions linux.

Après 5 ans d'activité, canonical a accompagné la communauté libre d'ubuntu vers la construction d'un système d'exploitation extrêmement complet, stable et accessible à en faire pâlir de jalousie microsoft. Cette réussite est due d'une part au partenariat entreprise - communauté qui a plutôt bien fonctionné jusqu'à présent mais aussi à la largesse d'esprit de l'organisation qui a été capable de faire certains compromis pour rendre la distribution accessible au grand public (je pense par exemple à l'inclusion de certains pilotes propriétaire) sans oublier l'énergie déployé par la communauté pour proposer un support compréhensible aux novices. Canonical investissant dans le développement et vendant des services de supports aux entreprises, et la communauté participant bénévolement à son développement, au support pour les particuliers et à sa diffusion. Ce partenariat marche tellement bien qu'aujourd'hui certains non-initiés vont jusqu'à parler d'ubuntu pour parler de linux.

Mais voilà, après 5 ans d'existence canonical n'est toujours pas rentable. Mark Shuttleworth entrepreneur richissime et philanthrope semble commencer à atteindre les limites des limites. Le rapprochement de canonical et amazon ainsi que la probable apparition d'un music store dans la prochaine version d'ubuntu semble marquer une rupture dans la stratégie de l'entreprise. Qu'en pense la communauté ?

Tout le défis est là, en acceptant un système de "vente" canonical touche à un point nerveux extrêmement important pour la communauté du libre. Demander nécessairement une rétribution pour pouvoir écouter de la musique est-il compatible avec la culture libre ? A mon avis, non. La musique libre existe belle est bien, canonical n'aurait pas à priori l'idée de proposer un service complémentaire utile dans le respect dans les valeurs mais bien de mettre en branle une machine à fric afin de devenir rentable. Les plus dogmatiques critiqueront cette ambition de canonical, pour ma part je la trouve légitime et même indispensable pour la pérennité du sponsor.

Mais voilà, un music store tel que ITune ne risque-t-il pas d'ébranler le partenariat entre canonical et sa communauté ? N'ayant pas tous les détails de l'offre et tout ceci n'étant pas encore officiellement actée par canonical, je me garderais de pousser la critique.

La logique du logiciel libre aurait commandé que canonical trouve des partenaires d'une autre nature tel que jamendo ou dogmazic où la musique distribuée est libre (sous licence creative commons le plus souvent) et que l'utilisateur soit encouragé à adopter la philosophie du libre. L'utilisateur pourrait très bien donner un coup de pouce pour diffuser la musique de l'artiste, faire un don ou modifier l'œuvre pour faire un remix. Ce sont des formes de contributions au même titre que la production musicale de l'auteur.

Il faut donc rester vigilant face à ce changement stratégique et mieux détecter les bonnes pratiques qui permettraient à canonical de respecter l'esprit du libre et pérenniser le sponsor.

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Mark Shuttleworth sera à la Ubuntu Party parisienne ! 
  • 3 votes
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Par Antonin Moulart, le 16/11/2009 à 22:55.
Le 28 et 29 novembre aura lieux la grande et prestigieuse Ubuntu Party parisienne à la cité des sciences. Comme toutes les années, vous pourrez rencontrer des utilisateurs d'ubuntu confirmés comme débutant et des libristes convaincus qui sauront vous parler du logiciel libre mieux que quiconque.

Mark shuttleworth, le fondateur de la distribution Ubuntu, sera présent lors de l'événement ! (cf)

Au programme ? Des ateliers pour apprendre à mieux se servir d'Ubuntu, des conférences sur ubuntu et le logiciel libre, des cours seront également dispenser gratuitement pour tous ceux qui souhaitent apprendre (pré-inscriptions requise à partir du 18 novembre), des démonstrations de la nouvelle version ubuntu, des aides à l'installation, un web café pour échanger de manière spontanée et une grande "bug jam" dont le concept est de se mettre tous ensemble à chercher des bugs pour ensuite les corriger.

Ubuntu c'est un magnifique projet communautaire où chacun est appelé à venir participer. Contrairement aux très populaires systèmes d'exploitations de microsoft, Ubuntu est diffusé gratuitement et surtout librement par canonical et la communauté.

Je viendrais bien évidemment à ce grand événement, probablement au moins le samedi ;-)

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Le Logiciel Libre est républicain ! 
  • 5 votes
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Par Antonin Moulart, le 13/11/2009 à 17:00.

Le Logiciel Libre n'est pas seulement un concept de geek boutonneux, il est plus que jamais un concept philosophique. Richard Stallman, acteur fondateur du mouvement, présente le logiciel libre comme répondant à la très célèbre devise républicaine Française "Liberté, Egalité, Fraternité".

Pour le premier mot de la devise "Liberté", il est nécessaire de rappeler les 4 libertés auxquelles tous les logiciels libres répondent:

  • Liberté 0 : la liberté d'utiliser le logiciel, quelque soit son but
  • Liberté 1 : la liberté d'étudier le fonctionnement du logiciel
  • Liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies du logiciel, vous permettant d'aider votre voisin
  • Liberté 3 : la liberté d'améliorer le logiciel et de redistribuer vos améliorations pour que tout le monde en profite
Ainsi le mot liberté est au cœur même du logiciel libre.

"Égalité", tout utilisateur, quelque soit ces conditions peut accéder aux logiciels libres au même titre que ces semblables. Alors qu'un logiciel propriétaire peut restreindre l'accès en fonction des ressources ou autre caractéristiques, le logiciel libre met sur un pied d'égalité tous ses usagers.

Pour le troisième et dernier mot de notre devise "Fraternité", l'un des objectifs du Logiciel Libre est de créer des communautés de contributeurs capable de travailler en collaboration à l'élaboration de logiciels toujours plus performant. En somme, l'idée est de reproduire le fonctionnement des communautés scientifique pour le logiciel libre.

Voilà en quoi le Logiciel Libre répond à la célèbre devise républicaine, cela explique peut être aussi pourquoi ce mouvement s'est si bien ancré en France.
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Présentation complète du logiciel libre Open Humanity 
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Par Antonin Moulart, le 25/06/2009 à 15:14.
Je suis heureux de vous annoncer la sortie du logiciel libre Open Humanity lundi prochain !




A cette occasion, une soirée est organisée au dune. Amis libristes, vous y êtes tous conviés.

http://open-humanity.org

Voici une présentation du projet Open Humanity illustré par quelques screenshots.

1. Contexte

La nouvelle donne technologique

Les TIC évolues, ses usages également. Après le web statique (peu d'interactions) et le web social (explosion des blogs et apparition des réseaux sociaux), une nouvelle mutation est en cours. Ce web qui se construit est en passe de s'imposer comme le nouveau web dit "tout en ligne" ou cloud computing. Le web "tout en ligne" ne fait plus uniquement usage de simples pages html ou php, il utilise désormais des combinaisons de plusieurs langages de programmation exécutés coté serveur pour proposer à l'internaute de véritables logiciels en ligne, à l'image de ceux qu'il exécute sur son système d'exploitation. Le web tout en ligne propose à l'internaute de transformer le réseau mondial en un second disque dur. Par exemple, essayez la suite bureautique en ligne google docs ou le projet libre opengoo. Internet fera demain partie intégrante de votre suite bureautique. Bien sur, ce web "tout en ligne" a toujours plus ou moins existé mais il n'a jamais été aussi innovant et performant qu'aujourd'hui.

Les progrès technologique réalisés en matière d'installation internet ont permis une nette accélération des processus d'échanges de l'information entre les machines du monde entier. Le streaming est un bon exemple, vous voulez voir une vidéo mais vous n'en disposez pas sur votre disque dur ? Rendez-vous sur youtube ou theora sea. Vous souhaitez écouter une musique sans la stocker ? Deezer répondra probablement à votre demande.

Cette transformation du web est si nette que les constructeurs d'ordinateurs diminuent drastiquement l'espace disque sur certains modèles. De cette remise en question a émergé de nouveaux modèles d'ordinateurs appelé les "ultra portable". Emmené par le très célèbre Eeepc d'Asus (premier modèle), ce PC portable 11 pouces avec 1 go d'espace disque était vendu à l'origine à 200€, cette gamme d'ordinateur a su conquérir une grande variété de consommateurs, autant les étudiants que les professionnels du web. Le véritable atout de ce nouveau type d'ordinateur est sa mobilité et son prix très attractif, bien sur, mais aussi le nouveau contexte technologique du web qui lui permet d'étendre ses capacités mémoires à l'infini en  tournant les utilisateurs vers les usages en ligne.

Le logiciel libre, un nouveau modèle de production en voie de s'imposer ?

Parallèlement à ce développement du nouveau web, le logiciel libre prend du galon. Avec ces logiciels de bureau (firefox...) ou ses OS (Ubuntu Linux...) de plus en plus aboutit, il est en train de montrer l'archaïsme d'un ancien système de production logiciel (voire culturel) dont le dogme est de tout breveter. Le logiciel libre ou logiciel ouvert est un mode de production et de distribution en opposition au logiciel propriétaire. Alors que le logiciel propriétaire compte sur les ressources humaine et financière de l'entreprise pour se développer, le logiciel libre se nourrit des compétences humaines et dons de sa communauté d'utilisateurs. Les logiciels libres sont le plus souvent conçus par des communautés de bénévoles passionnés par le développement de solutions alternatives.

On remarque que les entreprises ayant le plus fort développement ne composent plus uniquement avec leurs ressources interne mais travaillent également avec ces communautés libres qui sont de véritable réservoirs d'idées et de codes source de qualité ré-utilisable. Les accords passés entre google et firefox ou entre canonical et la communauté d'Ubuntu en sont de parfaits exemple. On voit également la facilité avec laquelle google android se développe et s'impose aux différents constructeurs de téléphone mobile.


Après nous être nourrit de ces réflexions sur les évolutions du web et des nouveaux modes de productions de l'économie immatérielle, nous avons décidé d'introduire le projet Open Humanity.



2. Concernant les contributions

Open Humanity est un projet ouvert à tous. Il est consultable à l'adresse (www.open-humanity.org) et tout intéressé peut rejoindre les groupes de contributeurs qu'il souhaite. Tout ce qui est développé dans ce projet est mis à disposition sur internet sous une licence ouverte. Les initiateurs du projet sont Xavier Boubert et Antonin Moulart auquel ont contribué Ghislain Lambert, Ludovic Fargeas, Michael Jurena, Jean-Bernard Piot et Thimothée Huynh.


3. Présentation de l'idée Open Humanity

Open Humanity est un logiciel mis à la disposition des communautés. A mi-chemin entre un réseau social et un webOS, OH ambitionne de lier deux dimensions qui n'avaient encore jamais vraiment été combinées.

Un espace personnel

Open Humanity est un bureau. Il offre aux utilisateurs une expérience personnelle unique. L'individu a besoin pour s'épanouir d'un espace personnel dont il a la maîtrise. Cet espace se présente comme une interface bureau à la différence qu'il s'agit d'une interface web accessible depuis n'importe quel ordinateur ou netbook.

Ce bureau est donc totalement mobile. L'utilisateur peut y accéder s'il possède une connexion internet. Il disposera d'un espace de stockage pour ses données personnelles, d'une messagerie pour communiquer et de divers logiciels de bureautique qu'il peut installer et désinstaller à volonté. Il peut organiser ses icônes et changer son arrière plan sans contrainte. Il est maître de son espace.

Un espace collaboratif

Open Humanity est social. Chaque utilisateur dispose d'un profil personnel où il peut renseigner diverses caractéristiques. L'utilisateur peut choisir s'il veut divulguer ses informations ou non. Suivant les besoins de l'organisation ou la communauté, l'administration peut ajouter ou enlever des champs de renseignement. Open Humanity propose un outils de recherche de personne. Ainsi, il pourrait être possible de rechercher des utilisateurs selon leur compétence ou d'autres critères propre à la communauté. Open Humanity disposera d'un système de groupe qui permettra aux utilisateurs de se connecter les uns au autres suivant leurs centres d'intérêt. Pour s'organiser et travailler en commun, les utilisateurs ont besoin d'espaces collectifs dans lesquels ils peuvent définir les outils et les limites. Ainsi, un utilisateur peut librement et très facilement initier un groupe thématique. Cette liberté d'agir permet aux utilisateurs d'exprimer leur créativité et de mettre fin à l'archaïsme des systèmes d'organisations entièrement pyramidales.

   3. Une idée, un moyen, une éthique: le libre 

La production en collaboration nécessite une ouverture vers les autres. Le libre est un état d'esprit,un contrat juridique, qui permettra au projet de grandir en attirant à lui des développeurs du monde entier. La production ouverte d'Open Humanity lui permet de s'émanciper de lourdes contraintes financière. Il garantie également à ses utilisateurs particuliers la gratuité. L'utilisateur garde la maîtrise de son logiciel grâce à la transparence du code source, consultable, modifiable et pouvant être diffusé par tous. Open Humanity est sous GPL3. Ainsi, le don des contributeurs libre est respecté.


Open Humanity est un projet d'intérêt général. Il est mis à disposition des personnes sans aucune condition de ressource. Alors que durant des siècles les ressources premières nécessaires au développement d'une société étaient contrôlés par une élite, les logiciels libres s'imposent comme des solutions accessible à tous. Les NTIC bouleversent l'organisation de nos sociétés traditionnelles et le libre veille à ce que ces nouveaux moyens soient utilisés par un maximum de personne.

Open Humanity s'inscrit dans cette démarche et milite pour votre liberté d'agir.



4 Forum Démocrate: le projet fondateur

Le Forum Démocrate est le premier projet internet à utiliser le logiciel libre Open Humanity. Le but du Forum Démocrate est de doter le parti du Mouvement Démocrate d'un espace militant. Le groupe en charge de la stratégie internet du MoDem mené par Christophe Ginisty a très vite souhaité adopter la solution libre Open Humanity qui n'en était alors qu'à ses débuts. François Bayrou, président du Mouvement Démocrate, a immédiatement montré son enthousiasme pour le projet d'autant plus que ce dernier est libre et qu'il sera produit ouvertement.

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Les brevets logiciels, pourquoi les rejeter ! 
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Par Antonin Moulart, le 19/01/2009 à 19:37.

Que sont les brevets

Définition et exemple

Pour reprendre ici la définition de wikipedia :

Un brevet est un titre de propriété industrielle qui confère à son titulaire un droit exclusif d'exploitation sur l'invention brevetée. Ce titre a une durée limitée, généralement 20 ans, voire 25 dans le cas de certains produits pharmaceutiques. Le brevet n'est valable que sur un territoire déterminé (en général un pays unique, dans certains cas un groupe de pays, cas du brevet eurasien).
En contrepartie, l'invention doit être divulguée au public : en pratique, les brevets sont automatiquement publiés 18 mois après la date de priorité, c'est-à-dire le premier dépôt, sauf cas particuliers.

Cela dit, le champ d'application de la brevetabilité n'est pas universel. En particulier, celui-ci n'est pas le même en fonction des pays, ainsi que les conditions de délivrance d'un brevet. Ainsi, on peu citer l'exemple d'un brevet australien portant sur la roue. Un tel brevet peut conduire à se poser un certain nombre de questions.

Afin de limiter ce genre de «plaisanteries», un certain nombre de règles sont à respecter. En particulier, l'invention doit être nouvelle, sa conception ne peut pas découler de façon évidente et le procédé doit être industrialisable. Cela exclut de fait tout ce qui relève du domaine de l'art ou de la science, les applications «évidentes», ainsi que les brevets sur des méthodes non-techniques (comme une méthode de vente). Le droit français rajoute une clause qui indique que le brevet doit être mis en œuvre, sinon, il est nul.

Le rôle des brevets dans l'industrie

Il est légitime de se poser la question du rôle des brevets dans l'industrie et de trouver une explication à leur utilisation massive. Le brevet confère, en échange de sa publication un droit d'exploitation exclusif du mécanisme qu'il décrit. De cette façon, il assure à son inventeur un revenu, en échange de la fourniture de ce service pendant une durée limitée dans le temps. Le brevet est initialement conçu, avant la révolution industrielle comme un catalyseur d'innovation.

On assiste depuis quelques années, en particulier aux U.S.A; à un détournement du rôle du brevet. Celui-ci n'est plus au service de l'innovation, mais sert à conforter une position dominante dans un secteur ou dans un autre. Les grandes entreprises disposant d'imposant portefeuilles de brevets s'en servent pour faire pression sur des entreprises de dimensions plus modestes, ainsi que pour ester en justice contre des sociétés concurrentes.

Le cas particulier des «brevets logiciels»

Qu'est ce qu'un logiciel

Je reprends encore une fois les définitions de wikipedia en ce qui concerne un logiciel et un programme informatique. La distinction entre logiciel et programme informatique importe peu. Un logiciel est simplement constitué d'un ou plusieurs programmes informatiques, réalisant une ou plusieurs tâches. Il existe deux façons de décrire un programme informatique, soit en considérant un point de vue extérieur, soit un point de vue interne. La première représentation d'un programme peut se faire en terme d'entrées et de sorties. Le programme devient ainsi une application qui transforme un ensemble d'entrées en un ensemble de sorties (i.e. les mêmes causes produisent les mêmes effets). L'autre approche est de considérer la représentation «interne» d'un programme. Celui-ci n'est en fait que la transcription, à travers un langage de programmation, puis un langage machine, d'un algorithme. D'après certains brillants programmeurs, comme Donald Knuth, considèrent qu'il s'agit d'un art.

La première approche mentionnée ressemble à s'y méprendre à une définition d'application (opérant sur des ensembles) mathématique. La seconde approche nous fait changer de domaine pour nous amener dans le champ de l'algorithmique, une science à part entière. Il est évident, dans un cas comme dans l'autre qu'il ne s'agit ni d'un procédé industriel, ni d'un procédé technologique.

Les brevets «logiciels», un frein à l'innovation

Si le mécanisme du brevet est initialement un encouragement à l'innovation dans le domaine de l'industrie où la mise en application d'une invention est un processus long et coûteux, il n'en est pas de même dans le cadre de l'informatique. En particulier, une durée de protection de 20 (ou 25 ans) est bien trop excessive pour une discipline dont les évolutions majeures se font à un rythme effréné (de l'ordre de plusieurs par an).

Le mécanisme précédemment cité de création de portefeuille de brevet est également un véritable frein à l'innovation. C'est la consécration d'un état de fait, où il n'y aura plus de place à l'innovation, mais que de la place au marketing et à l'emprisonnement des utilisateurs.

L'actualité des brevets «logiciels»

Si les US.A. reconnaissent officiellement les brevets portant sur les logiciels, ce n'est officiellement pas le cas de l'U.E. Cela dit, depuis quelques années déjà, l'office européen des brevets enregistre des brevets portant sur des méthodes logiciels ou sur des mises en œuvre informatique. Bien que ceux-ci ne puissent pas encore être utilisé lors d'un procès, il s'agit pour les entreprises du secteur de se positionner en amont. Parallèlement, il existe un lobbying des éditeurs de logiciel pour légaliser le principe même du brevet logiciel.

L'April et la FFII s'opposent au principe du brevet logiciel, car celui-ci est un moyen de créer artificiellement de la rareté, appauvrissant le monde et la société. Je vous invite à relire la position de l'April sur ce sujet et à signer la pétition contre les brevets logiciels.


L'april a publié un encouragement à soutenir cette pétition. Si vous soutenez la démarche de l'April, n'hésitez pas à adhérer.

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Le libre et le propriétaire, deux modes de productions. 
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Par Antonin Moulart, le 29/12/2008 à 16:55.

Depuis quelques temps, je cherche à imager ce qu'est le Libre par rapport au propriétaire pour l'expliquer simplement et montrer ce que cela implique socialement.

Voici un petit essai déjà parût sur le blog Libre au MoDem et un peu retravaillé pour connexion démocrate.


Je discute autour d'une table A de 5 participants et soudainement je produis une idée. Un participant trouve l'idée séduisante, il me fait échos et la développe en associant une autre idée.

Dès lors, je ne peux plus moralement revendiquer cette idée pour mon compte. Elle est le fruit de deux réflexions.

Un second participant reprend l'idée commune et la nuance, il la modifie. Il créé une nouvelle idée commune. Nous décidons alors tous les 2 de la laisser "libre", c'est à dire, nous choisissons de laisser aux autres participants le droit d'en user, de la modifier, de la diffuser et de l'améliorer à condition d'en citer la paternité.

Il y a un troisième participant qui émet une toute autre idée, il est très satisfait de son idée. Il est persuadé qu'il pourra en tirer profit s'il en restreint l'accès, alors il pose un copyright dessus. Il se dit qu'il est dans son droit et qu'après tout, c'est son idée, elle lui appartient. Il déclare: "Maintenant, si vous voulez utiliser mon idée, vous devrez payer. Si vous voulez la modifier, vous pourrez le faire mais je ne vous y encourage pas, seulement après l'avoir acheter et  dans un cadre personnel. Même si vous achetez mon idée, vous n'avez en aucun cas le droit de la diffuser sans me demander mon autorisation".

Les participants 4 et 5, qui trouvaient pourtant l'idée du participant 3 intéressante se tournent vers l'idée commune en raison des conditions d'accessibilité plus aisée et l'enrichissent à leur tour.

Au final, il sera sortie deux idées à cette table. L'idée commune est riche intellectuellement car elle a été nourrie par l'intelligence collective.  De plus, par le biais des participants 1,2,4,5 l'idée va se diffuser facilement, l'autre étant moins riche et  avec moins de relais, elle va se diffuser plus difficilement mais, probablement, elle rapportera un peu d'argent à son propriétaire.

Si le propriétaire de l'idée a un capital économique de départ assez important, il pourra tout de même employé un personnel qui l'aidera à la développer et il en récoltera tous les fruits.

Au contraire, dans le cas de l'idée libre, les acteurs qui viendront co-créer ne coûteront pas un centime mais en échange ils auront la liberté d'en disposer.

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Le Logiciel Libre est républicain ! 
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Par Antonin Moulart, le 28/12/2008 à 17:43.

Le Logiciel Libre n'est pas seulement un concept de geek boutonneux, il est plus que jamais un concept philosophique. Richard Stallman, un acteur fondateur du mouvement du logiciel, présente le logiciel libre comme répondant à la très célèbre devise républicaine Française "Liberté, Egalité, Fraternité".

Pour le premier mot de la devise "Liberté", il est nécessaire de rappeler les 4 libertés auxquelles tous les logiciels libres répondent:

  • Liberté 0 : la liberté d'utiliser le logiciel, quelque soit son but
  • Liberté 1 : la liberté d'étudier le fonctionnement du logiciel
  • Liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies du logiciel, vous permettant d'aider votre voisin
  • Liberté 3 : la liberté d'améliorer le logiciel et de redistribuer vos améliorations pour que tout le monde en profite
Ainsi le mot liberté est au cœur même du logiciel libre.

"Égalité", tout utilisateur, quelque soit ces conditions peut accéder aux logiciels libres au même titre que ces semblables. Alors qu'un logiciel propriétaire peut restreindre l'accès en fonction des ressources ou autre caractéristiques, le logiciel libre met sur un pied d'égalité tous ses usagers.

Pour le troisième et dernier mot de notre devise "Fraternité", l'un des objectifs du Logiciel Libre est de créer des communautés de contributeurs capable de travailler en collaboration à l'élaboration de logiciels toujours plus performant. En somme, l'idée est de reproduire le fonctionnement des communautés scientifique pour le logiciel libre.

Voilà en quoi le Logiciel Libre répond à la célèbre devise républicaine et voilà pourquoi de nombreux Français sont attachés à ce concept clé.


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Une chose est certaine... 
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Par Antonin Moulart, le 24/12/2008 à 12:31.

Open Humanity, ça va cartonner... !


Dans quelques semaines, plus de détails sur ce projet qui m'occupe depuis plus de 6 mois.

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